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Vie politique 09/06/2017

« La République des collaborateurs est la conséquence de la décentralisation »

par Aurélien Hélias
Sébastien Michon, chercheur au CNRS, laboratoire Sage © K.Beck/Lightmotiv

Chercheur au CNRS, Sébastien Michon a enquêté avec deux autres membres du laboratoire Sage (Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe) de Strasbourg sur le profil des députés. Bien souvent des « professionnels de la politique » qui font de ce mandat un quasi-métier. Profil des candidats de 2017, « infiltration » croissante des collaborateurs de cabinet et filière locale pour parvenir jusqu'au Palais Bourbon... à la veille du premier tour des législatives, première partie de notre entretien avec le chercheur.

 Le professionnel de la politique, c’est toujours l’autre à entendre les candidats… Les législatives 2017 y changeront-elles quelque chose ?Difficile à dire tant que le scrutin n’a pas révélé les vainqueurs ! Ce qui est certain, c’est que le renouvellement concernera a minima 37 % des députés, qui ne se représentent pas. On n’avait pas vu ça depuis 1958 ! Cela s’explique à la fois par un effet générationnel, mais aussi par le levier du non-cumul. Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez ont préféré conserver leur présidence de région, et on assiste par ailleurs à certains jeux de chaises musicales, Christian Estrosi venant de récupérer son fauteuil de maire. Au PS et à LR, on trouve surtout de jeunes proches des élus comme profils de candidats : anciens collaborateurs de cabinet, militants de jeunesse, élus locaux.Les candidats et futurs députés La République en marche amorcent-ils une véritable déprofessionnalisation du mandat de député ?La République en marche reste une énigme ...

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