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Rentrée scolaire 24/08/2016

Terrorisme : nouvelle aide financière de l’Etat aux collectivités pour sécuriser les écoles

par Aurélien Hélias
La circulaire ministérielle précise que « tout attroupement préjudiciable à la sécurité des élèves » est à éviter. © B. Holsnyder

Pour sécuriser les quelque 77 000 établissements scolaires, le gouvernement a annoncé le 24 août le renforcement des « mesures de vigilance » et l’instauration de patrouilles mobiles aux abords des écoles. Les collectivités sont invitées à réaliser au plus vite les travaux de sécurisation des bâtiments et se voient octroyer pour cela 50 millions d’euros supplémentaires via le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD).

 

A une semaine de la rentrée scolaire, le gouvernement a placé celle-ci sous le signe de la sécurisation optimale des écoles.

« Le terrorisme a étendu ses cibles de manière indiscriminée : l’école n’échappe pas à ce contexte global. Nous avons décidé de renforcer et d’approfondir le partenariat pour faire monter en puissance nos dispositifs », a ainsi annoncé ce 24 août devant la presse le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Vers des « patrouilles dynamiques » autour des écoles

Le ministre a ainsi co-signé avec ses alter-ego de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et de l’Agriculture, Stéphane le Foll – dont dépendent les lycées agricoles – un accord cadre de partenariat « protection-prévention-engagement ».

Pour l’exécutif, il s’agit de montrer que la menace est prise très au sérieux et que les écoles font l’objet d’une attention particulière et de « mesures de vigilance renforcées » : contrôles accrus à l’entrée des établissements, plans des établissements scolaires diffusés aux forces de sécurité, exerces de simulation « d’attentat-intrusion ».

Sans compter une « surveillance dynamique [qui] sera renforcée par des patrouilles mobiles en lien avec les municipalités et coordonnées avec les polices municipales » aux abords des écoles, ajoute Bernard Cazeneuve.

50 millions pour des travaux de sécurisation

A ce titre, « les collectivités ont en effet un rôle important à jouer aux côtés de l’Etat pour assurer des conditions de sécurité qui soient véritablement efficaces », a assuré le ministre.

« Nous avons obtenu des moyens supplémentaires qui viendront alimenter le fonds interministériel de prévention de la délinquance, qui permettront aux collectivités qui ont des travaux à faire de pouvoir être accompagnées dans les efforts qu’elles consentent pour la sécurisation des établissements scolaires », a-t-il poursuivi.  

Ainsi, le FIPD doit passer de 70 millions d’euros à 120 millions. « Objectif : permettre aux collectivités qui en ont besoin de réaliser le plus vite possible les travaux de sécurisation nécessaires », a indiqué Najat Vallaud-Belkacem.

Au-delà des programmes d’installations de vidéosurveillance déjà financés via le fonds, ce sont de petits travaux d’adaptation qui sont visés : « Ici de rehausser un muret, là de construire une porte supplémentaire, placer une caméra… Ce sont les plans prioritaires de mise en sureté […] qui disent établissement par établissement ce qu’il faut effectuer ».

L’œil des préfets pour définir les priorités

L’exécutif se garde bien de vouloir imposer les travaux. « Que les choses soient bien claires : les travaux de sécurisation relèvent de la responsabilité des collectivités territoriales qui sont propriétaires des locaux. L’idée est de venir en aide, en appui, et non pas de se substituer aux collectivités qui sont en situation financière particulièrement délicate et qui auraient besoin de faire des travaux urgents », a développé la ministre de l’Education nationale.

Toutefois, par l’intermédiaire de ces PPMS, les représentants locaux de l’Etat auront leur mot à dire.

« A travers la mobilisation des préfets qui auront la chargé de mettre autour d’eux l’ensemble des acteurs concernés par  la sécurisation, il s’agit de faire en sorte qu’ils regardent les dossiers et qu’à partir de la situation de la collectivité  locale, de l’urgence à faire des travaux, les préfets puissent faire des propositions », a avancé Bernard Cazeneuve.

Enfin, au-delà des bâtiments et des élèves, professeurs et agents qu’ils abritent, la sécurisation « des activités périscolaires » fait également partie des missions confiées par la Place Beauvau aux préfets en lien avec les élus locaux. 

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  1. plans PPMS affichés dans les classes souvent réalisés au stylos, mal orientés et illisibles,
    les académies demandant des plans d’évacuation de classe et de CONFINEMENT;

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