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Etats généraux de l'alimentation 20/07/2017

Nourrir les projets alimentaires territoriaux

par Emmanuel Guillemain d'Echon
Des légumes frais dans toutes les cantines ! © Phovoir

Ils pourraient devenir les navires amiraux des fameux « circuits courts ». Les projets d’alimentation territoriaux (PAT), créés par la loi d’avenir pour l'agriculture de 2014, visent à rassembler tous les acteurs d’un territoire afin de faire correspondre l’offre et la demande de produits locaux. Alors que s'ouvrent ce 20 juillet à Bercy les Etats généraux de l'alimentation, le PAT apparaît déjà comme un outil utile pour effectuer l’état des lieux des filières agricoles locales et promouvoir une alimentation de qualité.

Cet article fait partie du dossier:

Lutte contre le gaspillage alimentaire : une opération gagnante pour les collectivités

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1 - Impliquer tous les acteurs

Le projet alimentaire territorial (PAT) a pour objet de fédérer un territoire dans un but commun : favoriser le « bien manger » et le « bien produire ». Il est donc primordial que l’ensemble des acteurs du système alimentaire du territoire y soient impliqués, d’autant plus si l’initiative est portée par une collectivité.L’éventail doit être le plus large possible. Aux partenaires traditionnels (collectivités, chambres consulaires et notamment d’agriculture, lycées agricoles, sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), Civam, collectifs, et groupements d’agriculteurs) et aux structures étatiques (Draaf, Dreal), agences régionales de santé, parcs naturels…), il faut ajouter tous les protagonistes de la chaîne alimentaire : les transformateurs (des ateliers artisanaux et fermiers jusqu’à l’agro-industrie), les distributeurs (grandes et moyennes surfaces, petits commerces, magasins de producteurs), les restaurateurs commerciaux et collectifs (y compris les gestionnaires, les cuisiniers et les agents). Sans oublier les marchés, les circuits alternatifs de distribution (vente directe, Amap, La Ruche qui dit oui !), ni les consommateurs, par le biais des différentes associations et collectifs existants ou non. Les jardiniers du dimanche cultivant leur potager ou leur jardin ouvrier comptent aussi !L’organisation de forums et de débats publics, éventuellement enrichis de carnets citoyens et de consultations, est un bon moyen d’impliquer les administrés, en complément du tissu associatif et économique.

2 - Elaborer (et financer !) un diagnostic

Il s’agit d’analyser aussi bien la demande - et d’évaluer les freins qui ...

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