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La parole à l'opposition 25/09/2018

Poison du débat national, les « fake news » polluent aussi la vie politique locale

par Hugo Soutra
Rumeur © Adobe/ psdesign1

Emmanuel Macron l’a voulu, le Parlement est en passe de le faire. Les « fake news », ces contenus truqués ayant pour but de désinformer les citoyens à l’approche d’échéances électorales, vont désormais être sous surveillance, voire interdites. Au niveau local, rumeurs et désinformation existent aussi. Dans les collectivités locales, s’il leur arrive d’accuser les majorités de « fake news », des élus minoritaires craignent une judiciarisation du débat. Et l’approche des élections municipales ne devrait pas dégonfler le phénomène.

L'enjeu

La majorité gouvernementale justifie la nécessité de s’attaquer aux tentatives de manipulation de l’information en évoquant les bouleversements électoraux récents aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, après diverses perturbations du débat démocratique. En France, le projet ne laisse pas les élus insensibles. Et pour cause : de Châlons-en-Champagne (Marne) à Langourla (Côtes-d’Armor) en passant par Roubaix (Nord) - ville accueillant une forte population musulmane et où une rumeur annonçant la construction d’une piscine réservée aux femmes a dû être officiellement démentie -, les maires et leurs opposants sont directement concernés par ces « intox ». De la rumeur d’Orléans (1969) à la rumeur du 9-3 (2013), les minorités religieuses sont instrumentalisées à tout-va et se retrouvent au cœur de polémiques dévastatrices. S’inspirant d’affaires de probité ou de co ...

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