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Elections des exécutifs départementaux 03/04/2015

Même couleur politique, mais nouveaux visages dans 23 départements

par Aurélien Hélias, Martine Kis
Philippe Bas, sénateur LR de la Manche, président de la commission des lois © VisualPressAgency

Aux côtés des 50 départements qui ont réélu leur président, 23 conseils départementaux ont conservé la même majorité politique mais avec un nouveau patron de l’exécutif, comme Philippe Bas dans la Manche (photo). Le plus souvent parce que le président en place ne se représentait pas. Plusieurs succèdent à des figures locales installées à la tête du département pendant parfois plus de 15 ans. Quels sont ces 23 nouveaux visages… de la continuité politique locale ?

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Elections départementales : une équation à plusieurs inconnues

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Ils incarnent la continuité politique à droite

 

Hautes-Alpes : Jean-Marie Bernard pour mieux représenter la ruralité ?

L’UMP Jean-Marie Bernard succède à l’UMP Michel Roy dans les Hautes-Alpes (05). Election mouvementée qu’il emporte finalement contre un autre candidat de droite avec les voix de la gauche, par 16 voix contre 14. La candidate de gauche s’était retirée, afin de permettre à la ruralité d’être mieux représentée face à la métropole.

 

Meuse : Claude Léonard, celui qui refuse tout cumul

Changement à l’intérieur de la droite dans la Meuse (55). Le président sortant, l’UDI Christian Namy, battu dans une triangulaire, cède son fauteuil à Claude Léonard (UMP). Il est conseiller général depuis 2008. Il a la particularité, rare à ce poste, de n’avoir aucun autre mandat électif.

 

Vosges : François Vannson succède à l’ancien président du Sénat Christian Poncelet

30 sièges sur 34. Le député François Vannson (UMP), le successeur de Christian Poncelet, ancien président du Sénat qui, après 40 ans à la tête du département des Vosges (88), ne se représentait pas, dispose d’une majorité confortable. Membre de la Droite populaire, il a déjà annoncé qu’il se représenterait pas aux législatives de 2017.

 

Loiret : Hugues Saury, élu UMP aux multiples casquettes locales

Maire UMP d’Olivet depuis 2001, président de l’agence d’urbanisme de l’Agglomération orléanaise, 3e vice-président de « l’AgglO », Hugues Saury succède dans le Loiret (45) au sénateur et « Monsieur départementales » de l’UMP, Eric Doligé, qui présidait le conseil général depuis 1994, mais ne se représentait pas.

 

Manche : le président de la commission des lois du Sénat Philippe Bas s’impose

Le sénateur UMP et président de la commission des lois, Philippe Bas, prend la tête du conseil départemental de la Manche (50), largement acquis à la droite avec 40 siège sur 54. L’ancien ministre délégué à la Sécurité sociale et aux personnes âgées (2005 à 2007) succède ainsi à Jean-François Legrand (UMP puis divers droite) qui dirigeait le département depuis 1998. Philippe Bas est aussi premier adjoint au maire de Saint-Pois et premier vice-président de l’intercommunalité de Villedieu-les-Poêles.

 

Bas-Rhin : Frédéric Bierry promu de la vice-présidence à la tête de l’exécutif

Maire de Schirmeck et vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin (67), Frédéric Bierry (UMP) en prend la tête. Il succède à Guy-Dominique Kennel qui ne se représentait pas. Frédéric Bierry disposera d’une majorité de 38 élus de droite contre 8 à gauche et aucun élu FN. 

 

Haut-Rhin : le député UMP Eric Straumann prend la tête de la vague bleue locale

Le député UMP Eric Straumann dirigera un département du Haut-Rhin (68) largement à droite : 32 sièges sur 34… Il succède à Charles Buttner, à la tête du conseil général depuis 2004 et qui ne se représentait pas.

 

Rhône : Christophe Guilloteau, la transition douce UDI-UMP

L’UMP Christophe Guilloteau, député depuis 2002, a été élu à la présidence du conseil départemental du Rhône (69). Il succède à Danielle Chuzeville, qui avait elle-même pris la suite de l’UDI et ancien ministre de l’Espace rural et de l’aménagement du territoire, Michel Mercier, en 2013.  Christophe Guilloteau prend la tête d’un département dépecé d’une large partie de son territoire, les territoires urbanisés ayant rejoint depuis le 1er janvier 2015 la nouvelle Métropole de Lyon, à statut particulier.

 

Sarthe : Dominique Le Méner, « promu » président dans le fief filloniste

Député UMP et jusqu’alors vice-président du conseil départemental depuis 1992, Dominique Le Méner prend la tête du conseil départemental de la Sarthe (72) en succédant à un autre UMP,  Jean-Marie Geveaux, qui ne se représentait pas. Patron de l’UMP de la Sarthe, Dominique Le Méner pourra compter sur le soutien de 26 élus de droite sur 42 conseillers départementaux.

 

Var : Marc Giraud, un maire bien ancré succède à une autre figure locale

Maire UMP de Carqueiranne depuis 18 ans, conseiller général depuis 1999, Marc Giraud succède à Horace Lanfranchi (UMP), président du conseil général du Var (83) depuis 2002. La gauche est absente de l’assemblée départementale, au contraire du FN représenté par 6 élus sur les 54 conseillers départementaux.

 

Vendée : Yves Auvinet, le président UDI qui tourne définitivement la page villiériste

Maire de la Ferrière depuis 1994, président de l’association des maires depuis 2008, conseiller général des Essarts depuis 2010 après avoir remplacé Bertrand de Villiers (frère de Philippe, l’ancien patron du département jusque 2010), Yves Auvinet (UDI) est le nouveau président du conseil départemental de Vendée (85). Il succède à un autre « villiériste » historique passé à l’UMP en 2010, le sénateur Bruno Retailleau, président du groupe UMP au Sénat, qui, lui, vise la présidence de la région Pays-de-la-Loire en 2015.

 

Vienne : Bruno Belin, nouveau visage UMP d’un département rural

Vice-président du département depuis 7 ans, l’UMP Bruno Belin succède à la tête du conseil départemental de la Vienne (86) à Claude Bertaud (Divers droite) qui ne se représentait pas. Elu en 2001 au conseil général, Bruno Belin disposera d’une large majorité de 30 élus acquis à sa cause sur 38.

 

Corse-du-Sud : Pierre-Jean Luciani remporte un important mandat exécutif

Pierre-Jean Luciani, Ddivers droite, a été élu au 3e tour de scrutin président de Corse-du-Sud (2A) au bénéfice de l’âge. Le successeur du sénateur UMP Jean-Jacques Panunzi a exercé depuis près de 30 ans divers mandats locaux, principalement non exécutifs (conseiller municipal d’Ajaccio, conseiller territorial de l’Assemblée de Corse et conseiller départemental). Pierre-Jean Luciani présidera le conseil départemental jusqu’en décembre 2017, les deux départements de Corse devant fusionner au sein d’une collectivité unique au 1er janvier 2018.

  

Ils incarnent la continuité politique à gauche

 

Dordogne : Germinal Peiro, un député-maire à la tête du département

Le député PS et ancien maire de Castelnaud-la-Chapelle, Germinal Peiro,  remplace à la tête du conseil départemental de Dordogne (24) Bernard Cazeau, qui ne se représentait pas. Il préside à ce jour la communauté de communes du Canton de Domme.

 

Finistère : Nathalie Sarrabezolles, l’une des rares nouvelles femmes présidentes

Conseillère générale depuis 2008, Nathalie Sarrabezolles (PS) succède à Pierre Maille, qui dirigeait le département du Finistère (29) depuis 2008, mais ne se représentait pas. Celle qui était jusqu’alors vice-présidente du conseil général du Finistère en charge des Ssolidarités bénéficiera d’une plus faible majorité que son prédécesseur : 28 élus sur 54.

 

Gard : Denis Bouad succède au président PS battu dans son canton

Elu du canton d’Uzès, le socialiste Denis Bouad succède dans le Gard (30) à Jean Denat, battu dans son canton. Maire de Blauzac depuis 1989, il était jusqu’à présent premier vice-président du conseil départemental aux côtés de Jean Denat, président sortant mais battu dans son canton de Vauvert. Il préside aussi Habitat du Gard, l’office HLM du département. Sa majorité sera fragile : 22 élus à gauche sur 46, 4 élus FN ayant accédé à l’assemblée départementale.

 

Haute-Garonne : Georges Méric après un règne de 27 ans de  Pierre Izard

Conseiller général depuis 1988, Georges Méric succède en Haute-Garonne (31) à Pierre Izard, qui présidait le département depuis 1988, mais ne se représentait pas. « Simple » conseiller municipal de Nailloux après en avoir été maire (1983-2008), Georges Méric sera soutenu par 48 des 54 conseillers départementaux.

 

Gironde : le PS Jean-Luc Gleyze tourne la page Madrelle

Le socialiste Jean-Luc Gleyze succède à l’historique Philippe Madrelle (PS), sénateur PS qui présidait le conseil départemental de Gironde (33) depuis 1988. Conseiller général depuis 10 ans, Jean-Luc Gleyze prend la tête du plus grand département de France, avec une confortable majorité : 44 élus, contre 20 à la droite et 2 FN.

 

Hérault : Kléber Mesquida, un député prend la tête de l’exécutif

Déjà à gauche, l’Héraut (34) s’est doté d’un nouveau président : Kléber Mesquida (PS), conseiller général depuis 1994, élu président avec 36 voix sur 50 votants. Député depuis 2002, le président de la communauté de communes du Pays Saint-Ponais succède à André Vezinhet, président de 1998 à 2015, qui ne se représentait pas.

 

Ille-et-Vilaine : Jean-Luc Chenut a la tête d’une majorité qui reste confortable

Maire du Rheu, conseiller général PS depuis 2008, Jean-Luc Chenut s’installe dans le fauteuil de président du conseil départemental d’Ile-et-Vilaine (35) et succède à Jean-Louis Tourenne (PS) qui ne se représentait pas. Il aura l’appui de 34 élus à gauche, contre 20 à droite.

 

Haute-Vienne : Jean-Claude Leblois, un « départementaliste » chevronné

Successeur de Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente du groupe majoritaire de gauche à l’ADF qui ne se représentait pas, Jean-Claude Leblois est conseiller général de Haute-Vienne (87) depuis 2004 et revendique clairement son attachement à l’échelon départemental. Le nouveau président (PS) dispose de 22 sièges sur 42, auxquels il faut ajouter 4 sièges pour l’union de la gauche, 2 Front de gauche et 2 Divers gauche. Limoges est cependant perdue, ce qui confirme le résultat des municipales de 2014.

 

Tarn-et-Garonne : Christian Astruc, l’indépendant qui détrône Jean-Michel Baylet

Prenant acte que son conflit avec un élu sans étiquette risquait de faire perdre le département à la gauche, l’historique président du département (depuis 1985) Jean-Michel Baylet (PRG) a renoncé à se présenter. Il a soutenu Marie-Claude Nègre, autre élue PRG. Mais c’est l’indépendant Christian Astruc, étiqueté Divers gauche par le ministère de l’Intérieur — bien que s’étant présenté aux élections sans étiquette —, car il siégeait dans le groupe des Radicaux de gauche jusqu’à ce jour, qui l’emporte dans le Tarn-et-Garonne (82), soutenu par la droite.

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