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Ruralité 11/10/2016

L’AMRF dénonce les « conventions de ruralité » de l’Education nationale

par Pablo Aiquel
Vanik Berberian, président de l’AMRF : « Les maires ruraux ne baissent pas les bras ! » © L. Habib

Suite à son congrès qui s’est tenu les 8 et 9 octobre à Saint-Vincent-de-Boisset (Loire), l’Association des maires ruraux de France (AMRF) compte exiger de l’Etat des explications sur l’application de la loi Notre en 2017 et le projet de loi de finances 2017. A la veille de la présidentielle, les maires ruraux espèrent également des évolutions sur l’éducation, la santé ou encore les questions liées à l’intercommunalité.

Tonique ! Voilà comment le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), Vanik Berberian, décrit le congrès qui s’est tenu ce week-end à Saint-Vincent-de-Bisset (Loire) : « Les maires ruraux ont exprimé des inquiétudes pour l’avenir et une combativité réconfortante ; ils sont réalistes mais ne baissent pas les bras. Il y a quelque chose à jouer dans la perspective de la présidentielle et des législatives. A nous de mettre des enjeux en évidence. »

« Menace grave » sur de nombreuses écoles rurales

Parmi les problématiques rencontrées par nombre d’élus ruraux au cours de leurs mandats figure notamment celles liées à l’éducation. Malgré une allocution vidéo bienveillante enregistrée puis envoyée par la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, le débat du thème principal de ce congrès 2017 – l’école rurale – a tourné au déshabillage des conventions de ruralité, tant les premiers retours d’expérience du terrain se révèlent négatifs.

« L’intention de l’Etat est aujourd’hui traduite par les conventions dites improprement de “ruralité”, qui sont le faux-nez d’une menace grave sur de nombreuses écoles rurales », dit la motion, votée à l’unanimité moins deux abstentions.

Explications demandées sur la loi Notre

Sur l’intercommunalité, l’AMRF dénonce une dérive de la réforme territoriale qui, « sous prétexte de vouloir simplifier ne fait que compliquer. Certaines dispositions, rendues obligatoires, deviennent en fait impossibles à réaliser », a martelé Vanik Bernerian. Un exemple ? La prise des compétences eau et assainissement par les EPCI qui fusionnent, dès janvier 2017, alors que la règle générale dit que ces compétences devenaient communautaires de manière facultative en 2018 et obligatoire en 2020.

« Nous exigeons de l’Etat des explications sur la loi Notre. Sur certains points, la préfecture donne un point de vue et la direction départementale des territoires (DDT) un autre », a souligné Vanik Berberian.

Présidentielle 2017 en vue

Concernant les finances, les représentants de l’AMRF doivent être auditionnés ce mardi 11 octobre par la députée Christine Pirès-Beaune, de la commission des finances.

« La réforme de la DGF prenait en compte les questions de la ruralité, mais elle a été renvoyée à plus tard. Par contre, dans le projet de loi de finances 2017, les mesures favorables aux communes rurales sont inexistantes », indique Luc Waymel, président des maires ruraux du département du Nord.

Enfin, une plateforme réunissant tous les réseaux s’intéressant à la ruralité devrait se réunir prochainement afin de « parler de manière collective » sur la ruralité en vue de l’élection présidentielle 2017.

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