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Politique de la ville 15/11/2017

Quartiers : plutôt qu’un « plan Marshall », un « plan de bataille » annoncé par Emmanuel Macron

par La rédaction
Emmanuel Macron © Flickr-CC-LeWeb2014

Pas de plan banlieue ni d’annonces spectaculaires. Mais une « mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers » qui ne sortiront de l’ornière que par "le retour de l’Etat" et l’émancipation de ses habitants. Telle est en substance la réponse que le chef de l’Etat a apporté le 14 novembre à Tourcoing aux maires de banlieues en colère. Un comité interministériel des villes, initialement prévu en décembre, devrait se tenir en février 2018 pour entériner une série de mesures.

Un mois après le coup de gueule des élus de banlieue lors des Etats-généraux de la politique de la ville, le président de la République est donc sorti de son silence pour fixer la feuille de route de « sa » politique de la ville.

 Une intervention attendue par les élus et les professionnels des quartiers prioritaires, qui n’ont cessé d’enchaîner les mauvaises nouvelles depuis cet été. En juillet, un décret publié en catimini entérinait dans le même temps une coupe sombre dans certaines dotations aux collectivités et un coup de rabot de 11% dans l’enveloppe dédiée aux contrats de ville.

Une autre polémique éclatait à la rentrée, avec la réduction drastique des contrats aidés et l’annonce de la diminution des APL de 50 euros.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron se savait attendu.
Après avoir convié, lundi 13 novembre, plusieurs maires à l’Elysée pour un déjeuner de travail, puis s’être déplacé dans la foulée à Clichy-sous-Bois, ville symbole de la relégation, le chef de l’Etat s’est livré, le mardi 14 novembre à Tourcoing, à un discours fleuve d’environ une heure vingt pour exposer ses « convictions profondes » et sa double priorité de « ramener le droit commun dans les quartiers » et « d’émanciper les habitants ».

L’occasion aussi, pour le chef de l’Etat, de passer en revue l’ensemble de la politique menée par le gouvernement sur des chantiers aussi lourds que la sécurité, la formation, l’emploi, la lutte contre les discriminations, mais aussi les transports, la réussite éducative ou encore la culture. Un « plan de bataille » tous azimuts destiné, selon ses propres mots, à changer d’ici la fin du quinquennat « le visage de nos quartiers » et à réussir « la rénovation morale, parce que le coeur du défi de civilisation qui est le nôtre, le coeur de la bataille que nous conduisons pour notre République se joue là, dans les quartiers, dans les villes ».

Budgets, rénovation urbaine, police de sécurité du quotidien, emplois francs, contrats aidés, petite enfance, jeunesse et transports : ce qu’il faut retenir du discours du chef de l’Etat sur la politique de la ville, sur le site de la Gazette des communes.

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