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Elections municipales 2020 25/01/2019

La République en marche s’organise pour la bataille des élections municipales

par Aurélien Hélias
Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche, lors de la conférence de presse du parti le 24 janvier 2019 © capture écran

Présentant le 23 janvier la nouvelle organisation interne du parti, son délégué général, Stanislas Guerini, a exposé le plan de bataille pour les prochaines élections locales, municipales en premier lieu. Le duo parlementaire Alain Richard - Marie Guévenoux est chargé de la stratégie de conquête des communes de France, stratégie qui devrait laisser une large place à des listes et des alliances à géométrie variable selon les situations politiques locales.

Certes le prochain rendez-vous électoral est celui des européennes (26 mai) et le prochain scrutin local n’aura lieu que dans quatorze mois. Mais peu importe : dans son vaste mouvement de réorganisation interne du parti après le remplacement de Christophe Castaner par Stanislas Guerini, La République en marche a annoncé le 24 janvier la nomination de plusieurs binômes dédiés aux prochains scrutins locaux. Et en premier les élections municipales de fin mars 2020.

La stratégie des élections communales et intercommunales est ainsi confiée à deux parlementaires LREM, la néo-députée de l’Essonne (ex-UMP) Marie Guévenoux et le chevronné sénateur du Val-d’Oise, ex-PS, Alain Richard. L’ancien maire de Saint-Ouen l’Aumône est depuis un an l’expert mandaté par l’exécutif pour définir un scénario destiné à déterminer les ressources financières à même de compenser la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivités locales.

Les élections départementales et régionales déjà en vue

Alors que le parti est secoué par la crise des gilets jaunes, le programme de travail assigné au duo est clair : définir « une approche projets, cohérente à la fois pour la préparation de la stratégie politique de constitution des listes, mais aussi programmatique de ce que nous allons mettre dans ces différentes élections », a expliqué le délégué général. Car deux autres duos sont nommés pour les autres élections locales à venir :

  • Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales et éphémère président (LR) du département de l’Eure, et Jean-Yves Gouttebel, président (PRG) du Puy-de-Dôme, pour les élections départementales de mars 2021 ;
  • Olga Givernet, députée (LREM) de l’Ain et conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, et Florent Boudié, député LREM de Gironde et conseiller régional de Nouvelle-aquitaine pour les régionales de fin 2021.

9 000 habitants, seuil pour l’investiture par la commission nationale

Première étape à venir : celle des investitures pour les municipales 2020. « Pour les villes de moins de 9 000 habitants, ce sont les comités politiques, là où les choses doivent se décider, département par département qui feront des propositions et qui valideront les choix. Pour les plus de 9 000 habitants, ils proposeront des candidatures à une commission nationale d’investiture qui décidera », a détaillé Stanislas Guérini. Reste que le parti présidentiel ne devrait pas mener des listes autonomes 100 % LREM dans toutes les villes : « je serai fidèle à la ligne qu’avait posée Christophe Castaner [ex-délégué général du parti] : une approche large, avec la possibilité de porter des listes LREM mais aussi la possibilité de le faire avec des maires de différentes sensibilités, des maires sortants ou des personnalités nouvelles ».

La traduction en quelque sorte pour les élections de la « différenciation territoriale » prônée par le locataire de l’Elysée et qui avait été détaillée en septembre dernier par une circulaire interne au mouvement appelant à des alliances à géométrie variable. « La commission nationale d’investiture en place à partir du mois d’avril commencera à investir nos candidats à partir du mois de juin », a précisé le délégué général de LREM.

Vers une fédération « des élus progressistes »

Pour préparer la bataille électorale, le mouvement, qui revendique entre 410 000 et 420 000 adhérents, vient d’envoyer un courrier « aux 8 000 élus locaux de La République en marche, qu’ils soient dans les conseils municipaux, départementaux, en leur disant notre volonté de davantage travailler avec eux », assure Stanislas Guerini. Pour élargir la base de ses élus et sympathisants dans les territoires, le parti majoritaire va également lancer « La République ensemble », qui se veut une « fédération des élus progressistes, qu’ils soient adhérents de LREM ou non. Elle a vocation à contribuer à cet élargissement politique, pour ceux qui veulent faire un bout de chemin avec nous, structurer nos réseaux d’élus, leur apporter des infos, des occasions de rencontre, des formations avec notre institut Tous politiques », institut de formation créé récemment par le parti et dirigé par le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret.

Stéphane Travert, ex-ministre de l’agriculture, Cécile Gallien, maire de Vorey et accessoirement membre du bureau de l’AMF, et Jennifer Courtois-Périssé, membre du bureau exécutif de LREM et maire de Rieumes (Haute-Garonne) devront monter et faire vivre cette fédération d’élus locaux.

Une « task-force » anti-Rassemblement national

Enfin le délégué général du mouvement a indiqué qu’une « task-force » spécifique serait mise en place pour être présent « sur tous les territoires où le Rassemblement national pourrait un jour l’emporter : La République en marche mettra toute ses forces dans la bataille pour l’empêcher à tout prix ». Une missions confiée aux députées François Dumas (Gard) et Anne-Laure Cattelot (Nord).

 

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