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5e Baromètre du Courrier des maires 24/11/2015

La taille de la commune pèse sur les priorités budgétaires

par Aurélien Hélias
Finances locales, priorités budgétaires © Flickr-CC-ImagesMoney

Pour sa 5e édition, le Baromètre du Courrier des maires a consulté plus de 500 élus locaux mais aussi près de 220 agents territoriaux. A travers cette enquête réalisée sur les mois de septembre et octobre 2015, Le Courrier des maires a pris le pouls des élus sur l’exercice de leur mandat, leurs difficultés financières, leurs priorités d’action, leur souhait d’évolution du statut de l’élu, l’avenir de la commune et des intercommunalités, et bien sûr la manière dont ils ont préparé le grand rendez-vous de la COP 21. Aujourd'hui, focus sur les secteurs impactés par la baisse des financements.

Cet article fait partie du dossier:

De l'urgence financière à l'urgence climatique : le 5e Baromètre du Courrier des maires

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Ce n’est pas une surprise : face à la chute des dotations, les élus font de la réduction des dépenses de fonctionnement leur premier levier d’adaptation à 82% et même à 87% dans les villes de plus de 20 000 habitants.

En deuxième lieu vient l’optimisation des coûts (72%), même si celle-ci trouve ses limites dans les plus petites villes (61%).

Les coupes dans le fonctionnement étant nécessaires mais insuffisantes, c’est aussi l’investissement qui se voit réduit par 47% des élus et ce de manière inversement proportionnelle à la taille des communes : 58% des petites communes, 45% des petites villes (5 000 à 20 000 hab.) et « seulement » 34% au-delà.

Voie fiscale : un sur cinq

Autre enseignement, le recours à davantage « d’argent frais » est très limité : seuls 20% des élus ont décidé ou ont été contraints d’augmenter la fiscalité (un quart pour les petites communes) et 7% ont choisi d’emprunter davantage.

Voie ambitieuse vue la morosité économique : 19% prévoient d’augmenter leurs ressources en développant de nouvelles activités économiques.

Reste que les secteurs affectés par la baisse des financements sont nombreux : les recrutements arrivent en tête (65% et même 77% dans les villes de plus de 20 000 habitants), les subventions aux associations sont baissées par un élu sur deux. Quant aux nouveaux équipements, seuls 29% des élus peuvent se les permettre (23% dans les plus petites communes).

 

 

La réaction

« Recrutements : savoir différencier »

« Baisser les dépenses de fonctionnement est partagé par tous, mais ce sera moins possible en 2016 : on ne pourra s’en sortir sans tailler sur les services, horaires d’ouverture, encadrement, etc. Côté équipements, la crainte réside sur l’entretien de ceux existants, ce qui ne dépend que du maire, les adjoints ayant tendance à vouloir en créer de nouveaux… Sur les recrutements, il faut différencier les secteurs où il n’est plus question d’embaucher – services supports, comptabilité -, et ceux où il faut répondre à la demande : crèches, aides à domicile, assistants scolaires… Le personnel produit le service ! »
Philippe Laurent, maire de Sceaux (92), secrétaire général de l’AMF

Références

  • Fiche technique. Etude qualitative en ligne réalisée du 1er septembre au 5 octobre auprès de 520 élus locaux auxquels s’ajoutent 222 agents territoriaux (dont 30 % de DGS ou DGA) pour la partie COP 21.

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