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Développement économique 23/03/2017

Les Entreprises publiques locales, levier pour l’emploi dans les territoires

par Emilie Denètre
Jacques Chiron (2e à gauche), président de la fédération des EPL © Fédération Epl

Qu’elles soient 100% publiques ou en partie privées, les EPL sont des outils de plus en plus prisés par les communes, intercos et métropoles pour mener à bien des projets sur le territoire. Leur impact sur le maintien du tissu économique – 276 000 emplois induits – est un argument supplémentaire en leur faveur, selon les chiffres diffusés par leur fédération ce 23 mars.

« Nous nous doutions que les Entreprises publiques locales (EPL) avaient une forte empreinte socio-économique sur les territoires sur lesquelles elles sont implantées, explique en préambule Jacques Chiron, sénateur de l’Isère et président de la fédération des EPL, mais nous ne pouvions le chiffrer… C’est aujourd’hui chose faite et ce sont véritablement des PME au service des PME ! ».

276 000 emplois induits, 35 000 fournisseurs

Selon les chiffres fournis par la fédération, le millier d’EPL de France génère environ 50 000 emplois directs, mais leurs investissements sur les territoires – qui n’ont d’ailleurs jamais cessé malgré la crise économique de ces dernières années- permettraient de faire travailler près de 276 000 personnes ! Des fournisseurs mas aussi des fournisseurs de fournisseurs… Bref, les EPL ont un « effet démultiplicateur indéniable » note Jean-Baptiste Fourcas, chargé de mission développement et prospective à la Fédération, et « sont donc essentielles pour maintenir les équilibres sociaux des territoires, et ce même dans les régions qui ont du mal à maintenir un tissu productif ».

En 2015, ces entreprises ont ainsi capté 7% des marchés publics pour un montant de 1,9 milliard d’euros. En parallèle, elles ont elles-mêmes attribué des marchés à près de 35 000 entreprises sur l’ensemble du territoire, pour un montant de 3,7 milliards d’euros !

Des richesses dans la région… et au-delà !

Ces entreprises de taille modeste (52% d’entre elles sont des PME ; 45% des micro-entreprises et 3% des Entreprises de taille intermédiaire) « ont donc cette capacité à créer de la valeur en propre – en alliant l’ingéniosité du privé à l’intérêt général – mais surtout à réinjecter cette richesse dans le tissu local » s’enthousiasme Benjamin Gallèpe, patron du secteur promotion de la fédération. D’ailleurs, selon l’étude, cette « irrigation » dépasserait le seul territoire d’action de l’EPL, puisque par exemple, en région Auvergne-Rhône-Alpes, 88% de la richesse reste dans la région mais près de 12% est réinjectée en dehors. En Ile-de-France, c’est 7% de la valeur ajoutée qui sort ainsi des frontières régionales.

Mieux utiliser les EPL ?

Forts de ces chiffres positifs, la fédération des EPL lance donc un appel aux collectivités : « C’est un formidable outil pour les territoires, lance ainsi Jacques Chiron, à condition bien sûr que les collectivités sachent s’en servir mais surtout s’y investissent vraiment ». Principalement utilisées dans les secteurs des énergies nouvelles, de l’aide à la personne et dans du développement économique, les EPL sont aujourd’hui majoritairement des instruments communaux (34%) et les intercommunaux (55%). La création de grandes régions aux compétences élargies devrait rebattre les cartes dans les années à venir.

Références

  • Les SEM, les sociétés d’économie mixte. Ce sont les plus anciennes et les plus nombreuses des EPL. Ces sociétés anonymes à capitaux mixtes sont des outils souples ; elles doivent répondre aux appels d’offres et peuvent donc agir en dehors des collectivités-actionnaires.
  • Les SPL, les sociétés publiques locales. Elles son détenues à 100 % par les collectivités locales, elles permettent une maîtrise totale par les collectivités. Leur champ d’intervention se limite aux collectivités actionnaires, et comme elles sont considérées comme des opérateurs internes, elles ne sont pas mises en concurrence.
  • Les SemOp, les sociétés d’économie mixte à opération unique. Créées en 2014, ces sociétés permettent aux collectivités de lancer un appel d’offres en amont de la constitution de la société pour choisir l’actionnaire opérateur qui aura la charge d’exécuter le contrat attribuer à la SemOp.

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