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Mandat 14/05/2018

Quand les conseils municipaux préfèrent le jour à la nuit

par Pascale Tessier
Salle du conseil municipal à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) © Flickr-CC-A.Bachellier

Siéger le jour pour gagner en sérénité ou faire des économies ? La programmation des séances de conseil municipal le matin s’étend dans les Hauts-de-Seine. Après Clamart, Asnières-sur-Seine et Clichy, Puteaux pourrait emboîter le pas.

Des séances de sept heures “jusqu’à 2 ou 3 h du matin”, à Clamart c’est fini ! Jean-Didier Berger (LR) se réjouit d’avoir pris cette décision en octobre 2015, pour mettre fin à “des débats qui n’étaient qu’obstruction politicienne : ni les élus ni les collaborateurs n’avaient à subir ça après leur journée de travail”, se souvient le maire.” Désormais, les séances se tiennent le matin, reprennent après déjeuner si nécessaire, mais dans les faits, elles n’ont dépassé “que deux fois” la pause méridienne.

C’est aussi pour en finir avec “des débats insuffisamment constructifs, une opposition systématique sur chaque ligne de chaque texte et une interruption continuelle” que Clichy a choisi à son tour, fin 2017, de planifier les séances le lundi de 8.30 à 11.30. “L’opposition sait qu’il est impossible de faire durer toute la journée et tout le monde y trouve son compte”, assure le maire Rémi Muzeau (LR).

À Asnières, si une décision analogue a été prise en février, la municipalité préfère s’appuyer sur une économie annuelle “de 20000€” en heures supplémentaires pour préférer le vendredi matin au jeudi soir.

Pas de temps pour échanger des noms d’oiseaux

Et à Puteaux, si rien n’est encore acté, la programmation des conseils municipaux en journée serait “à l’étude”, selon l’entourage du maire, depuis que des agents syndiqués FO ont adressé une lettre rendue publique.

Dans chacune des quatre communes, les élus d’opposition dénoncent des débats réduits, une éviction du public ou des difficultés d’aménagement du temps de travail, notamment pour les salariés du privé et ne percevant, en outre, aucune indemnité d’élu. Des critiques que les trois maires balaient d‘un revers de main : “Les mêmes 10-15 personnes sont toujours présentes” à Clichy, et il y aurait “plus de monde que le soir” à Clamart.

Et quand le premier magistrat d’Asnières rappelle que le code général des collectivités locales prévoit des heures de décharge pour permettre aux élus d’exercer leur mandat, et que son homologue de Clamart juge que “s’engager dans un mandat c’est être prêt à s’investir pleinement”, le maire de Clichy assume le fait d’avoir voulu contenir les débats, après plusieurs avertissements. “Nous n’avons pas de temps à perdre à échanger des noms d’oiseaux.”

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