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Vague bleue 03/04/2015

Elections départementales : ces 27 nouveaux présidents des territoires qui ont basculé à droite

par Aurélien Hélias
carte-departements-france1 © Wikimedia/SuperManu

Parfois conseillers départementaux d’opposition avant l’élection, fréquemment maires d’une petite commune ou d’une ville moyenne, parfois parlementaires, beaucoup plus rarement femmes, ils symbolisent le basculement à droite de 27 des 101 départements français. Portraits de ces nouveaux présidents d’exécutifs élus le 2 avril 2015. Ils symbolisent désormais la vague bleue de mars.

Cet article fait partie du dossier:

Elections départementales : une équation à plusieurs inconnues

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Ain – Damien Abad (UMP)

De conseiller régional UDI à président UMP du département

© Descours
Député UMP depuis 2012 et jusqu’alors conseiller régional de Rhône-Alpes, Damien Abad prend la tête de l’Ain (01), où il succède au socialiste Rachel Mazuir. « Je me suis engagé à maîtriser les impôts et à éviter le saupoudrage. Il y aura zéro recrutement et un redéploiement des services. Pour montrer l’exemple, je réduirai le nombre de vice-présidences et, symboliquement, les indemnités du président et des vice-présidents », déclare-t-il au « Courrier des maires ». Sa majorité est écrasante : 42 sièges à droite sur 46.

 

Aisne - Nicolas Fricoteaux (UDI)

Président de compromis dans un département divisé

© CD 02
18 élus pour le droite, 16 pour la gauche et 8 pour le Front national : la course à la présidence de l’Aisne (02) s’annonçait compliquée. Gauche et droite se sont finalement entendues sur le nom de Nicolas Fricoteaux, conseiller UDI de Vervins et maire de Rozoy-sur-Serre.

 

Allier - Gérard Dériot (UMP)

Le sénateur qui fait chuter le PC de la présidence

Sénateur apparenté UMP de ce département depuis 1998, Gérard Dériot succède à la tête du département de l’Allier (03) au communiste Jean-Paul Dufrègne, qui le dirigeait depuis 2008. Le sénateur, également président de la communauté de communes du Pays de Tronçais, avait déjà présidé l’assemblée départementale de 1992 à 1998 et de 2001 à 2008. Il disposera d’une courte majorité : 20 sièges à droite sur 38.

 

Bouches-du-Rhône - Martine Vassal (UMP)

L’élue marseillaise tourne la page Guérini

Jusqu’alors adjointe à la mairie de Marseille et présidente depuis six ans du groupe d’opposition au conseil départemental, Martine Vassal accède à la présidence des Bouches-du-Rhône (13), forte des 16 cantons sur 29 remportés par la droite. Elle succède au « baron local » Jean-Noël Guérini, dont la chute – seulement 6 élus pour sa « Force du 13 » – aura accéléré une révolution locale : la perte du département pour la gauche après plus de 70 ans de gestion socialiste.

 

Charente – François Bonneau (DVD)

Le patron de l’opposition prend le département

Chef de file de l’opposition depuis 2009, François Bonneau (Divers droite) a été élu président de la Charente (16) par 20 voix contre 18. Il succède au PS Michel Boutant, qui présidait le département depuis 2004. Conseiller départemental depuis 2001, chef de l’opposition depuis 2006, François Bonneau est conseiller municipal de Rouillac depuis 1983.

 

Cher – Michel Autissier (UMP)

De maire d’une petite ville à patron du département

Maire d’Aubigny-sur-Nère, commune de 5 600 habitants, Michel Autissier (UMP) prend la direction du Cher (18). Il succède au socialiste Jean-Pierre Saulnier dans un département que le PS dirigeait depuis 2004. Michel Autissier bénéficiera d’une confortable majorité : 24 sièges sur 38.

 

Corrèze – Pascal Coste (DVD)

Le second plus jeune président depuis Jacques Chirac

Pascal Coste, seul candidat en lice après la nette victoire de l’UMP aux élections, a été élu président de l’assemblée départementale de Corrèze (19) dès le 1er tour par 26 voix sur 38 suffrages. Le maire de Beynat  succède au socialiste Gérard Bonnet. A 48 ans, Pascal Coste devient ainsi  le second plus jeune président du conseil départemental de la Corrèze derrière Jacques Chirac, élu au même poste à l’âge de 38 ans.

 

Côtes-d’Armor – Alain Cadec (UMP)

L’UMP qui succède au président PS de l’Assemblée des départements de France (ADF)

© AC
L’eurodéputé UMP Alain Cadec accède à la présidence du conseil départemental des Côtes-d’Armor (22) que détenait la gauche depuis 1976. Il succède au président PS de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton, qui ne se représentait pas. A la tête du groupe d’opposition depuis 2004, il s’installe à la tête d’un exécutif qui pourra compter sur une majorité de 34 élus sur 54. A noter qu’Alain Cadec a annoncé vouloir conserver son mandat de député européen.

 

Creuse – Valérie Simonet (UMP)

Un changement doublement historique

Première femme à présider le département de la Creuse (23), Valérie Simonet succède au socialiste Jean-Jacques Lozach qui dirigerait le département depuis 2001. Maire de Bussière-Nouvelle depuis 2008, conseillère générale depuis 2004, elle bénéficie d’une courte majorité de 16 élus sur 30 sièges.

 

Doubs – Christine Bouquin (DVD)

La patronne des maires du département au pouvoir

Jusqu’à présent maire (sans étiquette) de Charquemont depuis 1995, conseillère générale depuis 2001, Christine Bouquin a été élue présidente du conseil départemental du Doubs (25) avec le soutien de l’UMP, de l’UDI et du Modem, soit 24 des 38 élus du conseil départemental. Elle succède au socialiste Claude Jeannerot, qui présidait le département depuis 2004. La présidente de l’association des maires du Doubs est aussi à la tête de la communauté de communes du Pays de Maîche.

 

Drôme – Patrick Labaune (UMP)

Il ravit l’exécutif au patron des sénateurs socialistes

© P.L.
Député UMP, Patrick Labaune accède à la présidence du conseil départemental de la Drôme (26), où il succède au sénateur et président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, à la tête du département depuis 2004. Secrétaire départemental de la fédération UMP de la Drôme, Patrick Labaune a été maire de Valence entre 1995 et 2004 et a détenu plusieurs mandats de conseiller général et régional depuis 1985. Il disposera du soutien de 22 élus sur 38.

 

Eure -  Sébastien Lecornu (UMP)

Le jeune maire de Vernon à la tête du département

Un temps en concurrence avec Jean-Paul Legendre, qui présidait jusqu’alors le groupe d’opposition et l’association départementale des maires, Sebastien Lecornu a été facilement élu avec 30 voix et 16 bulletins blancs président du conseil départemental de l’Eure (27). Le maire de Vernon succède à Jean-Louis Destans (PS) et devient, à 28 ans, le benjamin des patrons d’exécutifs départementaux.

 

Indre-et-Loire – Jean -Yves Couteau (UDI)

Un haut fonctionnaire territorial très implanté

© C. Raimbault
Premier adjoint à Saint-Cyr-sur-Loire, conseiller général sortant, l’UDI Jean-Yves Couteau prend la tête du conseil départemental d’Indre-et-Loire (37), où il succède au socialiste Frédéric Thomas. Ancien directeur général des services et directeur de cabinet, successivement au conseil général de l’Indre, au conseil régional du Centre et au conseil général du Loir-et-Cher, Jean-Yves Couteau disposera d’une très large majorité : 30 sièges à droite sur 38.

 

Isère – Jean-Pierre Barbier (UMP)

Il ravit le fief du secrétaire d’Etat André Vallini

© CG38
Le député UMP Jean-Pierre Barbier succède, à la tête du conseil départemental de l’Isère (38), au socialiste Alain Cotllaorda, qui avait lui-même pris la suite d’André Vallini en juin 2014, après que celui-ci avait été nommé début 2014 secrétaire d’Etat à la réforme territoriale. Jean-Pierre Barbier peut compter sur le soutien de 32 élus sur 58.

 

Jura – Clément Pernot (UMP)

Maire d’une ville moyenne, il prend le département au PS

Déjà conseiller général et maire UMP de Champagnole, Clément Pernot, soutenu par la droite et le centre, devient président du Jura (39) où il bénéficiera d’une large majorité : 28 élus sur 34. Il succède au socialiste Christophe Perny, président du conseil général depuis 2011, et qui n’avait pas ménagé sa peine pour défendre la cause des départements quand le gouvernement envisageait leur suppression.

 

Nord – Jean-René Lecerf (UMP)

Il prend le fief nordiste du ministre Patrick Kanner

© CD du Nord
Sénateur UMP depuis 2001, Jean-René Lecerf bénéficiera, à la tête du département du Nord (59), d’une solide majorité : 51 élus de droite contre 31 de gauche. Conseiller général depuis 1988 à 2013, élu dans un autre canton (Lille-2) dès le 22 mars, Jean-René Lecerf prend la suite de Didier Manier (PS), qui avait lui-même hérité du siège de Patrick Kanner nommé ministre de la Ville en août 2014. >> Lire notre interview de Jean-René Lecerf.

 

Oise – Edouard Courtial (UMP)

Un éphémère secrétaire d’Etat prend la tête du département

Le maire UMP d’Agnetz, ancien député, Edouard Courtial  est élu à la tête du conseil départemental de l’Oise (60). L’ancien secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger succède au sénateur PS Yves Rome. Il pourra compter sur le soutien de 30 élus sur 42 dans un département où siègent aussi 4 élus FN.

 

Pyrénées-Atlantiques – Jean-Jacques Lasserre (MoDem)

Le sénateur Modem referme la parenthèse PS

Jean-Jacques Lasserre, sénateur MoDem depuis 2011, a été élu dans les Pyrénées-Atlantiques (64). Il succède à son confrère PS du Sénat, George Labazée. Egalement président du Conseil des élus du Pays basque, Jean-Jacques Lasserre retrouve un fauteuil qu’il avait occupé de 2001 à 2008. Il s’appuiera sur 32 élus de droite - dont 11 Modem – sur les 54 du département. 

 

Saône-et-Loire – André Accary (UMP)

Il marche sur l’ancien fief d’Arnaud Montebourg

L’UMP André Accary, élu sur le canton de Paray-le-Monial, ravit au socialiste Rémi Chaintron la tête du département de Saône-et-Loire (71), un temps dirigé par l’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg (2008-2012). André Accary aura le soutien de 32 élus sur 58. 

 

Seine-et-Marne : Jean-Jacques Barbaux (UMP)

Un maire francilien au pouvoir

Maire de Neufmoutiers-en-Brie, Jean-Jacques Barbaux (UMP) conquiert la présidence de la Seine-et-Marne (77).  Le conseiller départemental du canton de Fontenay-Trésigny succède à Vincent Eblé (PS) et disposera d’une très large majorité : 38 sièges à droite sur 46.

 

Deux-Sèvres : Gilbert Favreau (Droite)

Un élu départemental historique

En prenant la présidence des Deux-Sèvres, Gilbert Favreau (Droite) reprend le département des Deux-Sèvres (79), que la droite avait perdu en 2008. Elu dans le canton de Parthenay depuis 26 ans, Gilbert Favreau disposera d’une majorité de 21 élus sur 34.

 

Seine-Maritime – Pascal Martin (UDI)

Le maire de Montville ravit la présidence du fief fabiusien

© CG-Seine-Maritime
Elu dans le canton de Clères en décembre 1993 et constamment réélu depuis, au point de prendre en 2009 la tête d’Alternance 76, l’opposition à la majorité socialiste, l’UDI Pascal Martin accède à la présidence du département de Seine-Maritime (76), le fief politique de Laurent Fabius, dirigé par la gauche depuis 2004. Le maire de Montville succède ainsi au socialiste Nicolas Rouly. Il y disposera toutefois d’une courte majorité : 36 élus de droite sur 70.

 

Somme – Laurent Somon (UMP)

Il est élu local depuis 15 ans

Maire de Bernaville depuis 2001, conseiller général depuis 2004, Laurent Somon (UMP) succède au sénateur PS Christian Manable, qui n’était pas candidat à sa réélection, à la tête du conseil départemental de la Somme (80). Laurent Somon disposera d’une majorité de 26 élus sur 46 sièges.

 

Vaucluse – Maurice Chabert (UMP)

… au bénéfice de l’âge

12 sièges pour la gauche, autant pour la droite et 10 pour l’extrême-droite : devant l’égalité des voix obtenues par chacun des candidats de la gauche et de la droite, c’est finalement l’apparenté UMP Maurice Chabert qui, avec ses 71 ans, l’a remporté dans le Vaucluse (84) au bénéfice de l’âge.

 

Territoire-de-Belfort – Florian Bouquet (UMP)

Maire d’une petite commune, il succède au PS Yves Ackermann

Maire et conseiller du canton de Châtenois-les-Forges, Florian Bouquet (UMP) a été élu à la tête de Territoire-de-Belfort (90). Il succède au PS Yves Ackermann, battu dans son canton. Sa majorité de 11 élus sur 18, dont trois Modem, est courte. 

 

Essonne – François Durovray (UMP)

Il supplante George Tron

François Durovray est élu président du conseil départemental de l’Essonne (91) par 28 voix contre 12 pour le PS Jérôme Guedj, auquel il succède. Le maire UMP de Montgeron et président de la communauté d’agglomération Sénart Val-de-Seine disposera du soutien de 28 conseillers départementaux de droite — qui l’ont préféré à George Tron pour prendre la tête de l’exécutif — sur 42 sièges.

 

Mayotte – Soibahadine Ibrahim Ramadani (UMP)

Le nouveau président d’un jeune département

Collectivité départementale depuis 2011, Mayotte (976) voit l’ancien sénateur (2004-2011) Soibahadine Ibrahim Ramadani (UMP) succéder à Daniel Zaïdani (Divers gauche) à la tête de l’exécutif. 

 

Lozère – Sophie Pantel : l’exception PS qui confirme la règle UMP

Vice-présidente de la région Languedoc-Roussillon en charge de l’élevage et de la ruralité depuis 2012, Sophie Pantel a été élue dès le premier tour présidente du conseil départemental de Lozère (48), alors que le 29 mars avait débouché sur un scrutin serré : 6 cantons pour la droite et 7 pour la gauche dont un canton étiqueté « Divers gauche » mais qui se revendiquait sans étiquette. Conseillère générale depuis 2004, elle est désormais officiellement à la tête du seul département qui a basculé à gauche. Sophie Pantel succède en effet à l’UMP Jean-Paul Pourquier, qui dirigeait le conseil général depuis 11 ans. 

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