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Emploi 01/03/2016

Plan de 500 000 formations aux chômeurs : pilotage confirmé pour les régions

par La rédaction
François Bonneau, président délégué de l'ARF, Myriam El Khomri, ministre du travail, et Philippe Richert, président de l'ARF, le 29 février au ministère du Travail à Paris. © ARF

Rencontrant la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 29 février, une délégation de l'ARF s'est vu confirmer le pilotage par les régions du plan de 500 000 formations aux chômeurs et jeunes sans qualification. Les régions doivent désormais travailler avec les partenaires sociaux et Pôle emploi sur la mise en œuvre concrète du dispositif doté d'un milliard d'euros.

La décision de principe avait été actée lors d’un séminaire avec l’exécutif le 2 février. Quatre semaines plus tard, c’est lors d’une réunion avec le 29 février avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri et la secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle, Clotilde Valter, que les présidents de région ont eu confirmation que le pilotage du plan de 500 000 formations destiné aux demandeurs d’emploi et jeunes sans qualification sera bien confié à leurs collectivités et lancé dès ce 1er mars.

« Nous sommes heureux de voir que le gouvernement a tenu ses engagements en laissant aux régions la possibilité de gérer ce nouveau dispositif, et en compensant tout effort supplémentaire des régions. [..] C’est une grande avancée », a réagi Philippe Richert, le président de l’ARF

Cibler des formations qualifiantes sur des secteurs d’avenir

Le président de la région Grand Est avait plaidé 6 jours auparavant devant les CCI réunies pour leur assemblée générale pour cette régionalisation du plan : « Ce n’est pas en dépensant un milliard de plus qu’on va régler le problème [de l'emploi], c’est en regardant comment les moyens qui sont mis en œuvre sont mieux utilisés ! [...] Lorsqu’un président de région, qui tous les six ans doit se présenter devant ses électeurs, doit se justifier de l’argent public, il a davantage de remise en cause que lorsque c’est un directeur général qui se trouve sous l’autorité du ministre… Le bonus de de la décentralisation, c’est la relation directe aux territoires ! », avait-il lancé.

Philippe Richert sait aussi que l’Etat attend deux contreparties de cette délégation qui va voir les régions gérer un plan de près d’1 milliard d’euros : l’augmentation du volume de formations par rapport à 2015 et la mise en place d’un conventionnement régional avec Pôle emploi.

Selon le président délégué de l’ARF et patron de la région Centre Val-de-Loire, François Bonneau, la première condition devrait être mécaniquement atteinte rapidement :

Ce qui n’empêche pas Philippe Richert de poser trois conditions :

  • un diagnostic des besoins fait en partenariat avec les régions et non uniquement piloté par les Direccte ;
  • un rôle régional renforcé « sur l’accompagnement ciblé des PME et ETI afin de créer des emplois durables et non délocalisables » ; 
  • et des commandes de formation devant « correspondre aux besoins des entreprises mais aussi aux besoins d’avenir, dont le numérique et la transition énergétique font partie intégrante ».

Une dernière condition relevée par exemple par la présidente de la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, Carole Delga, pour les 90 000 formations à venir sur son vaste territoire :  

Mettre en place le dispositif avec les partenaires sociaux

Les régions, par la voix de l’ARF, sont « disposées à rencontrer le plus rapidement possible les partenaires sociaux pour travailler à la mise en place et aux modalités du dispositif », assurent-elles. Une implication appuyée par le président de la région Nord-pas-de-Calais Picardie, Xavier Bertrand :

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