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Villes intelligentes 29/05/2018

De la cité-dortoir à la smart-city, le « pari » du Pays Haut Val d’Alzette

par Emilie Denètre
Villes intelligentesv © @CaissedesDepots

Lors du dernier colloque de France Stratégie consacré aux « smart cities et smart territoires », un territoire a particulièrement retenu l'attention. La communauté de communes du Pays Haut Val d’Alzette, comptant 30 000 habitants, entend bien sortir de sa situation de « cité dortoir » du Luxembourg pour devenir une « ville intelligente » qui attirera familles, chercheurs, entreprises et start-up. Explications.

« 80% des actifs de notre territoire traversent chaque jour la frontière pour aller travailler au Luxembourg » présente Julian Vian, DGS de la communauté de communes Pays Haut Val d’Alzette. « Car, poursuit-il, à 100 mètres de chez nous, le Grand Duché a décidé d’investir entre 3 et 5 milliards d’euros dans une zone de développement. Une ville nouvelle [ndlr : Belval] construite autour de labos de recherche et d’un centre universitaire qui devrait générer à terme 20 000 emplois et accueillir environ 5000  habitants, 6000 étudiants et une kyrielle d’espaces de loisirs et le détente » trace-t-il, mardi 22 mai, lors d’un colloque de France Stratégie consacré aux « smart cities et smart territoires ». 

Dévier les flux en devenant un « smart territoire »

Le DGS décrit, en contraste, le Val d’Alzette voisin comme une « cité dortoir, une cuvette dans laquelle il ne s’est plus rien passé depuis 50 ans… depuis la fermeture des mines ». Aussi, pour faire face à ce grand et fort voisin, « premier PIB d’Europe », qui aspire l’ensemble des flux économiques, la communauté de communes a décidé d’investir dans des outils numériques de gouvernance, afin d’attirer à son tour chercheurs, entreprises et start-up…

8300 logements « durables » devraient donc sortir de terre très bientôt, accompagnés de 300 réhabilitations de bâtiments industriels. Un écoquartier misant sur le bois, les espaces verts et les espaces culturels partagés, et dans lequel les poubelles et les éclairages seront connectés. En parallèle, la communauté de communes va également lancer, a priori au mois de septembre, sa plateforme « smart city » afin d’agréger les données émanant de son territoire et ce « afin d’offrir aux habitants et aux entreprises des services toujours mieux adaptés». Et Julien Vian d’imaginer des débouchés « dans le domaine de la santé par exemple pour pallier le manque de médecins ».

« Nous voulons inclure les habitants dans cette plateforme, la co-construire ensemble. C’est un véritable défi pour un territoire de 30 000 habitants comme le nôtre, mais je suis certain qu’en étant bien accompagnés, nous allons parvenir à quelque chose de bien » s’enthousiasme le DGS qui insiste sur le portage politique du projet et la nécessité de « trouver la voie d’une gouvernance publique des données. » 

Un nouveau guide à l’usage des villes et territoires

La Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (FI-RIP) vient de publier un guide d’une soixante de page intitulé « Construire son smart territoire ». Ce livret à l’usage des villes ou collectivités désireuses de développer leurs outils intelligents de gouvernance permet de retracer les étapes essentielles de la construction d’un projet. Il revient en détail sur « les points de vigilance particuliers » comme « la recherche de solutions mutualisables ou « la recherche de partenaires », avant d’énumérer dans un autre chapitre les « 5 clés du succès ». À noter par exemple : «la recherche de taille critique » ou « l’implication des citoyens ».

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