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Sécurité 05/02/2018

Deux députés chargés de créer « un continuum de sécurité » entre acteurs publics et privés

par Aurélien Hélias
Agent de sécurité privée © Adobe/Stephane Bonnel

En prélude au lancement de la "Police de sécurité du quotidien", le ministre de l'Intérieur a annoncé ce 5 février avoir confié à deux parlementaires une mission pour renforcer la coopération entre acteurs publics et privés de sécurité. Des évolutions législatives sont envisagées pour accroitre le champ d'intervention et les moyens des agents de sécurité du privé.

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Semaine chargée pour le ministère de l’Intérieur : avant de la lancer officiellement la très attendue « Police de sécurité du quotidien » jeudi 8 février, Gérard Collomb a annoncé ce 5 février à l’ouverture des Assises de la sécurité privée le lancement d’une mission parlementaire chargée, « d’ici à la fin du printemps, de réfléchir au renforcement de la coopération entre acteurs publics et privés de sécurité ».

Au « casting » de la mission, un duo 100 % La république en marche, mais qui se veut équilibré entre police et justice. Jean-Michel Fauvergue (Seine-et-Marne), ancien chef du Raid, investiguera aux côté d’Alice Thourot, avocate. Une mission qui sera officiellement nommée par le Premier ministre dans les prochains jours.

« Articuler les compétences de chacun »

Objectif affiché par Gérard Collomb : parvenir à créer « un continuum de sécurité, c’est-à-dire un partenariat étroit et renouvelé entre les forces de police et de gendarmerie (250 000 effectifs), les polices municipales (21 000 agents) et le secteur de la sécurité privée (160 000 salariés) », explique la Place Beauvau. Qui souhaite miser sur une « co-production de services » pour assurer la sécurité au quotidien : « la multiplication des périmètres de sécurité prévus par la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme du 30 octobre dernier, établis à l’occasion d’évènements rassemblant un public nombreux et permettant l’association des composantes publiques et privées de la sécurité, a démontré l’efficience d’une juste articulation des compétences de chacun autour d’un objectif commun, la sécurité de tous », plaide le ministre de l’Intérieur.

Quel champ d’intervention des agents de sécurité privée ?

A charge aux députés de « redéfinir la répartition des tâches entre les forces nationales, les polices municipales et le secteur privé et pour la première fois, de définir une doctrine d’emploi de la sécurité privée en France ». Une piste qu’avait déjà évoquée le directeur central de la sécurité publique au ministère de l’Intérieur, Pascal Lalle, lors du dernier Congrès des maires de novembre 2017. « La réflexion portera naturellement sur le champ et les conditions d’intervention des agents de sécurité privée et le partage d’information et de renseignement entre les différents acteurs de la sécurité privée », détaille l’Intérieur.

Il y quelques jours déjà, le ministère avait déjà bougé les lignes en prenant un décret élargissant la possibilité, pour certains agents de sécurité privée, de porter une arme. Après cette récente évolution réglementaire, le ministre envisage d’ailleurs des modifications de plus grande ampleur, par la loi car la mission « proposera le cas échéant des évolutions législatives et d’une manière générale toute mesure permettant, par la modernisation des modes d’action respectifs et leur adaptation aux menaces actuelles, de renforcer notre capacité à prévenir, protéger et intervenir au bénéfice de la sécurité des Français ».

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