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Réponse ministérielle 15/03/2019

La « cantine à 1 euro » pénalisera-t-elle les communes déjà volontaristes ?

par Aurélien Hélias
Cantine de l'école © J. Ber

Négociation en cours, répond en substance le ministère des solidarités à la question écrite d'un parlementaire. L'exécutif préfère mettre en valeur une autre annonce présidentielle : la distribution de petits déjeuners dans les écoles des territoires fragiles.

En septembre 2018, à l’occasion de la présentation du plan pauvreté, le chef de l’État a annoncé la mise en place de la « cantine à 1 euro ». Un dispositif et un soutien financier de l’Etat qui, pour le moment, s’adresserait « aux seules communes qui n’ont pas encore adopté de système de tarification solidaire et ce, sur la base du volontariat », fait remarquer le député (GDR) Hubert Wulfranc dans une question écrite à la ministre des solidarités. « Le caractère non universel de cette mesure pose question. Les communes qui ont déjà fait le choix de la tarification solidaire avec les efforts financiers conséquents induits seraient privées du concours financier de l’État, quand bien même leurs écoles accueilleraient de nombreux enfants issus de familles défavorisées ou modestes », poursuit l’élu de Seine-Maritime. L’exécutif entend-il alors abonder les budgets des communes qui vont, ou qui ont d’ores et déjà adopté un système de tarification solidaire ?

Rien n’est moins sûr, à la lecture de la réponse ministérielle. L’Avenue Duquesne se contente en effet de rappeler l’objectif visé – « une tarification de la cantine plus accessible, à 1 euro dans les communes de moins de 10 000 habitants, afin de permettre à tous un accès à l’alimentation » et de renvoyer à la « concertation engagée au niveau interministériel avec les collectivités territoriales dont relève cette compétence ».

12 millions d’euros pour les petits déjeuners 

Le ministère est bien plus prompt à mettre en valeur une autre annonce présidentielle : la distribution de petits déjeuners dans les écoles des territoires fragiles, grâce à la mise en place d’un fonds de 12 millions d’euros par an, qui vise la réduction des inégalités alimentaires pour le premier repas de la journée au bénéfice de territoires prioritaires (écoles labellisées réseau prioritaire renforcé REP+ ou à proximité d’un quartier Politique de la ville) ».

Une mesure qui devrait concerner « à terme environ 85 000 enfants par an. Elle est en cours d’instruction pour une mise en place progressive à compter de début 2019 », assure la ministre des solidarités.

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  1. Une idée pour y arriver. Déployer le service de la cantine scolaire sur toute l’année, car comme vous le savez une cantine ne fonctionne que pour 140 services de repas par an. C’est le début de la réponse que nous essaierons de préciser le 13 juin au Conseil Economique et Sociale, Place Iéna. Pour plus d’informations, vous pouvez nous adresser un courriel à contact@autrecuisine.fr. A votre disposition.

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