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Données publiques et « ville intelligente » 23/06/2015

« La donnée recueillie doit être utilisable aussi bien par les habitants que par les entreprises »

par Sophie Maréchal
Karine Daugnin-Sauze, vice-présidente du Grand Lyon © E. Soudan/Alpaca

Karine Dognin-Sauze, vice-présidente du Grand Lyon, en charge de l’innovation et des nouvelles technologies, précise les modalités d'utilisation des données recueillies par la métropole lyonnaise dans le cadre de sa stratégie de « smart city » (ville intelligente).

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Fibre optique, e-services, éducation, patrimoine... les chantiers numériques des collectivités

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Courrierdesmaires.fr. Quelle est votre définition de la donnée publique ? A qui appartient-elle ?

Karine Dognin-Sauze. Dans une ville, il existe différentes natures de données collectées et enregistrées à plusieurs endroits. Il y a beaucoup de fantasmes autour de ce sujet, mais la seule chose à retenir est la valeur de cette donnée dans une stratégie de smart city.

Au Grand Lyon, nous avons commencé par mettre en ligne les données publiques dont nous étions propriétaires. Ouverte il y a deux ans, la plateforme smart data propose aujourd’hui 539 jeux de données, essentiellement géographiques et de transport.

On y trouve aussi bien l’image du relief et des ombrages du relief du Grand Lyon, que des données très précises sur l’occupation du sol, les 5 000 points d’intérêt touristique ou encore l’historique du trafic routier.

 

Notre parti pris est la mise à disposition des données avec un niveau de traitement de qualité pour faciliter la création de nouveaux services.”

 

Comment organisez-vous en ligne les jeux de données ?

K. D.-S. Ils sont consultables à partir de 14 thématiques. Nous proposons deux niveaux de traitement. L’un, où la donnée est brute. L’autre, où elle est préparée avec des logiciels associés pour une réutilisation dans d’autres programmes.

Ainsi, nous satisfaisons les développeurs aguerris et les débutants. Notre parti pris est la mise à disposition des données avec un niveau de traitement de qualité pour faciliter la création de nouveaux services.

La donnée ne se transforme pas seule, elle doit être utilisable aussi bien par les habitants, les start-up et les PME, que par les grandes entreprises.

 

Concrètement comment cela se traduit-il avec les entreprises ?

K. D.-S. Nous avons inauguré, dans le quartier de la Part-Dieu, en novembre 2014, Tuba, un laboratoire urbain collaboratif dédié à l’exploitation des données publiques et privées.

De grands groupes industriels qui ne diffusent pas leurs données en open data travaillent aux côtés de start-up de profils et d’horizons différents. Ils transformeront toutes ces données en services innovants.

La mobilité, la prospective urbaine, la santé et l’environnement sont les domaines retenus. Depuis deux ans, nous avons aussi accompagné des projets dans le domaine de la mobilité, comme Optimod pour Lyon Métropole et sa version européenne, Opticities.

Ces deux applications multimodales exploitent des données de sources multiples et réalisent des analyses prédictives de trafic à une heure.

 

Où sont stockées les données urbaines ?

K. D.-S. Nous avons le devoir d’assurer la neutralité du stockage de ces données. Nous encourageons la mise en place de « clouds » à l’échelle de l’agglomération, hébergés par des centres de données installés sur notre territoire.

Il faut mettre en cohérence ces projets qui brassent de la donnée urbaine, avec un volet d’accompagnement des entreprises du territoire.

Entretien publié dans le dossier « Smart cities » du Courrier des maires et des élus locaux n° 288, mars 2015 (p. 25)

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