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Ressource documentaire 10/08/2015

Aménager les nouvelles ruralités

par La rédaction
Zoom sur les nouvelles ruralités © CGET

L’urbanisation modifie profondément la société française et marque la disparition de la société rurale traditionnelle. A la recherche d’aménités (confort spatial, qualité de vie et foncier disponible), de nouvelles populations s'établissent dans les campagnes et mettent ainsi fin à plusieurs décennies d’exode rural. Cette évolution nécessite de promouvoir un aménagement à la mesure des nouvelles ruralités pour qu’elles constituent des opportunités et de vrais atouts pour le développement à long terme de la France.

Ce document offre une rapide synthèse de l’état des lieux des campagnes françaises conduit par Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) à la demande des ministères de l’Egalité des territoires et de la Ville. Il a pour objectif de conforter les territoires ruraux et de raviver leurs ambitions dans la foulée du comité interministériel aux ruralités qui s’est tenu le 13 mars 2015 à Laon (Aisne), présidé par Manuel Valls.

5% de Français hors de l’influence des villes

Aujourd’hui, selon l’Insee, 95 % des Français vivent dans des communes sous influence urbaine : 65% dans un pôle urbain et 30 % dans les espaces périurbains, ce qui représente respectivement 42,5 et 19,4 millions de personnes. Les Français ne sont plus que 5%, soit 3 millions d’habitants, à résider dans des communes hors de l’influence des villes.

L’urbanisation de la société française marque la disparition de la société rurale traditionnelle. Elle s’est traduite, quel que soit le lieu habité, par une homogénéisation culturelle que l’on constate au travers des modes de vie et de consommation ainsi que des attentes des citoyens en matière de mobilité, de services, de connectivité, etc. Cette évolution du nouveau mode de vie a été facilitée par l’installation d’habitants des villes dans les campagnes.

Ces arrivées – motivées par la recherche de confort spatial, de qualité de vie et de foncier plus disponible – ont mis fin à plusieurs décennies d’exode rural. L’urbanisation qui en découle brouille en partie les représentations traditionnelles des territoires.

Les campagnes, petites villes incluses : 27,4 millions d’habitants

Ainsi, si l’on regroupe, parmi les campagnes, l’ensemble des petites villes, bourgs, espaces périurbains et hors d’influence des villes, qui partagent une densité de population relativement faible (moyenne de 54,4 hab./km2), les campagnes comptent plus de 27,4 millions d’habitants.

Ainsi, 43,8% de la population totale, répartis sur 90% du territoire, résident en dehors des grands pôles urbains comprenant plus de 10 000 emplois. Sous les effets conjugués de l’urbanisation, des mobilités, de l’économie ou du numérique, les campagnes se transforment. Selon leurs atouts et leurs spécificités, elles adoptent des trajectoires très variées.

Trois grands profils

  • Les campagnes denses des villes, du littoral et des vallées urbanisées connaissent une forte croissance de leur population (16,6 millions d’habitants) et un développement important de leur économie présentielle grâce au dynamisme des villes qui les animent.
  • Les campagnes agricoles et industrielles se situent en périphérie plus lointaine des pôles urbains, plutôt dans la partie nord du pays. Les populations (5,6 millions d’habitants) y ont des niveaux de qualification faibles, et un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale.
  • Les campagnes à très faible densité (5,2 millions d’habitants), surtout localisées dans le centre et le sud du pays, connaissent un brassage de populations. Leur vieillissement est important ; le niveau de revenu et l’accessibilité aux services courants s’avèrent très en dessous de la moyenne française.

Références

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