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Terrorisme 02/08/2016

Après les attentats, le ministère de l’Intérieur répond à l’Association des maires de France

par Martine Kis
Bernard Cazeneuve © Flickr-CC-valsts-kanceleja

En réponse au courrier de l’AMF du 21 juillet, le ministre de l’Intérieur rappelle les engagements de l’Etat en faveur de la lutte contre le terrorisme. Et insiste sur les obligations des maires.

C’est un récapitulatif de l’histoire du « combat contre la menace terroriste » mené par l’Etat, du moins depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, que Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a adressé le 28 juillet à François Baroin, président de l’AMF, en réponse à sa lettre du 21 juillet.

La réponse du ministre souligne aussi, fermement, que les maires « dans la limite de leurs compétences, et avec les moyens dont ils sont dotés, doivent également participer au renforcement de la sécurité de nos concitoyens ».

La lettre de François Baroin, cosignée par André Laignel, premier vice-président délégué de l’AMF, s’inquiétait de l’implication de l’Etat dans la prévention du terrorisme et d’un transfert de responsabilité de l’Etat vers les collectivités. Elle demandait des informations sur les instructions données aux préfets.

Les actions de l’Etat

Le ministre de l’Intérieur fait donc un récapitulatif… pas inutile en période pré-électorale :

  • recrutement de 9 000 policiers et gendarmes,
  • révision des schémas d’intervention des forces de sécurité,
  • modernisation de l’équipement et de l’armement,
  • augmentation de 17% des crédits de fonctionnement des forces de sécurité intérieure,
  • réforme des services de renseignement,
  • création du fichier de signalement des personnes radicalisées à caractère terroriste,
  • adaptation des outils juridiques avec l’adoption de quatre lois…

Instructions aux préfets

Aux élus locaux qui s’inquiètent de l’état du partenariat entre l’Etat et les collectivités, Bernard Cazeneuve rappelle aussi les instructions données aux préfets, pour la dernière fois par un télégramme du 17 juillet, pour la sécurisation des grands rassemblements, toujours « en concertation avec les organisateurs des événements, les responsables de sites et les maires concernés ».

Et le ministre insiste sur des « mesures importantes » : mise à disposition d’armes pour les polices municipales, financement de gilets pare-balles et de postes de radio.

Jusqu’à la mesure la plus récente, datant du 23 juillet, élargissant l’autorisation d’armement des polices municipales.

Rien sur la sécurité des mairies

Le ministre de l’Intérieur reconnaît la « très grande importance » du travail réalisé dans les collectivités dans la prévention de la radicalisation et le suivi des personnes radicalisées.

Il n’évoque cependant pas « une meilleure sécurisation des mairies », suggérée par François Baroin et André Laignel. Pas un mot non plus sur une meilleure « équité de traitement entre les collectivités, urbaines comme rurales ». L’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, qui n’est certes pas une commune rurale, a cependant prouvé que les terroristes ne ciblent pas que des métropoles.

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  1. Membre titulaire d’un Conseil Citoyen, je suis très inquiète car le préfet a agréé illégalement une association cultuelle enseignant comme « langue » le Coran. J’ai reçu des menaces de mort et je ne peux pas m’exprimer librement. Le délégué du préfet est un admirateur de l’islam. Que faire ?

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