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Logistique 01/10/2018

La Rochelle change son fusil d’épaule et revoit son dispositif de contrôle des livreurs

par Nathalie Da Cruz
La Rochelle © Adobe/ Alain Miskovic

Agglomération pionnière en matière d'organisation des flux de transports de marchandises en cœur de ville, l'agglomération la Rochelle a toutefois lancé une révision de son dispositif, insuffisamment efficace, l'année dernière.

Dès 2011, l’agglo de La Rochelle a pris en compte la logistique via une délégation de service public (DSP) confiée à Proxiway. Cette filiale de Transdev était chargée de gérer un centre de distribution urbaine (CDU), sorte de plate-forme de stockage des marchandises avant leur livraison à l’utilisateur final, près de la gare. Alors que la DSP arrive bientôt à échéance, l’entrepôt va être démoli en raison d’un projet urbain autour de la gare. C’est le moment pour l’agglo de rebattre les cartes. D’autant plus qu’un diagnostic a montré que seulement 5 % des flux de marchandises transitent par ce CDU…

Nouvelle réglementation

Depuis un an, l’agglo anime des groupes de travail réunissant tous les acteurs concernés. « Les discussions ont révélé que notre réglementation sur les livraisons n’était pas lisible, relate Brigitte Desveaux, vice-présidente de l’agglo chargée de la mobilité et des transports. Etablie par couches successives, elle est devenue trop complexe. » Et les contrôles étaient bien trop rares et peu dissuasifs. Les horaires imposés (livraisons entre 8 et 10 h) n’étaient pas adaptés. Quant aux agents de surveillance de la voie publique (ASVP), ils devront intégrer la surveillance des aires dans leurs missions. C’est donc une nouvelle réglementation qui doit être écrite.

Les élus songent aussi à réserver l’accès de la ville aux véhicules propres. « Conscients qu’il faut lutter contre la pollution, les transporteurs sont de bonne volonté, mais ils nous demandent de mettre en place une législation progressive, afin qu’ils aient le temps de renouveler leur flotte », ajoute Brigitte Desveaux. L’agglo va-t-elle construire un nouveau CDU ? « En principe, non, répond l’élue. L’impulsion publique était nécessaire au départ, mais notre expérience a permis aux acteurs privés de devenir matures et de s’impliquer sur ce sujet. Charge à eux de s’organiser pour trouver une plate-forme qu’ils vont mutualiser. ».

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