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Transport 11/03/2016

Les villes moyennes s’alarment de la disparition des grandes lignes

par Martine Kis
Caroline Cayeux, présidente de Villes de France © Flickr-CC-Fondapol

Réunis à Paris autour de Caroline Cayeux (photo), présidente de Villes de France, les élus de villes moyennes dénoncent l’abandon des grandes lignes par la SNCF. Ils préconisent la définition d’un schéma national de desserte ferroviaire et la création d’une commission parlementaire.

« Il n’est plus supportable que les grandes lignes soient ainsi délaissées et contribuent à assigner certaines populations à résidence », a dénoncé Caroline Cayeux, maire de Beauvais et présidente de Villes de France, l’association qui regroupe les villes moyennes.

Lors d’une conférence de presse, tenue le 8 mars, plusieurs élus ont dénoncé une « multiplication des fractures territoriales » induites par le désengagement de la SNCF en matière de circulation de TGV ou de trains Intercités, et ce en dépit du conventionnement et de l’offre prévus au titre des trains d’équilibre du territoire (TET).

Erosion irrémédiable

Les élus dénoncent, dans un communiqué du 10 mars, une « érosion irrémédiable du service », un « sacrifice délibéré de l’activité ferroviaire ».

Frédéric Leturque, maire d’Arras a déploré que « la SNCF nous mette toujours devant le fait accompli, n’apporte jamais de réponse ».

Gilbert Meyer, maire de Colmar, dénonce le fait que « la SNCF laisse installer une France à deux vitesses ». Certains collectivités ont pourtant signé un contrat et investi, ce qui donne le droit aux contribuables de demander des comptes. Les populations particulièrement touchées par ses réductions de service sont, selon Jean-Pierre Door, maire de Montargis, les étudiants, les actifs et les familles.

Autre inquiétude, exprimée par François Commeinhes, maire de Sète : quelle sera la tarification mise en place lors de la « TERisation des trains Intercités ».

Commission d’enquête parlementaire

Villes de France ne se limite pas à la dénonciation de cette situation. Elle formule des propositions. Parmi elles, la définition d’un « schéma national de desserte ferroviaire », en concertation avec les régions et les villes, et qui articule l’ensemble des lignes entre elles.

Une commission d’enquête parlementaire devrait être créée sur la question du financement du système ferroviaire, selon Pierre Méhaignerie, maire de Vitré. Commission qui ne se contenterait pas d’examiner les coûts, mais aussi « ce que représenteraient les dépenses d’arrêt ».

Les élus de villes moyennes appellent également à remettre à plat certaines règles de gestion et de gouvernance. Ils souhaitent ainsi que soit rendue possible l’ouverture à la concurrence des trains Intercités, en particulier pour les lignes abandonnées.

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