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Les nouveaux présidents de région 24/12/2015

Jean-Yves Le Drian, un ministre régalien en exercice à la tête de la Bretagne

par Aurélien Hélias
Le Drian Jean-Yves web- Ministere de la Défense

Jean-Yves Le Drian (photo), Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, François Bonneau, Christian Estrosi et Gilles Simeoni : ce sont six présidents de conseil régional qui ont été élus le 18 décembre, dans les régions aux périmètres inchangés. Et même 10 en comptant les régions d’outre-mer. Pas de surprise, mais déjà les discours d’investiture ont dévoilé plus avant leur agenda politique. Les autres régions éliront leurs patrons le 4 janvier 2016. Aujourd’hui, zoom sur le nouveau président de la région Bretagne : Jean-Yves le Drian.

Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Corse, Île-de-France, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) ont élu, le 18 décembre 2015, leurs présidents. A ces 6 régions métropolitaines s’ajoutent les 4 d’outre-mer: Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane.

Sans quasiment faire campagne, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a remporté la région facilement, le 13 décembre, sans même se donner la peine de fusionner sa liste avec celles des écologistes. Symbole d’une campagne où s’est peu à peu confirmée l’hypothèse d’un ministre qui resterait au gouvernement, même son élection à la tête de l’exécutif acquise, il avait créé un deuxième compte Twitter spécifique à son statut de tête de liste pour l’élection régionale.

Le troisième tour n’a pas été plus compliqué pour lui, reportant la présidence, par contre, à son seul opposant du jour, le FN Gilles Penelle (12 voix, correspondant au nombre d’élus FN). La droite, sans candidat, s’est abstenue (18 bulletins blancs). Jean-Yves Le Drian disposera d’une large majorité de 53 sièges sur les 83 du conseil régional.

Un premier vice-président aux responsabilités élargies 

Dans son discours d’investiture, le nouveau président du conseil régional, qui avait abandonné ce poste en 2012 à son entrée au gouvernement en juin 2012, a choisi clairement d’assumer cette double fonction, justifiant son choix par l’aval des électeurs :

Après les attentats tragiques de novembre, qui ont provoqué l’état d’urgence et ouvert une période grave et exceptionnelle pour notre pays, j’ai dit, avec la même clarté, que j’assumerai mes responsabilités ministérielles tant que le président de la République le jugerait nécessaire. C’est donc dans la clarté que les Bretonnes et les Bretons ont pu déterminer leur choix. »

Mais le nouveau patron de la région a aussi reconnu la nécessité de déléguer ses nouvelles fonctions locales à un autre élu :

Pendant cette période intermédiaire, liée à une conjoncture extraordinaire, je confierai, autant que nécessaire, à mon premier vice-président, Loïg Chesnais-Girard, la délégation de responsabilité lui permettant de me seconder à la fois pour la vie quotidienne de l’institution et pour la mise en œuvre de notre projet. »

La Bretagne avide d’expérimenter la conduite de politiques nationales

Le président de l’exécutif breton entend bien tirer avantage des nouvelles possibilités institutionnelles de la loi Notre, bien qu’il regrette que celle-ci ne soit pas allée assez loin.

Certes, la Bretagne, qui s’était mobilisée et avait formulé des propositions audacieuses, ne se retrouve pas pleinement dans le résultat de ces lois, mais quoi qu’on en pense, elle permet d’importantes avancées et sa mise en place structurera les six années qui viennent. »

La suppression de la clause de compétence générale aura des conséquences très concrètes, comme le retrait des départements du développement économique. Il nous faudra y suppléer« , prévient-il.

Jean-Yves le Drian entend aussi que la région se porte candidate pour la coordination des politiques d’accès à l’emploi. « La conférence sociale, qui a été mise en œuvre par le pacte d’avenir, sera mobilisée autour de ces enjeux », développe-t-il.

Autres expérimentations régionales visées : la coordination de la politique de l’eau et, assure-t-il, « en matière d’énergie. Nous nous engagerons dans toutes les initiatives permises par les textes pour faire avancer nos capacités d’expérimentation. »

Vers un deuxième lycée Diwan ?

Tout au long de son discours, Jean-Yves le Drian a énuméré ses « 6 ambitions », sans toutefois annoncer de calendrier précis, ni de mesures très concrètes :

    1. stimuler la création de richesse, par nos entreprises, pour un emploi durable ;
    2. la formation de chacune et chacun pour qu’il trouve sa place dans la métamorphose économique ;
    3. réussir la transition énergétique et écologique et en faire un réel levier de développement d’activité ;
    4. promouvoir l’équilibre des territoires, leur cohésion ;
    5. poursuivre le désenclavement et permettre une Bretagne connectée sur toutes les mobilités ;
    6. favoriser le rayonnement et la vitalité culturelle bretonne, annonçant notamment des études sur un deuxième lycée Diwan.

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