publicité

 

Réagir
Revitalisation des centres-villes 27/03/2018

Les 222 villes moyennes sélectionnées pour bénéficier du plan « Action cœur de ville »

par La Rédaction
Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, le 27 mars à Châtellerault © @cget

C'est lors d'une déplacement à Châtellerault (Vienne) ce 27 mars que le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a dévoilé la liste des communes qui bénéficieront de quelque cinq milliards d'euros de l'Etat pour revitaliser leurs centres-villes. Un plan salué par l'association d'élus Villes de France.

Cet article fait partie du dossier:

A la reconquête des centres-villes

voir le sommaire

23 % de la population française et 26 % de l’emploi. C’est à l’aune de ces chiffres représentant les villes moyennes que le ministre de la Cohésion des territoires est venu à Châtellerault justifier et présenter la liste des 222 villes et agglomérations non-métropolitaines que le Gouvernement veut financièrement accompagner pour revitaliser leurs centres-villes. « Leur vitalité est essentielle car elle profite à l’ensemble de leur bassin de vie, et plus largement aux territoires urbains et périurbains environnants », a justifié le ministre, élu d’Aurillac (Cantal), l’une des villes heureuses élues.

Au total, ce sont donc 222 villes moyennes qui sont retenues. L’Île-de-France (18 villes), les départements frontaliers de la Belgique, l’Alsace, le sud de la Bourgogne-France-Comté et Auvergne-Rhone-Alpes sont particulièrement représentés.

Téléchargez la carte des 222 villes retenues

Contrats cadres pluriannuels signés par les préfets

Ces 222 villes moyennes et leurs intercommunalités se verront proposer un contrat cadre définissant le périmètre d’action comme des moyens engagés, et signé par le préfet de département qui devra coordonner les moyens de l’Etat en faveur de ce plan d’action local. « Celui-ci engagera tant la commune que son intercommunalité et les partenaires publics et privés du plan autour de cinq axes structurants pour l’attractivité des villes moyennes », détaille le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), coordinateur de ce dispositif au niveau national qui doit mobiliser cinq milliards d’euros, sur cinq ans… et autour de cinq axes :

  • réhabilitation-restructuration de l’habitat en centre-ville ;
  • développement économique et commercial équilibré ;
  • accessibilité, mobilité et connexions ;
  • mise en valeur de l’espace public et du patrimoine ;
  • accès aux équipements et aux services publics.

Cinq milliards d’euros, pour certains déjà engagés 

A noter toutefois que les cinq milliards d’euros évoqués mobilisent des moyens déjà connus, « recyclant » pour certains des enveloppes déjà engagées par des opérateurs de l’Etat et dont une partie sont consentis sous formes de prêts aux collectivités concernées :

  • 1 milliard d’euros de la Caisse des dépôts, en fonds propres, et 700 millions en prêts,
  • 1,5 milliard d’Action Logement,
  • et 1,2 milliard de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

« D’autres partenaires, publics et privés, pourront s’investir dans ce programme, auprès des communes retenues » assure le ministère de la Cohésion des territoires.

Villes de France salue un plan « historique »

« Une avancée historique » tout de même pour la présidente de l’association Villes de France qui réunit ces villes moyennes, Caroline Cayeux. La sénatrice-maire (LR) de Beauvais, qui était sur place aux côtés du ministre, se réjouit d’un plan qui selon elle « reconnait et consolide les villes moyennes dans leurs fonctions de centralité, car elles irriguent les communes petites et rurales environnantes, qu’il s’agisse de l’offre de santé, d’éducation, d’accès au ferroviaire, au commerce, à l’emploi ou aux services administratifs. [....] Des partenaires financiers importants ont été mobilisés au niveau national suscitant une dynamique d’entraînement et de massification de l’effort », approuve-t-elle dans un communiqué.

Sommaire du dossier

21 articles Lire le 1er article

Réagissez à cet article

  1. Encore une histoire de « doigt et de lune ». Le but affiché n’est pas du tout l’objectif réel. Ce qui se cache derrière tout ça c’est un projet global (France entière, voir la carte) de gentrification, ce qui n’a rien à voir : il faut chasser les pauvres des villes, c’est tout. Les commerces, eux, ne s’en porteront pas mieux, au contraire ! Le peu qui reste baissera le rideau puisque devenu hors de prix, et pareil pour les néo-commerçant. Car le foncier, lui, aura (en théorie, ou plutôt virtuellement…) littéralement explosé : une vaste arnaque au CAC 40, qui, de plus va coûter cher en impôt au (nouveau pauvre) contribuable… Cynisme absolu.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous