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Ressource documentaire 26/05/2016

Un bilan socio-économique de l’usage du vélo en ville, comme mode de transport quotidien

par La rédaction
Rue cannoise (06) : en selle ! © Flickr-CC-F.Michel

Selon une étude du Commissariat général au développement durable, les politiques publiques ont dopé l’usage du vélo en ville, en hausse de 21% entre 2000 et 2010. Un usage dont le bilan environnemental et socio-économique s’avère positif, notamment en termes de santé publique, nonobstant les risques plus importants d’accident pour ceux qui privilégient ce mode de transport.

En incitant à l’activité sportive, les politiques en faveur du vélo améliorent la santé de ceux qui y recourent, ce qui bénéficie à l’ensemble de la société (moins de décès précoces et moins de dépenses de soin). Cette dimension sanitaire de la politique de développement du vélo, valorisée à plus d’un milliard d’euros, explique à elle seule le bilan positif présenté par le CGDD.

Un chiffre à rapporter à celui calculé pour la mise en place des politiques en faveur du vélo dans les villes et agglomérations, de 670 millions d’euros.

Congestion automobile

Reste qu’en termes de politiques de déplacements urbains, le développement du vélo en ville n’a guère amélioré la circulation automobile, et a occasionné de façon générale des pertes de temps pour les automobilistes du fait d’une restriction de la voirie. En effet, quantitativement, les aménagements cyclables diminuent d’environ 1% la voirie disponible pour les modes motorisés mais ne réduisent les circulations automobiles que de l’ordre de 0,1%.

Or il apparaît qu’une pénalisation des temps de parcours automobile n’est souhaitable que lorsque les alternatives proposées sont suffisamment attractives pour induire un véritable report modal sur le long terme. Une vision de long terme nécessaire, ne serait-ce que dans une logique de réduction des nuisances environnementales.

Compléter l’offre de transport

L’articulation avec l’offre de transport en commun demeure donc un enjeu essentiel pour les collectivités. La plupart des nouveaux cyclistes proviennent d’ailleurs des transports en commun, engendrant pour l’opérateur une baisse de fréquentation et donc de recettes susceptible de contraindre la collectivité à augmenter sa subvention d’exploitation.

Le principal atout du vélo au sein d’une politique de déplacements reste d’offrir un véritable complément à l’offre de transport urbain. Un avantage qui se vérifie en particulier dans les zones peu denses et en périodes creuses où les services de transports en commun sont coûteux à mettre en œuvre et offrent des fréquences de desserte peu intéressantes. 

Références

  • Synthèse de l’étude intitulée « Évaluation de la politique de développement de l’usage du vélo pour les transports du quotidien », menée par Nicolas Wagner et Didier Rouchaud pour le CGDD (service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable). « Le point sur » n° 231. Mai 2016.

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