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Attentats du 13 novembre 18/11/2015

Attentats de Paris : compassion et valeurs républicaines, les élus locaux parlent d’une même voix

par Marion Esquerré
Attentats de Paris : le deuil national, les larmes © Flickr-CC-W.Crochot

Ayant annulé la tenue du Congrès des maires à la suite des attentats du 13 novembre, l'Association des maires de France (AMF) réunit les maires aujourd'hui, à Paris, autour d'une « réunion exceptionnelle des maires de France pour exprimer leur profond attachement aux valeurs de la République ». Depuis le lendemain des actions terroristes, les témoignages de solidarité et condoléances des associations d'élus locaux aux victimes et familles de victimes se succèdent.

L’Assemblée des départements de France était la première, le 14 novembre, à réagir aux « lâches attentats de la nuit dernière ». « Dans la guerre déclarée entre notre civilisation et la barbarie, il n’y a qu’une France », déclarait l’association avant d’ajouter : « ses départements de métropole et d’outre-mer sont au service de son unité et de sa force, si nécessaires, dans cette tragédie », réaffirmant la disponibilité des élus et des agents pour aider l’Etat « à protéger nos compatriotes ».

Comme dans toutes les administrations, dans le cadre du deuil national de trois jours décrété par le président de la République, les régions ont fait respecter en leur sein la minute de silence lundi à midi, en hommage aux victimes.

En pleine campagne pour les élections régionales, « les formations politiques ont suspendu la campagne », a indiqué l’ARF dans un communiqué, le 16 novembre. Et « les présidents de région ont appelé à l’unité nationale face à cette terrible épreuve pour notre pays », relevant que ces « actes de barbarie » étaient « les plus meurtriers jamais commis sur notre territoire depuis 1945 ».

Ne pas tomber dans la stigmatisation

Pour les maires ruraux (AMRF) qui ont salué « la ferveur manifestée partout en France et à l’étranger » dans un communiqué du 15 novembre, ces « actes inqualifiables » ont « exclu définitivement leurs auteurs et leurs soutiens de la communauté humaine ».

Mais ils mettent en garde contre la tentation de la résignation, invitant la population « à une résistance permanence et sans faille afin de préserver les valeurs universelles de la République, à ne pas se laisser abuser par une récupération politique indigne et à ne pas stigmatiser injustement, en restant vigilante et lucide ».

Education et culture contre l’obscurantisme

Dans un long communiqué du 16 novembre, les élus des communes pour la culture (FNCC) s’interrogent : « Et aujourd’hui ? Comment réagir quand une manifestation aussi paisible du plaisir d’être ensemble qu’assister à un concert, un match amical ou simplement passer une soirée au restaurant se mue en un processus de mort collective ? ».

En l’honneur des victimes, « aux côtés de leurs proches et au nom de tous les élus de France, poursuit la fédération, nous proclamons notre détermination à promouvoir plus que jamais l’éducation et la culture, seuls antidotes à l’obscurantisme et à défendre notre manière de vivre ensemble, dans la tolérance et par l’intelligence ».

Rôle premier des maires

Les maires des petites villes (APVF) insistent quant à eux sur le rôle des maires et des élus locaux qui « se doivent d’être au premier rang pour défendre les valeurs [de la République] et redire, dans les circonstances présentes, toute leur actualité ». Dans un communiqué du 16 novembre, l’APVF appelait ses adhérents à participer au rassemblement organisé aujourd’hui-même à Paris par l’AMF.

Même appel auprès de ses adhérents de la part de France urbaine, l’association née le 9 novembre de la fusion des associations des maires de grandes villes et des communauté urbaines, qui dans son communiqué du 16 novembre a « salué le travail des forces de l’ordre et des personnels de secours » et « adressé un message amical à Anne Hidalgo, maire de Paris, et à l’ensemble des élus de la région parisienne, confrontés à l’une des plus graves crises de l’histoire de notre pays ».

Priorité à la sécurité

Enfin, Villes de France (ex-Fédération des villes moyennes), sous la plume de Caroline Cayeux, sa présidente, et Jean-François Debat, son vice-président, ont choisi de consacrer leur réaction officielle, diffusée le 17 novembre. « Passée cette période d’indignation légitime, les pouvoirs publics doivent aujourd’hui agir pour garantir la sécurité, droit fondamental dans notre Constitution », affirme l’association. Sans « la sûreté des personnes et des biens », « la liberté de pensée, de croire, d’écrire, de manifester, de posséder ou d’entreprendre ne serait plus possible ».

Faisant référence à l’annonce du président de la République du projet de prolonger l’état d’urgence pendant trois mois – alors que la loi prévoit une durée limitée à 12 jours – et aux conséquences de ce régime particulier, les villes de France ont affirmé leur implication « pour assurer la sécurité des personnes et des biens ». « L’Etat et nos concitoyens peuvent compter sur les maires et présidents d’intercommunalité pour animer et préserver les fondements de notre démocratie », conclut-elle.

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