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Exécutifs des conseils départementaux 03/04/2015

Elections départementales : qui sont les présidents de conseils départementaux réélus ?

par Aurélien Hélias, Martine Kis
Alain Lambert, président du conseil départemental de l’Orne © P. Marais

Comme Alain Lambert dans l'Orne (en photo), ils sont 47 présidents de conseils départementaux, dont plusieurs entament leur troisième ou quatrième mandat, à avoir été réélus à la tête de leur collectivité le 2 avril 2015. Et même 50, si l'on compte les trois présidents restés en place car "exemptés" d'élections (Paris et deux départements d'outre-mer). La moitié des 101 départements français ne change donc pas de visage malgré la modification du mode de scrutin, la réforme de la carte des cantons et la parité imposée...

Cet article fait partie du dossier:

Elections départementales : une équation à plusieurs inconnues

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Sur les 50 présidents de conseils départementaux qui restent en place, la quasi-parité politique est de mise : 26 sont étiquetés à droite, et 24 à gauche.

 

Alpes-de-Haute-Provence – Gilbert Sauvan (PS)

Le député socialiste Gilbert Sauvan reste président du conseil départemental Alpes-de-Haute-Provence (04), qu’il préside depuis 2012. Il y bénéficie d’une majorité de 20 élus, contre 10 à droite.

 

Alpes-Maritimes – Eric Ciotti (UMP)

Président depuis 2008, Eric Ciotti (UMP) conserve son fauteuil à la tête des Alpes-Maritimes (06). Son nom est évoqué par ceux qui souhaitent voir un parlementaire UMP (et non UDI) prendre la tête de l’Assemblée des départements de France. Eric Ciotti est également député et secrétaire national de l’UMP chargé des questions de sécurité.

 

Ardèche – Hervé Saulignac (PS)

Grâce à la réélection d’Hervé Saulignac, par 24 voix sur 34, l’Ardèche est le seul département de Rhône-Alpes à rester à gauche. Le président  a demandé à chaque postulant à une vice-présidence de renoncer au moins à un mandat exécutif pour exercer leur mission.

 

Ardennes – Benoît Huré (UMP)

Benoît Huré, sénateur (UMP), a été réélu président du conseil départemental par 31 voix pour 7 bulletins blancs. Il était le seul candidat à sa succession à un poste qu’il occupe depuis 2004.

 

Ariège – Henri Nayrou (PS)

Henri Nayrou (PS) garde l’Ariège avec 16 sièges pour le PS, 6 Divers gauche et 4 Divers droite. Le chef de file de la majorité départementale n’exerçait la présidence que depuis novembre 2014, avec la démission d’Augustin Bonrepaux, après avoir été conseiller général pendant 31 ans. Henri Nayrou est ancien journaliste et rédacteur en chef du « Midi Olympique ».

 

Aube – Philippe Adnot (Divers droite)

Le sénateur Divers droite Philippe Adnot conserve la tête du conseil départemental de l’Aube (10), qu’il détient depuis 1990. La gauche y a quasiment disparu : 1 seul élu socialiste contre 33 pour la droite.

 

Aude – André Viola (PS)

André Viola (PS) a été facilement réélu président : même les deux conseillers départementaux UMP ont voté pour lui. Un seul bulletin blanc : le sien. Pour sa part, le président avait été élu dans son canton dès le premier tour.

 

Aveyron – Jean-Claude Luche (UDI)

Le sénateur Jean-Claude Luche (UDI), réélu dès le premier tour, a retrouvé, pour la troisième fois, sa présidence, par 30 voix contre 16.

 

Calvados – Jean-Léonce Dupont (UDI)

Président depuis 2011, le sénateur UDI Jean-Léonce Dupont conserve la présidence du Calvados (14), où l’ancien maire de Bayeux accroît sa majorité : 34 sièges à droite sur 50.

 

Cantal : Vincent Descoeur (UMP)

© ANEM
Vincent Descoeur conserve la tête du conseil départemental du Cantal (15), qu’il dirige depuis 2001. L’ancien président de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem) est aussi conseiller communautaire à la communauté de communes du Pays de Montsalvy.

 

Charente-Maritime – Dominique Bussereau (UMP)

Dominique Bussereau© Flick
Face à une gauche divisée, le député (UMP)  et ancien secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau l’emporte facilement en Charente-Maritime (17), avec 33 voix sur 54. Il pourrait être le candidat de l’UMP à la présidence de l’Assemblée des départements de France, sauf s’il prend la tête de la liste de droite pour l’élection à la future grande région Aquitaine Poitou-Charentes Limousin.

 

Côte-d’Or – François Sauvadet (UDI)

François Sauvadet© Flickr-Medef

François Sauvadet a été réélu à la tête de la Côte-d’Or (21). Le député UDI et ancien ministre de la Fonction publique sous le quinquennat Sarkozy dirige le département depuis 2008. Son nom est évoqué pour diriger l’Assemblée des départements de France (ADF), mais il pourrait se « réserver » pour une candidature aux régionales, afin de ravir la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté, l’une des trois régions dont l’UDI réclame de diriger la liste commune avec l’UMP.

 

Gers – Philippe Martin (PS)

L’éphémère ministre de l’Ecologie Philippe Martin (juillet 2013-mars 2014) reste à la tête du  département du Gers (32) qu’il dirige depuis 2008, hormis durant son intermède au gouvernement. Sa majorité y est confortable : 22 sièges à gauche sur 34.

 

Eure-et-Loir – Albéric de Montgolfier (UMP)

Président du département de l’Eure-et-Loir (28) depuis 2001, le sénateur Albéric de Montgolfier conserve son fauteuil dans un département où la droite a failli réussir le grand chelem : 14 cantons sur 15. Albéric de Montgolfier s’appuiera ainsi sur 28 élus de droite sur 30, seul un binôme de gauche ayant réussi à se faire élire.

 

Landes – Henri Emmanuelli (PS)

Le député PS Henri Emmanuelli est réélu à la tête du département des Landes (40), qu’il dirige depuis 2000 après l’avoir présidé entre 1982 et 1997. Sa majorité reste large : 20 sièges sur les 30 du conseil départemental.

 

Indre – Louis Pinton (UMP)

Seul candidat en lice, le sénateur Louis Pinton (UMP) était assuré d’être réélu à la tête de l’Indre (36). Ce qui a été fait avec 20 voix, pour 6 abstentions. Un poste qui n’a plus grand-chose à lui apprendre, puisqu’il occupe le fauteuil présidentiel depuis 1998.

 

Loir-et-Cher – Maurice Leroy (UDI)

A la tête du département depuis 2004, le député UDI Maurice Leroy conserve le département du Loir-et-Cher (41). L’ancien ministre de la Ville de Nicolas Sarkozy pourra compter sur l’appui de 19 des 30 conseillers départementaux, voire de 4 élus supplémentaires étiquetés Modem.

 

Loire – Bernard Bonne (UMP)

Avec 28 voix contre 13 et un bulletin blanc, Bernard Bonne (UMP) est confortablement réélu pour assurer son troisième mandat à la tête du département de la Loire (42).

 

Haute-Loire – Jean-Pierre Marcon (UDI)

Jean-Pierre Marcon (UDI) affirme son emprise sur la Haute-Loire (43) avec une majorité de 32 sièges sur 38. Pour sa réélection, aucun opposition, la gauche ne présentant pas de candidat) et seulement 6 bulletins blancs.

 

Loire-Atlantique – Philippe Grosvallet (PS)

En fonction depuis 2011, Philippe Grosvallet (PS) conserve la tête du département de Loire-Atlantique (44). Mais il y disposera d’une très faible majorité : 32 élus sur 62 le soutiennent désormais.

 

Lot – Serge Rigal (PS)

Réélection mouvementée pour Serge Rigal (PS), qui ne présidait le département du Lot (46) que depuis avril 2014, avec le retrait de Gérard Miquel. Les militants socialistes lui ayant préféré Geneviève Lagarde, conseillère générale de Cahors, il s’était mis en congés du parti. Il l’a finalement emporté par 24 voix contre 9 pour sa rivale et un bulletin blanc.

 

Lot-et-Garonne – Pierre Camani (PS)

Le sénateur Pierre Camani (PS) reste président du conseil départemental du Lot-et-Garonne (47), qu’il dirige depuis 2008 et où il bénéficie pour le mandat à venir d’une nette majorité : 26 sièges à gauche sur 42.

 

Maine-et-Loire – Christian Gillet (UDI)

Le président sortant, Christian Gillet (UDI) conserve la tête du département du Maine-et-Loire (49) et pourra compter sur 30 des 42 élus de l’assemblée départementale.Maire de Vihiers de 1977 à 1995, conseiller départemental depuis 1988, Christian Gillet avait succédé en 2014 à Christophe Béchu (UMP), qui quittait la présidence après être devenu maire d’Angers.

 

Marne – René-Paul Savary (UMP)

Le sénateur (UMP) René-Paul Savary est président du conseil départemental de la Marne (51) depuis 2003. Avec 34 sièges à droite contre 10 à gauche et 2 pour le FN, il dispose d’une majorité confortable.

 

Haute-Marne – Bruno Sido (UMP)

Le sénateur Bruno Sido (UMP), chef de file des départements de droite à l’Assemblée des départements de France (ADF), a été réélu par 28 voix sur 36 à la tête d’un département de la haute-Marne (52) qu’il préside depuis 17 ans.

 

Mayenne – Oliver Richefou (UDI)

A la tête du conseil départemental de la Mayenne (53) depuis 2014 et l’élection de Jean Arthuis au Parlement européen, l’ancien maire de Changé et ancien président du centre de gestion du personnel territorial de la Mayenne Oliver Richefou reste aux commandes de la collectivité, avec une majorité renforcée : 31 élus à droite sur 34.

 

Meurthe-et-Moselle – Mathieu Klein (PS)

Mathieu Klein (PS) conserve la présidence du département de Meurthe-et-Moselle (54). Il avait succédé en avril 2014 à Michel Dinet (PS) après le décès de ce dernier. Sa majorité reste confortable : 28 élus sur 46.

 

Moselle – Patrick Weiten (UDI)

Seul candidat UMP-UDI, Patrick Weiten (UDI) a été réélu en Moselle (57), département qu’il dirige depuis 2011. Il disposera d’une majorité confortable : 39 sièges à droite sur 54.  

 

Nièvre – Patrice Joly (PS)

Réélu dans le canton de Château-Chinon, le président sortant Patrice Joly (PS) se satisfait des 10 cantons sur 17 remportés dans la Nièvre (58). Au premier tour, le FN était arrivé en tête dans le département.

 

Orne – Alain Lambert (UDI)

© A. Lambert
A la tête du conseil départemental depuis 2007, l’ancien sénateur et actuel médiateur des normes applicables aux collectivités territoriales Alain Lambert (UDI) conserve la tête du département de l’Orne (61) où il bénéficie de l’appui de 28 élus sur 42.

 

Pas-de-Calais – Michel Dagbert (PS)

Michel Dagbert (PS), qui avait remplacé Dominique Dupilet (PS) à la suite de la démission de ce dernier en juin 2014, conserve la présidence du Pas-de-Calais (62). Michel Dagbert disposera d’une plus faible majorité que pour le mandat précédent, avec désormais 41 élus sur 78 en sa faveur.

 

Puy-de-Dôme – Jean-Yves Gouttebel (PRG)

Président du conseil général du Puy-de-Dôme depuis 2004, Jean-Yves Gouttebel (PRG) a été réélu à la tête du conseil départemental du Puy-de-Dôme (63).  Sa majorité reste confortable : 43 sièges sur 62.

 

Hautes-Pyrénées – Michel Pelieu (PRG)

Président du conseil général des Hautes-Pyrénées (65) depuis 2011, Michel Pelieu (PRG) a été réélu pour un second mandat par 31 voix pour 3 votes blancs.  Un quasi-plébiscite facilement explicable : il était seul candidat. Un succès personnel malgré tout, le PRG ne représentant que 10 sièges sur 34.

 

Pyrénées-Orientales – Hermeline Malherbes (PS)

Présidente depuis 2010 après avoir succédé à Christian Bourquin qui avait pris la tête de la région, la sénatrice socialiste Hermeline Malherbes conserve la tête des Pyrénées-Orientales (66). Elle dispose d’une majorité de 20 élus sur 34.

 

Haute-Saône : Yves Krattinger (PS)

Soulagement pour Yves Krattinger (PS) qui estime avoir « livré la plus difficile de (ses) batailles » en Haute-Saône (70). Alors que le FN se maintenait dans 16 des 17 cantons, celui-ci a perdu tous ses duels. Le PS emporte 14 sièges, les Divers gauche 8, l’UMP 8 et les Divers droite 8. Le président a été élu par 22 voix contre 12 bulletins blancs. Yves Krattinger retrouve ainsi un fauteuil qu’il occupe depuis 2001.

 

Savoie – Hervé Gaymard (UMP)

En 2011, Hervé Gaymard (UMP) avait été élu au bénéfice de l’âge en Savoie (73). Cette fois-ci, il emporte 15 cantons sur 19. De quoi assurer une majorité confortable à celui qui, lors du mandat précédent, ne disposait que d’une voix de majorité.

 

Haute-Savoie – Christian Monteil (DVD)

Pas de suspens pour Christian Monteil (Divers droite), président sortant de Haute-Savoie (74) : la gauche n’a obtenu aucun siège. En réalité le danger venait de la droite divisée, et qui présentait une candidate UMP, malgré l’alliance UMP-UDI durant la campagne. Danger mitigé du fait de l’absence du consensus de l’UMP pour sa propre candidate… 

 

Yvelines – Pierre Bédier (UMP)

Pierre Bédier a été réélu président du conseil départemental des Yvelines (78). Seul candidat en lice à sa succession, il a recueilli l’unanimité des suffrages exprimés.  Déjà président du conseil général de 2005 à 2009, il était déjà à la tête du département depuis avril 2014, à la suite de la démission d’Alain Schmitz.

 

Tarn – Thierry Carcenac (PS)

Le socialiste Thierry Carcenac a pu garder son département du Tarn (81) avec 13 cantons sur 23. Un résultat marquant dans le département du projet du barrage de Sivens, soutenu par le président. Malgré sept triangulaires auxquelles il participait, le FN n’a emporté aucun siège.

 

Yonne – André Villiers (UDI)

Le président sortant André Villiers (UDI), ancien sénateur-maire de Vézelay, conserve son siège à la tête de l’Yonne (89) où la majorité de droite a conforté sa majorité avec 34 élus sur 42.

 

Val-de-Marne – Christian Favier (PCF)

Président du Val-de-Marne depuis 2011, Christian Favier (PCF) garde la tête du département du Val-de-Marne (94). Désormais seul communiste à la tête d’un département, il bénéficie d’une majorité composite Front de Gauche – PS – Divers Gauche -EELV – MRC, mais qui reste confortable : 28 élus en sa faveur sur 50.

 

Val-d’Oise – Arnaud Bazin (Divers droite)

Arnaud Bazin (Divers droite), soutenu par l’UMP, est réélu président du département du Val-d’Oise (95) qu’il dirige depuis 2011. Il y bénéficiera d’une écrasante majorité : 31 sièges sur 42.

 

Hauts-de-Seine – Patrick Devedjian (UMP)

A la tête du conseil général depuis 2007, le député UMP Patrick Devedjian conserve la présidence du conseil départemental des Hauts-de-Seine (92).

 

Seine-Saint-Denis – Stéphane Troussel (PS)

Ayant succédé à Claude Bartolone lorsque celui-ci est devenu président de l’Assemblée nationale en 2012, Stéphane Troussel (PS) conserve son fauteuil de président de l’exécutif de Seine-Saint-Denis (93). Mais sa majorité est désormais plus faible : 24 élus sur 42.

 

Haute-Corse – François Orlandi (PRG)

François Orlandi (PRG) a été réélu président du conseil départemental de Haute-Corse (2B). Il dispose d’une majorité de 17 sièges sur 30. Mais il ne présidera le conseil départemental que jusqu’en décembre 2017, les deux départements de Corse devant fusionner au sein d’une collectivité unique au 1er janvier 2018.

 

Guadeloupe – Josette Borel-Lincertin (PS)

Ancienne présidente de la région (2012-2014), Josette Borel-Lincertin (app.PS) a été élue présidente du conseil départemental de Guadeloupe (971). Elle succède au sénateur Jacques Gillot (PS), qui présidait le département depuis 2001.

 

La Réunion - Nassimah Dindar (UDI)

Nassimah Dindar (UDI) a été réélue pour un 4e mandat à la présidence du conseil départemental de La Réunion (974), depuis sa première élection en 2004. Avec une caractéristique : elle a dirigé la collectivité à la tête d’une majorité de droite, puis, pour ses deux mandats suivants (2008 à 2015), avec une majorité de gauche (parti communiste réunionnais et PS) et du centre.

 

Ils n’ont pas eu besoin d’élection pour conserver leur département

Paris : Anne Hidalgo (PS) – De par sa fonction, la maire PS de Paris (75) Anne Hidalgo, élue aux municipales de mars 2014, est aussi la présidente du conseil départemental de Paris.

La Guyane : Alain Tien-Liong (Divers gauche) – Ne votant pas car bientôt collectivité unique au 1er janvier 2016, la Guyane (973) reste dirigée par Alain Tien-Liong (Divers gauche).

La Martinique : Josette Manin (Divers gauche) - Ne votant pas car bientôt collectivité unique au 1er janvier 2016, la Martinique (972) reste dirigée par Josette Manin (Divers gauche).  

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