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Elections législatives - 2e tour 19/06/2017

Législatives : majorité absolue pour La République en marche après une abstention record

par Aurélien Hélias
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Le parti du chef de l'Etat a réussi son pari en remportant au soir du deuxième tour 310 députés, soit une majorité absolue qui peut même se passer des 40 élus de son allié Modem. Mais l’abstention a de nouveau atteint un record, à 56%. L’opposition première sera celle de droite LR-UDI avec un peu moins d’un quart des sièges. PS et France insoumise pourront constituer chacun un groupe, au contraire du FN qui n’envoie « que » huit élus au Palais-Bourbon.

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Législatives 2017 : deux tours de scrutin et de multiples inconnues

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Paradoxe : La République en marche, un mouvement qui n’existait pas il y a encore un an, vient de remporter la majorité absolue à l’Assemblée, sans même avoir besoin, pour atteindre le seuil de 288 députés, de son allié du Mouvement démocrate (40 sièges) : LREM décroche près de 310 sièges a elle seule.

Toutefois avec 44 % de participation au niveau national, plus faible niveau jamais enregistré lors des législatives, 1er et 2e tour confondus, les quelque 350 députés de la majorité présidentielle n’ont que rarement suscité un grand élan d’adhésion. La participation chute ainsi de plus de onze points par rapport au 2e tour de 2012.

Cinq probables groupes présents à l’Assemblée

Alors qu’elle avait craint un temps ne pas franchir la centaine de députés, Les Républicains alliés à l’UDI constitueront bien le premier groupe d’opposition avec près de 135 députés. Mais avec 40 % d’élus en moins par rapport à la législature précédente.

Comme attendu, le Parti socialiste chute et ne décroche que 45 sièges environ avec ses alliés PRG et EELV.

Dernière force politique en mesure de constituer un groupe (15 députés minimum) : la France insoumise, alliée au PCF, obtiendrait près de 25 sièges. Il pourrait être dirigé par Jean-Luc Mélenchon, élu dans les Bouches-du-Rhône.

Le Front national gagne du terrain mais siégera aux non-inscrits

Le FN enverra sept à huit élus au Palais-Bourbon, dont la finaliste de la présidentielle Marine Le Pen, qui rassemble 58,6 % des voix dans sa circonscription du Pas-de-Calais. Pas de quoi former un groupe donc ni bénéficier des temps de parole et moyens afférant.

Au total, l’opposition de gauche (PCF, France insoumise et PS) comptera deux fois moins de troupes que l’opposition de droite (LR, UDI et Divers droite).

Tous les résultats circonscription par circonscription

 

Richard Ferrand conforté, tous les ministres élus

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand l’a emporté face à la candidate LR Gaëlle Nicolas (18,1 %). Il conservera donc son imposant portefeuille rue de Varenne et pourrait lors du prochain remaniement être épaulé par un secrétaire d’Etat, peut-être sur le logement.

Les cinq autres membres du gouvernement en course l’ont aussi emporté, parfois de peu pour deux d’entre eux :

  • Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, l’emporte dans la 11e circonscription de Paris avec 60% des voix,
  • Bruno Lemaire, ministre de l’Economie, l’emporte aisément dans l’Eure (1ère circonscription) avec 64,5%,
  • Christophe Castaner, ministre chargé des relations avec le Parlement, l’emporte avec 61,57% des voix dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence,
  • Annick Girardin, ministre des outre-mer, élue à Saint-Pierre-et-Miquelon avec 51,8 % des voix,
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, dans la 16 e circonscription de Paris à 52,3%.

Associations d’élus : Dussopt réélu, Lemaignen en échec

Deux présidents d’associations d’élus locaux se présentaient pour la députation. Olivier Dussopt, député PS sortant de la 2e circonscription de l’Ardèche et patron des Petites villes de France (APVF), l’a emporté avec 56,3 % des voix face la candidate LREM Laurette Gouyet-Pommaret. Le maire d’Annonay a donc désormais un mois pour démissionner de son mandat local. Il restera toutefois conseiller municipal et devrait garder la tête de l’APVF, première des grandes associations d’élus à organiser son congrès en septembre.

En revanche, pari perdu pour Charles-Eric Lemaignen, à la tête de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et candidat LR dans la 1re circonscription du Loiret. Le patron d’Orléans métropole échoue largement face à la candidate LREM Stéphanie Rist qui l’emporte avec 65% des suffrages exprimés.

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