Quatre chantiers prioritaires pour les petites villes en 2018… et un passage de témoin

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Associations d'élus 16/01/2018

Quatre chantiers prioritaires pour les petites villes en 2018… et un passage de témoin

par Aurélien Hélias
Pierre Jarlier et Olivier Dussopt lors de la réunion du bureau de l'APVF le 16 janvier 2018 © @PetitesVilles

Réforme de la fiscalité locale, accès aux soins, revitalisation des centres anciens des bourgs et coopérations accrues villes-campagnes : l’ordre du jour de l’association des petites villes de France pour l’année qui s’ouvre est clair. Reste à l’APVF à trouver un visage pour incarner ses doléances, l’association étant « orpheline » de son président, Olivier Dussopt, devenu en décembre secrétaire d’Etat auprès du ministre des comptes publics.

Exit 2017 et ses multiples rendez-vous électoraux nationaux, voici que s’ouvre 2018. Une année pendant laquelle les associations d’élus locaux comptent bien se faire entendre pour peser sur l’agenda parlementaire. Pour les petites villes, il s’agit de d’imposer « quatre chantiers prioritaires », expliquait le premier vice-président délégué de l’association, Pierre Jarlier lors de la cérémonie des vœux ce 16 janvier.

Premier d’entre eux : « le revitalisation des centres anciens des petites villes de France ». L’élu (UDI) de Saint-Flour réclame « une mise en oeuvre effective du plan de revitalisation » annoncé par Jacques Mézard. Et si Pierre Jarlier se dit satisfait que les « petites villes bourgs-centres » aient obtenu la possibilité de bénéficier de ce plan, il attend de même que « soient intégrées à ce plan celle ayant bénéficié du plan de revitalisation des centres-bourgs ».

Les petites villes attendent davantage des métropoles

Second dossier : les coopérations villes-campagnes, et plus particulièrement les solidarités métropoles-petites villes. A l’origine de la proposition du 1% métropole, l’APVF appelle « une plus juste répartition des richesses crées par ces très grandes agglomérations au profit de leurs territoires périphériques maillés de petites et moyennes villes. Pour mieux convaincre l’exécutif, l’Association compte bien poursuivre ses travaux avec France urbaine et l’Association des maires de France.

Troisième chantier ; la lutte contre les déserts médicaux et pour l’accès aux soins. Alors que la majorité a choisi de poursuivre la politique entamée par les précédents gouvernements à base d’incitations, notamment financière, des médecins à s’installer dans les zones sous-dotées en professionnels de santé, l’APVF, tout en souhaitant se montrer bienveillante vis-à-vis du plan déserts médicaux du Gouvernement, rappelle son tropisme coercitif : « La question de l’installation des médecins doit rester d’actualité : nous sommes arrivés à al limite des mesures incitatives », prévient l’élu du Cantal.

La réforme des dotations en ligne de mire d’ici 2020

Enfin, dernier des dossiers et non des moindres : la réforme de la fiscalité locale. « Nous serons vigilants sur les conséquences de la réforme de la taxe d’habitation sur la stabilité de nos ressources fiscales, et sur une réforme qui doit être indissociable de celle des dotations », a lancé Pierre Jarlier. L’association compte d’ailleurs monter un groupe de travail en interne spécifiquement dédié à sujet.

Ce dossier, qui rejoint celui de la contractualisation financières Etat-Collectivités, qui est justement suivi au Gouvernement par celui qui reste pour quelques semaines encore président de l’APVF, « malgré » ses nouvelles fonctions au Gouvernement de secrétaire d’Etat auprès du ministre des comptes publics, Olivier Dussopt. Celui-ci a de nouveau confirmé l’ampleur de la réforme à venir, celle « de la fiscalité locale », chantier pour lequel l’exécutif se fixe trois ans, soit au terme de la suppression par étapes de la taxe d’habitation. Mais aussi celui des dotations, qui « trouve ses limites » avec « encore plus de variables d’ajustement » de ces ressources transférées de l’Etat aux collectivités que de dotations elles-mêmes…

Qui pour succéder à Martin Malvy et Olivier Dussopt ?

Question : qui le nouveau ministre aura-t-il en face de lui durant ces trois ans à venir comme interlocuteur représentant les petites villes de France ? Si l’actuel président par intérim et ancien sénateur Pierre Jarlier, pourrait candidater, c’est davantage le nom d’Antoine Homé, secrétaire général et maire (PS) de Wittenheim (Haut-Rhin) qui tient la corde pour prendre la suite de l’association créé par l’ancien ministre socialiste Martin Malvy, toujours président d’honneur.

Reste que d’autres candidatures pourraient se faire jour parmi les membres les plus actifs de l’association telle la vice-présidente et maire de Bourg-de-Péage Nathalie Nieson, ancienne députée et spécialiste des questions d’accès aux soins. Ou encore celle plus inattendue de l’ancien député et aujourd’hui maire (LR) de Crest, Hervé Mariton.

Autun emporte les assises

Forte de 1200 communes, dont 50 qui l’ont rejoint en 2017, l’APVF compte « faire aussi bien en 2018 » espère Pierre Jarlier. Un premier bien d’étape pourrait être fait lors des prochaines assises de l’association qui se tiendront du 31 mai au 1er juin à Autun (Saône-et-Loire) autour des thèmes de la transition écologique et numérique et de l’innovation. Dirigée jusqu’à son éléction à l’Assemblée nationale par Rémy Rebeyrotte (La République en marche), la commune est désormais dirigée par le Modem Vincent Chauvet.

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