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Elections législatives 2017 11/05/2017

Législatives : et les 428 candidats investis par En marche ! sont…

par Aurélien Hélias
pupitre En marche! © A. Hélias

Le secrétaire général du mouvement, Richard Ferrand, a annoncé le 11 mai à Paris l’investiture de 428 candidats. Scrupuleusement paritaire, cette première liste est composée pour moitié de personnalités issues de la société civile, n’ayant jamais eu aucun mandat électif. Si Manuel Valls n’est pas investi, il n’aura pas de candidat En marche ! en face de lui. Les 150 investitures manquantes seront annoncées d’ici le 17 mai.

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Législatives 2017 : deux tours de scrutin et de multiples inconnues

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[Actualisé le 12/05 avec la liste amendée des investitures d'En Marche !]

 C’était la cohue au 99 rue de l’abbé Groult en ce jeudi 11 mai, au siège du mouvement qu’il faut désormais appeler La République en marche. Secrétaire général du parti du nouveau chef de l’Etat, le député Richard Ferrand a dévoilé avec quelque 2 heures de retard sur l’horaire prévu (voire plusieurs jours, l’annonce ayant été repoussée à plusieurs reprises) que 428 candidats étaient officiellement investis par La République en marche (LRM) pour les législatives des 11 et 18 juin.

La moitié des candidats au CV vierge de tout mandat électif…

Au sein de cette première liste, 52 %, soit 223 aspirants députés, sont « des candidats de la société civile, c’est-à-dire qu’ils n’ont jamais exercé de mandat électif et n’exercent aucun mandat politique », a précisé le secrétaire général du mouvement. Une clarification  alors que le président de la commission d’investiture, Jean-Paul Delevoye, ancien président de l’assocation des maires de France, avait un temps évoqué que des élus locaux pouvaient être considérés comme issus de la société civile.

… mais 24 parlementaires sortants et des élus locaux

Sur les 205 autres candidats, seuls 24 parlementaires sortants ont été investis, tous des députés PS et « des historiques soutiens » sortants… comme Richard Ferrand lui-même.

Quid des autres candidats ayant un mandat ? « Ce sont des conseillers municipaux, des conseillers départementaux, des conseillers régionaux, qui proviennent d’horizon politiques différents », a-t-il assuré à l’heure où le listing précis n’avait pas encore été communiqué. De droite, de gauche ou du centre donc : il faudra éplucher chaque nom indiqué par le siège parisien. 

Des circonscriptions non attribuées gardées au chaud pour LR

Quant à l’investiture de parlementaires Les Républicains (LR) ou Modem, il faudra attendre le dévoilement des quelque 150 investitures manquantes « d’ici mercredi [17 mai] au plus tard pour les identifier. « Nous compléterons ensemble [avec le Modem] pour arriver à l’espace complet, a indiqué le secrétaire général de La République en marche. Un certain nombre d’élus Les Républicains ont indiqué vouloir aider et participer à la dynamique du rassemblement. Nous allons le prendre en compte », a-t-il ajouté, sibyllin.

De quoi expliquer l’annonce de 428 candidats et non 578 comme un temps annoncé. Outre la volonté de laisser des places potentielles à des parlementaires LR rejoignant la majorité présidentielle, LRM veut aussi prendre le temps de « prolonger les travaux [d’examen des candidatures] pour un certain nombre de territoires d’outre-mer », a précisé Richard Ferrand.

La parité strictement respectée

Autres enseignement : la liste présentée est strictement paritaire, avec 214 femmes candidates. Une parité qui se ferait aussi « au regard des circonscriptions favorables selon les résultats obtenus par Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle », a assuré le secrétaire général du mouvement. En clair, les candidates ne se seraient pas vu octroyer uniquement les circonscriptions réputées ingagnables au regard de la sociologie électorale…

Enfin, l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui avait annoncé le 9 mai vouloir se présenter sous l’étiquette de la majorité présidentielle n’a pas obtenu l’investiture LRM… mais l’absence dans sa circonscription de l’Essonne d’un candidat de la République en marche. Une abstention bienveillante du parti au regard du souhait des dirigeants de La République en marche de ne pas apparaître dans une démarche « de vindicte » vis-à-vis de l’ex-locataire de Matignon. 

Les 428 investitures de La République en marche

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