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Développement durable 29/08/2018

Démission de Nicolas Hulot : une perte pour les collectivités locales ?

par La Rédaction
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire,  s'exprime devant les maires le 21 novembre 2017 © Fabien Calcavechia

Prenant tout le monde de court, le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé son départ du gouvernement mardi 28 août sur les ondes de France Inter. Faisant preuve d'une certaine gravité lors de son annonce, il laisse derrière lui un bilan assez maigre, surtout au regard de son action en faveur des collectivités territoriales.

Quinze mois. C’est le temps qu’aura tenu Nicolas Hulot en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire. Continuellement, la question de sa présence au sein de ce gouvernement se sera posée. Systématiquement, il l’aura repoussée, arguant de sa volonté de s’inscrire dans le temps long, faisant certes des concessions, mais choisissant d’avancer par « petits pas »…

Jusqu’à ce mardi 28 août où, sur les ondes de France Inter, à la grande surprise des deux journalistes qui l’interrogeaient et sans avoir prévenu ni le Premier ministre ni le chef de l’Etat, il a déclaré que ces « petits pas » ne suffisaient plus pour faire face à la « tragédie climatique » dans laquelle nous avons basculé.

Dressant le constat de l’absence de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout comme de l’utilisation des pesticides, de l’érosion de la biodiversité ou encore de l’artificialisation des sols, il a alors annoncé sa démission en direct.

Lassé des lobbyistes qui entravaient son action, il s’est déclaré isolé dans ce gouvernement, où il n’avait ni le soutien des autres ministres, ni celui d’Edouard Philippe – qui n’a pas évoqué une seule fois la question de l’écologie dans sa longue interview de rentrée à nos confrères du Journal du dimanche. Même constat s’agissant d’Emmanuel Macron, qui a rendu le matin même des arbitrages favorables aux chasseurs.

Les collectivités, les grandes oubliées

Profondément attristé, Nicolas Hulot a reconnu qu’il n’avait pas réussi à faire basculer le pays vers un autre modèle de société. Ses résultats majeurs concernent sans doute l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la fin de l’exploitation de nouvelles ressources hydrocarbures en France et l’arrêt programmé des centrales à charbon. Mais au prix de combien de couleuvres avalées par le ministre sur le nucléaire, la biodiversité, ou encore la gestion de l’eau ?

En analysant son action par le prisme des collectivités territoriales, le résultat est encore plus chiche. Jamais cet écologiste convaincu ne se sera véritablement adressé aux élus locaux, qu’il connaissait finalement assez mal, lui qui était plutôt familier du monde de l’entreprise, des associations et des organisations non gouvernementales.

Lire la suite sur le site de la Gazette des communes.

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