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Elections régionales - 1er tour 07/12/2015

Le rapport « droite – gauche – extrême droite » favorable à la gauche dans 8 régions sur 13

par Aurélien Hélias
Elections © Flickr-CC-ClemGallot

La gauche obtient le meilleur total de voix au 1er tour dans 8 des 13 régions métropolitaines. Mais cette apparente bonne résistance n'est en rien un gage de succès dans ces 8 régions, tant les reports de voix sont sujets à de multiples données : effet d'entrainement du premier tour, participation le 13 décembre, report des voix régionalistes, acceptation par les électeurs des consignes politiques nationales, etc. Et surtout, la gauche affiche une avance sur le second – de droite ou d’extrême droite – de moins de 5 points dans cinq de ces huit régions.

Cet article fait partie du dossier:

Elections régionales : 13 réorganisations capitales

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Au lendemain du premier tour, le rapport de force entre les trois principales composantes des élections régionales apparaît favorable à la gauche dans huit régions : le total des listes PS, PRG, communiste, EELV, écologiste et Divers gauche arrive en première position dans la Grande Aquitaine, Auvergne Rhônes-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées et Normandie.

A ces huit régions s’ajoute l’Assemblée de Corse, où les trois listes régionalistes pourraient toutefois perturber la donne, la proximité de ces listes avec la droite ou la gauche étant difficile à identifier.

L’extrême droite est devant dans trois  régions : Paca, Nord-Pas-de-Calais Picardie et Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

La droite, comportant les listes Les Républicains, les Divers droite mais aussi celles de Debout la France (dont le président Nicolas Dupont-Aignan renvoie dos à dos PS et FN), est devant dans seulement une région : les Pays de la Loire.
 
L’extrême gauche plafonne, elle, à 1,87% dans la région où elle atteint son meilleur score.
Les scores des listes « Divers » constituées principalement de celles de l’UPR, parti aux thèses jugées « conspirationnistes », ne sont pas comptabilisés mais plafonnent à 1,48% dans la région où elle atteint son meilleur score. Le président de l’UPR a de toute façon appelé à s’abstenir au second tour. 

Un deuxième tour à plusieurs inconnues 

Pour autant, les rapports apparaissent extrêmement serrés dans au moins sept régions, le paroxysme étant atteint en Bourgogne Franche-Comté où les trois forces politiques en présence se tiennent en moins de deux points. Et le total des voix de gauche s’obtient souvent par l’addition de nombreuses listes – entre trois et cinq – ce qui rend les reports de voix plus incertains encore face à la division de ce « bloc ».
 
Plus largement, les prévisions se compliquent encore là où le candidat PS a décidé de retirer sa liste mais aussi dans les régions où certains reports de voix, à gauche comme à droite, sont sujets à caution. Ainsi Debout la France ne devrait pas donner de consigne de vote formelle pour les listes de droite.
 
Dans deux régions (Paca et NPDC), le retrait de la liste PS complique un peu plus les prévisions : la totalité des voix de gauche se reportera-t-elle sur le candidat de la liste UDI – Les Républicains ? 
 
Autre inconnue dans certaines régions : le report des voix régionalistes, dont les listes dépassent les quatre points dans trois régions : Bretagne, Grand Est et Corse (les trois listes régionalistes de l’Ile de Beauté composent d’ailleurs le deuxième meilleur total devant la droite).
 
Enfin, un éventuel regain de participation est attendu au second tour. 
 

Alsace Champagne-Ardenne Lorraine

  • Extrême droite : 36,06 %
  • Droite : 33,61 %
  • Gauche : 25,88 %
  •  Régionalistes : 4,74 %
  •  Extrême gauche : 1,48 %

 Aquitaine Limousin Poitou-Charente

  • Gauche : 43,9 %
  • Droite : 30,54 %
  • Extrême droite : 23,23 %
  • Extrême gauche : 1,41 %

Auvergne Rhône-Alpes

  • Gauche : 36,22 %
  • Droite : 36,15 %
  • Extrême droite : 25,52 %
  • Extrême gauche : 1,25 %

Bourgogne Franche-Comté

  • Gauche : 33,66 %
  • Droite : 32,43 %
  • Extrême-droite : 31,48 %
  • Extrême-gauche : 1,51 %

Bretagne

  • Gauche : 45,36 %
  • Droite : 29,36 %
  • Extrême droite : 18,17 %
  • Régionalistes : 7,25 %
  • Extrême gauche : 1,99%

Centre Val-de-Loire

  • Gauche : 35,5 %
  • Droite : 30,83 %
  • Extrême droite : 30,49 %
  • Extrême gauche : 1,7%

Ile-de-France

  • Gauche : 39,85 %
  • Droite : 38,74 %
  • Extrême droite : 18,41 %
  • Extrême gauche : 1,4 %

Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

  • Gauche : 42,2 %
  • Extrême droite : 32,52 %
  • Droite : 22,75 %
  • Extrême gauche : 1,81 %

Nord-Pas-de-Calais Picardie 

  • Extrême droite : 40,64 %
  • Droite : 28,71 %
  • Gauche : 28,27 %
  • Extrême gauche: 1,87 %

Normandie

  • Gauche : 37,49 %
  • Droite : 32,05 %
  • Extrême droite : 27,71 %
  • Extrême gauche : 1,83 %

Pays de la Loire

  • Droite : 37,58 %
  • Gauche : 36,9 %
  • Extrême droite : 21,35 %
  • Extrême gauche : 1,64 %
  • Régionalistes : 1,27 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Extrême droite : 41,77 %
  • Droite : 28,43 %
  • Gauche : 27,82 %
  • Extrême gauche : 1,48 %

Corse

  • Gauche : 34,51 %
  • Régionalistes : 27,92 %
  • Droite : 26,99 %
  • Extrême droite : 10,58 %

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  1. Pourquoi qualifier l’UPR de parti aux thèses jugées « conspirationnistes » ?… Jugées par qui ? Avec quels arguments ? Et pourquoi les autres partis cités n’ont, eux, droit à aucun qualificatif ?… Pourquoi ce manque de neutralité dans un article qui devrait être factuel ? Bizarre…

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