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Assemblée des départements de France 04/08/2015

André Viola (Aude) tentera de développer la coopération décentralisée à peu de frais

par Aurélien Hélias
André, Viola, président du conseil départemental de l'Aude

Ils sont 13 présidents de conseil départemental à avoir été nommés le 10 juin à la tête d’une commission thématique à l’ADF, dans la foulée du changement de majorité de l’association désormais présidée par Dominique Bussereau. Chaque jour, Le Courrier des maires vous fait découvrir le profil d'un de ces élus, ses réalisations locales et ses prises de position dans le champ de compétence attribué, et les enjeux à relever dans le contexte financier et institutionnel issu notamment de la loi Notre. Aujourd’hui, le président de la commission Relations internationales et coopération décentralisée, André Viola (Aude).

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Ancien secrétaire national chargé de la coopération décentralisée et des relations internationales à la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), le président du département de l’Aude et du groupe de gauche à l’ADF est depuis longtemps un farouche partisan de la coopération décentralisée.

« Mener des politiques publiques incitatives et participatives à l’échelle locale, s’impose progressivement comme un troisième pilier du développement aux côtés des politiques macroéconomiques et des politiques sectorielles dont on connaît aujourd’hui les limites. C’est une voie pour lutter contre la crise économique, financière et sociale et pour inverser le processus vers le développement et la croissance territoriale », expliquait-il fin 2013.

L’Aude impliquée en Afrique noire et en Méditerranée

Pour le département de l’Aude qu’il dirige depuis 2011, André Viola explique avoir deux « secteurs prioritaires d’intervention » :

  • d’abord l’Afrique subsaharienne, « avec nos actions historiques avec le Burkina Faso ou plus récemment notre action au Mali, à Bamako, avec le soutien à la mise en place d’un centre culturel en pleine guerre, centre dont est issue une troupe de théâtre qui vient de se produire dans le cadre du festival de la Cité », explique ce membre du Conseil national du développement et de la solidarité internationale et de la Commission nationale de la coopération décentralisée. Cette dernière, qui lie Etat et collectivités, a d’ailleurs vu son rôle renforcé depuis l’adoption de la loi d’orientation et de programmation relative au développement et à la solidarité internationale le 7 juillet 2014 ;
  • deuxième priorité : le pourtour méditerranéen, « avec des coopérations au Liban », rappelle celui qui fut aussi président de l’Arc latin, réseau de collectivités du pourtour méditerranéen en France, Italie et Espagne, de 2011 à 2014. Il œuvre depuis au dialogue avec la rive sud de la Méditerranée.

La COP 21 en ligne de mire

En janvier dernier, quelques jours avant la conférence sur le financement de Gavi(1), organisation qui facilite la vaccination dans les pays du Sud, André Viola faisait partie des onze élus locaux signataires d’une tribune publiée par Médiapart invitant la France à maintenir son soutien financier au programme de santé publique et appuyer ainsi l’effort de « nos collectivités territoriales [qui] coopèrent avec nos homologues africaines sur la gestion des déchets, l’agriculture, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ou l’éducation ».

 Le 23 juin, l’élu tenait la première réunion de la commission relation internationales et coopération décentralisée, dédiée notamment à la prochaine COP 21.


Une semaine plus tard, il assistait à l’allocution du chef de l’Etat au forum de l’action internationale des collectivités territoriales, qui donnait le ton de ce que devait être désormais cette coopération entre administrations territoriales au-delà des frontières nationales. 

« Les collectivités locales françaises ont toute leur part dans une politique d’action internationale, qui peut avoir les mêmes principes que celle que l’Etat conduit, c’est-à-dire le respect de l’indépendance, la solidarité, la capacité de porter des projets de développement et le respect des peuples », plaidait-il.

L’action internationale comme levier de développement économique

Au-delà des actions symboliques pour promouvoir la paix entre les peuples, les actions de solidarité et de développement, François Hollande a appelé les exécutifs locaux à développer plus encore « une troisième étape » de leur action internationale, autour « des enjeux de l’environnement, du développement durable ».

Avec bien sûr en ligne de mire cette COP 21. « Les collectivités locales auront notamment leur place lors la Conférence sur le climat pour bâtir ce que l’on appelle l’“Agenda des solutions” », a-t-il prédit.

Outre les domaines universitaire, scientifique et la culture, le chef de l’Etat envisage aussi cette coopération décentralisée avec la participation des entreprises, en termes de levier de développement économique. Et de citer s’agissant des départements le conseil départemental du Val-d’Oise qui « a engagé avec des entreprises japonaises, depuis longtemps, une coopération qui permet aujourd’hui de créer des emplois en France, comme il y en a eu au Japon ».

Avec autant d’axes de travail à défricher, on comprend donc mieux la création de cette commission à l’ADF même si peu de départements devraient trouver des budgets conséquents pour soutenir ces politiques non obligatoires en ces temps de disette budgétaire…

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