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Développement durable 10/08/2017

En pleine sécheresse, les collectivités invitées à mieux entretenir leurs réseaux d’eau

par La rédaction
Sécheresse, changement climatique © Phovoir

Alors que les trois quarts du territoire sont sous tension hydrique, le Gouvernement compte bien s'appuyer sur les collectivités pour, à court et moyen termes, préserver et optimiser les ressources en eau. Les fuites dans les réseaux d'eau sont particulièrement ciblées.

Avec 82 départements soumis à des arrêtés de restriction des usages de l’eau, la sécheresse ne se contente plus de toucher les territoires du sud de la France traditionnellement plus fragiles en période estivale. C’est dans ce contexte que les ministres de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, ont présenté le 9 août en Conseil des ministres « leurs axes d’actions sur la gestion quantitative de l’eau » pour lequel ils comptent bien « associer pleinement les territoires à la politique de gestion de l’eau » pour faire face aux situations de « tension hydrique ».

Objectif affiché : « prendre en compte les changements de long terme pour préserver durablement les ressources naturelles notamment pendant la saison des basses eaux ». Et les deux membres de l’exécutif de s’ adresser aux collectivités sur deux chapitres :

  • « la sobriété des usages » et la régulation en amont la ressource ;
  • favoriser, « dans l’ensemble des territoires, des solutions adaptées aux besoins et aux contextes locaux ».

 « Réduire au maximum les fuites dans les canalisations »

Sur le premier chapitre, l’Etat souhaite « poursuivre les investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations ». Car pas moins d’un milliard de m3 d’eau potable est perdu chaque année dans le million de km de canalisations qui sillonne le territoire. L’exécutif veut aussi, toujours en partenariat avec le secteur public local, « favoriser la réutilisation des eaux usées traitées, quand cela est pertinent ».

Les administrations et services publics, notamment locaux, devront aussi s’engager dans des « démarches d’économies d’eau, grâce notamment à des campagnes de proximité de sensibilisation et de communication, tout au long de l’année ».

A charge également pour les agences de l’eau de « réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche, lorsque l’eau est rare ».

Diagnostics locaux sur la consommation d’eau par l’agriculture

Sur le second chapitre, l’exécutif compte sur un nouveau Plan national d’adaptation au changement climatique élaboré d’ici fin 2017 pour « faire émerger des solutions locales adaptées dans l’ensemble des territoires ». L’Etat souhaite en ce sens « accompagner les collectivités locales compétentes dans le domaine de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, notamment via les Agences de l’eau » et « mobiliser les préfets coordonnateurs de bassin pour dynamiser les projets de territoires, qui permettent une concertation, avec l’ensemble des partenaires, sur les besoins locaux en eau ».

Les élus locaux auront aussi un œil sur la « cellule d’expertise » que prévoient de créer les deux ministres « afin de dénouer les éventuelles difficultés rencontrées dans la gestion de la ressource en eau en agriculture ». D’ici le 31 octobre, la cellule « examinera les cas de tous les projets de territoires en cours pour voir s’il est possible d’accélérer leur réalisation », annonce l’exécutif.

Retrouvez dans notre numéro à venir de septembre nos 7 conseils pour traquer des fuites dans les réseaux d’eau potable.

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  1. Il n’y a pas que les communes à sensibiliser, les opérateurs ont également une part de responsabilité, après parfois 1 ou 2 jrs d’attente pour reparer, alors que la fuite non visible existe déjà depuis plusieurs jours.

  2. Tout le monde doit être sensibilisé oui. Les excès de consommation de l’eau concernent aussi les près de 2 millions de piscines privées chlorées alors que les piscines écologiques sont mieux adaptées, les lavages intempestifs des voitures, le secteur agricole qui arrose en plein soleil, … Des cultures et pratiques agricoles plus appropriées aux territoires et au manque d’eau ne sont-elles pas aussi vitales ?
    L’écocitoyenneté et la maturité écologique sont essentiels désormais !

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