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Gouvernement Philippe 17/05/2017

Nicolas Hulot, « enfin » ministre de la Transition écologique et solidaire

par Aurélien Hélias
Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire © S. Gautier

Maintes fois annoncé ministre de l'Environnement lors des deux derniers quinquennats, à deux doigts de se présenter pour l'Elysée en 2007 et 2012, Nicolas Hulot aura finalement attendu l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée pour rejoindre l'exécutif, avec le titre de ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire. Une prise de choix pour le chef de l'Etat.

Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy avait tenté de l’attirer à plusieurs reprises dans le gouvernement Fillon, et François Hollande avait fait de même quand Manuel Valls remplaça Jean-Marc Ayrault… Nicolas Hulot a fini par céder aux sirènes gouvernementales, en devenant ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire ce 17 mai.

La fin de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? 

Longtemps, Nicolas Hulot a hésité à se présenter lui-même à l’Elysée. En 2007, avant de renoncer. Puis échoué en 2012, face à Eva Joly au sein de la primaire écolo. Ironie de l’histoire, il rejoint aujourd’hui l’exécutif, à 62 ans, quand bien même le chapitre écologie et développement durable du candidat Macron passe, au mieux, pour assez timide.

Quelles assurances l’ex-producteur de télévision et directeur de la fondation qui porte son nom a-t-il obtenu de l’exécutif ? Qu’une croix soit, par exemple, faite sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Que les orientations pronucléaires du nouveau Premier ministre Edouard Philippe, ancien d’Areva, soient mises en sourdine ? L’ex-« envoyé spécial pour la protection de la planète » de François Hollande aura sans nul doute durement monnayé sa popularité auprès des Français pour participer au gouvernement Philippe. Il est désormais l’un des trois ministres d’Etat, avec Gérard Collomb (Intérieur) et François Bayrou (Garde des Sceaux).

Convaincu de l’action locale contre le changement climatique

Il y a trois ans, le globe-trotteur de l’écologie s’était posé porte de Versailles, pour haranguer les maires réunis en congrès et les pousser à multiplier les actions locales en faveur de l’écologie. « Dans cette mobilisation mondiale, les élus ont un rôle important à jouer. Ce sont eux qui peuvent identifier les solutions locales, faire que les initiatives, aujourd’hui exceptionnelles, deviennent la norme. Ce sont eux qui peuvent aider à la mobilisation des citoyens, sur laquelle reposera le succès de la conférence », avait-il lancé aux édiles, un an avant la conclusion positive de la Cop21.

Il succède aujourd’hui à celle qui fut présidente de cette même Cop21 et ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal. Avec comme tableau de marche de nombreux dossiers : la prochaine Cop23 à Bonn, l’application des lois Biodiversité et de transition écologique, la transition énergétique, la démocratie environnementale, etc. Et des chantiers locaux brûlants comme le projet de Center parcs à Roybon. 

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