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Elections législatives - 1er tour 11/06/2017

Législatives : l’abstention et En marche ! grands vainqueurs du premier tour – Tous les résultats

par Aurélien Hélias
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Un taux de participation historiquement faible, inférieur à 50 %, et la qualification en pole position de nombreux candidats du parti présidentiel, qui remporte près d’un tiers des voix : tels sont les deux principaux enseignements du premier tour des législatives 2017. Beaucoup de duels, surtout face aux candidats Les Républicains, et peu de triangulaires sont annoncés pour le second tour du 18 juin.

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Législatives 2017 : deux tours de scrutin et de multiples inconnues

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Le premier tour des législatives a marqué un tournant dans l’histoire de ce scrutin : pour la première fois sous la Ve République, davantage d’électeurs se sont abstenus de se rendre aux urnes que ceux qui ont souhaité y glisser un bulletin. La participation atteint à peine 49 %, contre 57,2 % en 2012 et 60,4 % en 2007. Avec un tel taux d’abstention, il fallait donc pour se qualifier au second tour dans une circonscription, soit finir dans les deux premiers, soit obtenir plus de 25 % des suffrages exprimés (!), à savoir plus de 12,5 % des inscrits dans ce contexte d’une abstention supérieure à 50 %.

Un tiers des voix assure la majorité absolue à En marche !

Dans ce contexte, La République en marche (LREM), qui obtient près de 32 % des voix au niveau national, pourrait faire carton plein lors du second tour du 18 juin, tant ses candidats sont arrivés en tête dans nombre de circonscriptions. Plusieurs projections font état de plus de 400 députés LREM qui pourraient siéger à partir du 19 juin au Palais Bourbon, soit une centaine de députés de plus que nécessaire pour s’assurer la majorité absolue (289 députés sur 577).

Une douzaine de points derrière, au niveau national, les candidats de droite LR-UDI peuvent espérer devenir le principal groupe d’opposition dans une semaine, mais avec un faible nombre de députés : entre 70 et 100 députés.

Le FN n’aura pas de groupe à l’Assemblée

Finaliste de la présidentielle, le Front national ne remporte que 13 à 14 % des voix contre les plus de 21 % rassemblés par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle. Et même avec cette place sur le podium, le Front national ne devrait pas envoyer plus de cinq députés dans l’hémicycle de l’Assemblée selon les résultats circonscription par circonscription et les différentes projections des instituts de sondage.

Pas de quoi donc a priori former un groupe à l’Assemblée, dont le seuil est fixé à 15 membres. Avec 46 % des suffrages exprimés dans la circonscription d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la présidente du FN, aujourd’hui eurodéputée, est toutefois bien partie pour siéger à Paris et non plus à Bruxelles d’ici une semaine.

Le PS espère une trentaine de députés

La France insoumise (entre 11 et 14 % des voix) et le Parti socialiste (entre 10 et 13 %) talonneraient le FN. Avec l’appui respectivement de quelques députés PCF (3 % des voix) et d’élus divers gauche, les deux mouvements de gauche pourront disposer d’un groupe au Palais Bourbon et des moyens afférents.

Mais pour le Parti socialiste, la chute sera rude entre un groupe majoritaire à l’Assemblée sous la précédente législature et seulement 40 députés au maximum à partir du 19 juin. Aujourd’hui eurodéputé, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième dans la course à l’Elysée, est en tête dans sa circonscription à Marseille. Benoît Hamon, lui, n’est même pas qualifié pour le second tour dans les Yvelines. 

Tous les résultats circonscription par circonscription

 

Les présidents d’associations d’élus en ballotage défavorable

A noter que deux présidents d’associations d’élus locaux se présentaient pour la députation. Olivier Dussopt, député PS sortant de la 2e circonscription de l’Ardèche et patron des Petites villes de France (APVF), est en ballotage défavorable : arrivé second avec 23,5 % des voix, il affrontera en duel la candidate LREM Laurette Gouyet-Pommaret, qui a décroché 26 % des voix. L’issue du second tour est très incertaine pour le maire d’Annonay.

La situation apparaît plus complexe encore pour Charles-Eric Lemaignen, à la tête de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et candidat LR dans la 1re circonscription du Loiret, qui se qualifie de justesse pour ce premier tour. Le patron d’Orléans métropole obtient 18,44 % des voix, loin derrière la candidate LREM Stéphanie Rist (44,7 %) et n’atteint que 9,9 % des inscrits. L’élu ne doit sa qualification qu’à sa place de second, bien qu’il n’ait pas franchit la barre de 12,5% des inscrits.

Richard Ferrand en pole position, Estelle Grelier éliminée

Toujours dans la « sphère » collectivités locales, le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand est bien placé pour l’emporter le 18 juin : il arrive en tête avec 34 % des voix dans la 6e circonscription du Finistère et affrontera au second tour, en duel, la candidate LR Gaëlle Nicolas (18,1 %).

Par ailleurs, l’ancienne secrétaire d’Etat aux collectivités locales Estelle Grelier, députée de la 9e circonscription de Seine-Maritime jusqu’à sa nomination en février 2016 dans le gouvernement Valls, ne pourra « récupérer » son siège : arrivée troisième avec 17 % des voix derrière les candidats LREM (28,8 %) et FN (17,3 %), l’élue de Fécamp ne parvient pas à réunir plus de 12,5 des inscrits (8,7 %).

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