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Fusions de communes 12/02/2019

Communes nouvelles : la dernière percée avant les municipales de 2020

par Pascale Tessier
nuage-mots_communes-nouvelles1v2 © MF

Après le creux de 2017, la création de communes nouvelles a rebondi en 2018. A un an des élections municipales de mars 2020, la France passe sous la barre des 35 000 municipalités.

La France des 36 000 communes appartient désormais au passé ! En 2018, la création de 239 communes nouvelles – issues de 626 municipalités -, place désormais le curseur à 34 970 localités de toutes tailles. Le nombre de créations s’inscrit dans la dynamique initiée en 2014 et s’approche de 2015 (1 090 communes regroupées en 317) et 2016 (200 communes nouvelles issues de 670) après une baisse en 2017 (37 communes nouvelles seulement, issues de 96).

On peut déceler dans le bilan 2018 une hâte à saisir la dernière opportunité avant les élections municipales de mars 2020 rendant impossible une modification de périmètre un an avant le scrutin. Mais aussi le délai qui aura été nécessaire pour mûrir un projet, définir un périmètre, déterminer une gouvernance, rédiger la charte, etc.

En nombre de créations, le département des Deux-Sèvres caracole en 2018, avec dix-sept communes nouvelles, suivi de onze pour la Manche, Charente et Jura étant à égalité avec neuf.

En Ile-de-France, les Yvelines se lancent pour la première fois, donnant naissance, notamment, à deux localités de 45 000 (Saint-Germain-en-Laye) et de 34 000 (Le Chesnay-Rocquencourt) habitants, qui figurent parmi les plus importantes.

Fusions de fusions

Et c’est en région parisienne encore que se situe la plus importante fusion de 2018, puisque la ville-préfecture de l’Essonne a uni son destin à sa plus petite voisine pour former Evry-Courcouronnes, 70 000 âmes.

A contrario, l’Ain abrite le regroupement affichant le plus faible nombre d’habitants : Surjoux-Lhopital, 120 administrés.

La majorité des communes nouvelles sont issues de l’union de deux communes seulement, mais certaines s’y sont parfois mises à six ou sept pour ne former pourtant que… des villages. C’est le cas en Dordogne (Brantôme-en-Périgord, 3 900 hab.), dans le Rhône (Deux-Grosnes, 1 900 hab.) ou dans la Manche (Saint-Sauveur-Villages, 3 700 hab.)

A noter que dans le département normand, cinq d’entre elles sont issues de communes nouvelles ayant élargi leur périmètre. Des cas similaires sont relevés en Charente, Côtes-d’Armor, Deux-Sèvres, Eure-et-Loir, Indre, Jura, Maine-et-Loir, Haute-Marne, Mayenne, Bas-Rhin, Rhône, Savoie et Vienne. Tous démontrent que rien n’est figé et que les communes nouvelles d’aujourd’hui pourront encore évoluer… à partir de 2021.

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  1. Bonjour,
    La création de communes nouvelle est une bonne chose.
    Pour les prochaines élections, proposer la possibilité de créer une commune nouvelle me semble la période la plus propice pour consulter la population. C’est un projet que je vais proposer en fédérant les deux listes de villages de proximités.
    Reste à savoir si les avantages économiques seront reconduits c’est un argument important en plus du projet de territoire.
    J’ai fais parvenir une demande à Mme la ministre pour laquelle je n’ai aucun retour concernant ces avantages.
    L’association des Maires de France demande que ce soutien soit prolongé et réévalué.
    Peut être peut on espérer une réponse favorable après les élections européenne.
    Bien cordialement

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