publicité

 

Réagir
Congrès 2018 de l'AdCF 05/10/2018

Féminisation et lisibilité de l’intercommunalité, deux priorités de l’AdCF à 18 mois des municipales

par Aurélien Hélias
Jean-Luc Rigaut le 4 octobre à l'ouverture de la Convention 2018 de l'AdCF à Deauville © A. Hélias

Le président de l’AdCF s’est prononcé lors de la Convention de Deauville le 4 octobre pour un effort significatif des intercos, mais aussi des pouvoirs publics, pour mieux faire connaitre l’intercommunalité à l’approche des scrutins locaux. Mais aussi pour féminiser la présidence des EPCI et favoriser une parité dont les exécutifs intercommunaux sont aujourd’hui très éloignés…

« Les Français attendent de la transparence et de l’information. Ils veulent en savoir plus sur leur intercommunalité, ce qu’elle décide, comment elle fonctionne », assurait Jean-Luc Rigaut, président de l’AdCF, à l’ouverture de la Convention de l’association le 4 octobre à Deauville.

Dans un sondage commandé par cette dernière à l’Ifop, 59% des Français s’estiment insuffisamment informés et souhaitent en savoir davantage sur leur intercommunalité. Il n’en fallait pas moins pour que le président de l’AdCF interprète ces chiffres comme une demande des Français « que les compétences et projets intercommunaux soient présents dans les débats des futures élections locales. L’intercommunalité anonyme et clandestine, ce n’est plus possible ! », assénait l’élu de Haute-Savoie à la tribune.

Les sondés seraient également 93% à demander que les candidats à la présidence de l’intercommunalité se déclarent clairement avant les élections municipales. Cela tombe bien : la requête rejoint le sentiment de près de 60 % des présidents d’intercos interrogés eux à l’occasion d’un sondage interne de l’ADCF auprès de ses adhérents.

Vers des exécutifs intercommunaux obligatoirement paritaires ?

Autre progrès « indispensable » à réaliser d’ici les élections locales selon Jean-Luc Rigaut : se rapprocher de la parité dans les exécutifs intercommunaux. « Nous ne pouvons plus être les mauvais élèves des règles de parité », a-t-l lancé alors que seulement 7% des présidents d’intercos sont des femmes. « Difficile d’être plus bas… », ne peut-il que constater. Comment y remédier ? « chabada bada ! », répond le patron de l’AdCF, en référence au fil « Un homme et une femme » de Claude Lelouch. « Cela doit nous inspirer pour progresser d’ici deux ans en termes de féminisation dans les assemblées intercommunales et les exécutifs. […] Il faudra franchir un cap important en 2020. »

La piste lancée par Jean-Luc Rigaut peut alors être comprise de deux manières : soit comme un appel aux exécutifs communautaires actuels à modifier leur composition pour se rapprocher de la parité d’ici aux élections municipales et intercommunales de 2020. Soit (ou également) comme un appui à ceux qui militent pour un changement de la loi électorale à l’occasion de ce scrutin.

Ainsi, le groupe de travail sur la parité instauré par une autre association, l’AMF, défendait-il deux jours auparavant devant la délégation aux droits de femmes de l’Assemblée ses propositions pour féminiser les exécutifs locaux. Parmi elles : des listes « chabada » pour toutes les communes, y compris de moins de 1 000 habitants, et des exécutifs obligatoirement paritaires, intercos comprises. Etant donné le très faible taux de féminisation des exécutifs et présidences d’EPCI, la conjugaison des deux dispositifs, l’un basé sur la volonté politique, l’autre sur la force de la loi, ne serait pas de trop… 

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous