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Accueil des migrants et des réfugiés 16/09/2016

Migrants de Calais : les élus locaux montent au créneau

par Rouja Lazarova
Calais, un groupe de migrants © Flickr-CC-S.deVries

Les révélations du Figaro du 13 septembre sur un plan gouvernemental pour la répartition des migrants calaisiens sur le territoire national, ont suscité une vague d’hostilités parmi les élus régionaux de droite. Les maires, eux, directement concernés par l’implantation de centres d’accueil, temporisent.

« Un plan caché, fait dans le dos des élus et des habitants », martelait Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Rhône-Alpes-Auvergne, mercredi dernier, à propos du plan de répartition des migrants calaisiens révélé par Le Figaro la veille.

Selon ce plan, 8 200 places en centres d’accueil et d’orientation doivent être créées d’ici la fin de l’année sur un ensemble de 12 000 places. « Partout où les préfets chercheront à passer en force, on sera aux côtés des élus, des habitants », a poursuivi Laurent Wauquiez dont la région devrait accueillir 1 784 migrants, évoquant des « recours en justice ».

« Nouvelles obligations » au Sénat, « devoir de solidarité » pour les élus socialistes régionaux…

Dans la foulée, la commission des lois du Sénat demandait à entendre « dans les plus brefs délais » le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur la future répartition des CAO. Elle veut notamment s’assurer que le plan ne fasse pas « peser de nouvelles obligations sur les communes ». Le 16 septembre, ce sont les présidents de région et élus régionaux socialistes ont réagi dans un communiqué, se disant prêts pour prendre leurs responsabilités « face à ce devoir de solidarité qui nous concerne tous ».

L’Association des maires de France joue, elle, la carte de l’apaisement en réaffirmant d’emblée « le principe de solidarité avec les réfugiés », tout en insistant sur le nécessaire dialogue avec l’Etat.

« Nous avons été reçus, avec François Baroin, par Bernard Cazeneuve il y a dix jours. Il s’est engagé à se concerter avec les élus. On réussira si cette concertation est menée de façon régulière, sensible et intelligente », assure André Laignel (PS) vice-président de l’AMF.

Les préfets chargés de recenser les capacités d’accueil

Selon lui, le plan de répartition des migrants comporte deux phases. Durant la première, qui se déroule en ce moment, les préfets recensent toutes les possibilités d’accueil existant au niveau national. La deuxième phase sera consacrée au dialogue avec les maires des communes concernées.

Les CAO ont été créés dans l’urgence à partir de novembre 2015. Ils sont destinés à accueillir un petit nombre de migrants pendant une courte durée allant jusqu’à six mois, pour les aider à établir leur situation administrative, à effectuer une demande d’asile, et les accompagner socialement, avant de les rediriger vers des hébergements plus pérennes type CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Durant cette période, aucun incident lié au comportement des réfugiés n’a été signalé.

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  1. Les élus émettent des avis sur le plan de répartition des migrants. Certains sont contre d’autres pour et les autres hésitants . Messieurs les élus il est temps de mettre la pédale douce sur les prises de position et demander l’avis de la population. Un référendum sur ce sujet serait le bienvenu car vous n’avez pas la science infuse.
    Bien cordialement!

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