publicité

 

Réagir
Elections 02/12/2015

Elections régionales : les 20 « patrons » de grands exécutifs locaux candidats

par Aurélien Hélias
Philippe Saurel, Montpellier Agglo, 17.07.2014 © MontpellierAgglo

Des nombreuses statistiques sur les candidatures aux régionales diffusées le 30 novembre par le ministère de l'Intérieur, il ressort que 20 « grands élus », président de département ou maire d’une ville de plus de 100 000 habitants, à l'image de Philippe Saurel (photo) à Montpellier, visent un mandat régional. Autre enseignement : 178 parlementaires, nationaux et eurodéputés, candidatent et on compte 10 listes en moyenne par région.

Cet article fait partie du dossier:

Elections régionales : 13 réorganisations capitales

voir le sommaire

Malgré des comparaisons avec 2010 qui peuvent s’avérer « délicates », fusions des régions oblige, le ministère de l’Intérieur a effectué plusieurs comparaisons entre les candidatures aux prochaines élections régionales des 6 et 13 décembre et celles de 2010.

Premier enseignement : avec 131 listes enregistrées et un total de 19 283 candidats, l’édition 2015 se caractérise par moins de listes (214 en 2010) mais davantage de candidats (18 916 il y a cinq ans). 

10 listes de candidats en moyenne se présentent par région et seules les régions Ile-de-France (+8%), Pays de la Loire (+25%) et Corse (+9%) voient le nombre de listes augmenter par rapport à 2010.

Douze présidents de département candidatent

Par ailleurs, pas moins de 20 « patrons » d’un grand exécutif local convoitent aussi un mandat de conseiller régional, souvent même un poste dans l’exécutif.

Il s’agit de douze présidents de conseil départemental :

  • Kléber Mesquida, député, dans l’Hérault et Sophie Pantel (sortante) dans la Lozère pour la région  Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ;
  • François Sauvadet, député, en Côte-d’Or pour la région  Bourgogne-Franche-Comté ;
  • François Orlandi en Haute-Corse pour la région  Corse ;
  • Laurent Somon dans la Somme et Jean-René Lecerf dans le Nord pour la région Nord-Pas-de- Calais-Picardie ;
  • Hervé Saulignac (sortant) dans l’Ardèche pour la région  Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • Mathieu Klein en Meurthe-et-Moselle et Patrick Weiten dans la Moselle pour la région  Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine ;
  • Josette Borel-Lincertin pour la région  Guadeloupe ;
  • Nassimah Dindar pour la région  de La Réunion ;
  • Alain Tien-Liong pour la région  Guyane ;

Et de huit maires de communes de plus de 100 000 habitants :

  • Patrice Bessac, sortant, maire de Montreuil (93), et Brigitte Kuster (sortante), maire du 17e arrondissement de Paris (75) pour l’Ile-de-France ;
  • Philippe Saurel, maire de Montpellier (34), et Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes (30) pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ;
  • Jean Rottner, maire de Mulhouse (68) pour la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Christian Estrosi, député-maire de Nice (06) pour la région Paca ;
  • Brigitte Fouré, maire d’Amiens (80) pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
  • et Gilbert Annette, maire de Saint-Denis pour La Réunion.

178 parlementaires candidats

Par ailleurs, 23 eurodéputés et surtout 155 parlementaires nationaux (103 députés et 52 sénateurs), malgré la future interdiction de cumul avec un exécutif local en 2017, sont candidats.

Or, ceux qui seront élus et accéderont à l’exécutif régional devront ensuite abandonner ce mandat exécutif régional en cas de réélection à leur siège parlementaire, puisque la loi sur le non-cumul s’applique à tout parlementaire à compter du premier renouvellement de l’assemblée à laquelle il appartient suivant le 31 mars 2017, et que le texte impose aux « cumulards » d’exercer leur dernier mandat en date, à savoir le mandat parlementaire(1).

Le mandat parlementaire s’imposera dès 2017

Des membres d’exécutifs régionaux élus en décembre 2015 pourraient donc devoir abandonner ce mandat s’ils se représentent et sont élus dans leur assemblée respective lors des renouvellements :

  • de juin 2017 pour l’Assemblée nationale, 
  • de septembre 2017 pour le Sénat,
  • de 2019 pour le Parlement européen.

A noter enfin que sur l’ensemble de la France, l’âge moyen des candidats est de 49 ans. Les plus jeunes candidats ont 18 ans (69 candidats), les plus vieux 94 ans (2 candidats).

Note 01:

Contrairement aux dispositions actuelles qui prévoient que les élus ont le libre choix du mandat auquel ils renoncent. - Retourner au texte

Sommaire du dossier

21 articles Lire le 1er article

Réagissez à cet article

  1. Voici un article très intéressant où l’on voit un grand nombre d’élus: députés européens, députés, sénateurs, maires de grandes villes postuler pour devenir conseillers régionaux???

    A la lecture des résultats du premier tour de ces élections, il est temps de se demander si telle est la volonté du peuple: disposer d’élus aux multiples casquettes…

    Enfin, c’est un peu facile de solliciter le suffrage des électeurs en gardant bien au chaud un ou plusieurs mandats en cours… sans dire lequel on va abandonner.
    Beaucoup pense, à tord ou à raison, que les élus aux multiples casquettes ne le font que pour cumuler les indemnités (dans la limite fixée par la loi).
    Il me semble qu’il serait souhaitable que les élus, pour rompre le cou à cette calomnie, votent une loi interdisant le cumul des indemnités: peu importe le nombre de mandats (ou de fonctions exercées par mandat); l’élu ne dispose que d’une seule indemnité.

    Il est temps de voter une telle loi; avant qu’il ne soit trop tard!

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous