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La perle juridique 11/05/2018

Aux grands écrivains, la mairie de Paris enfin reconnaissante

par Aurélien Hélias
Cimetières : respecter le domaine public © Flickr-CC-M.Hillary

C’est en février que s’est dénoué le dernier acte d’un combat juridico-littéraire opposant la famille de Michel Déon, décédé voilà plus d’un an, et la mairie de Paris. Celle-ci soutenait l’impossibilité d’inhumer l’académicien non-résident de la capitale dans l’un de ses cimetières. Avant d’user de son pouvoir de dérogation au code général des collectivités territoriales...

Le 28 décembre 2016, l’écrivain Michel Déon décédait à 97 ans d’une embolie pulmonaire à Galway, Irlande. Cette terre qui avait inspiré quelques-uns parmi la cinquantaine de romans qu’il écrivit entre 1944 et 2013 était l’une de celles où ce voyageur impénitent avait posé ses valises, aux côtés de la Grèce et de l’Italie. Le « Hussard » était toutefois un Parisien d’origine, né rue de la Roquette, et ne rechignant pas à évoquer la capitale dans ses fictions, à l’image des « Gens de la nuit ». C’est donc assez logiquement qu’au lendemain de sa mort, sa fille, Alice Déon, souhaita l’inhumer dans un cimetière parisien. Contactant la mairie de Paris à la recherche d’une « place » pour accueillir les cendres de l’immortel, elle s’est vue opposer à l’œuvre littéraire de Michel Déon un ouvrage pour le moins volumineux mais peu romanesque : le code général des collectivités territoriales. Car la bible des exécutifs locaux est ...

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