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Elections des exécutifs départementaux 31/03/2015

Départementales : les partis préparent leurs candidats pour le troisième tour

par Aurélien Hélias
Marianne présente aux débats © Fotolia

Prévues le jeudi 2 avril, les élections des futurs présidents de conseils départementaux sont suivies de près par les états-majors des partis qui distillent leurs consignes. Si UMP et UDI sont assurées de diriger les deux tiers des départements, l'incertitude règne sur quelques départements où seules apparaissent des majorités relatives. Le PS s’inquiète surtout pour la Lozère, qu’il n’est plus certain de ravir. Quant au FN, il souhaite, en présentant des candidats à l’exécutif dans 14 départements, mettre une pression maximum sur la droite là où elle ne dispose pas de majorité absolue.

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Elections départementales : une équation à plusieurs inconnues

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UMP : élections locales sous le signe des « engagements » nationaux

Dans sa déclaration du 30 mars, le bureau politique de l’UMP insiste pour que l’élection des présidents dans les 66 départements où le parti de l’opposition l’a remporté – souvent en duo avec l’UDI, voire avec l’appui du Modem – se fasse « dans le respect des engagements ». « Dans les départements, il appartiendra à chaque majorité départementale de la droite républicaine et du centre d’élire leur président, dans le respect des engagements pris devant les électeurs. Dès la semaine prochaine, nous réunirons tous les conseillers départementaux pour travailler sur les conditions d’application de nos engagements de campagne », précise le communiqué.

Le bureau politique se félicite au passage de son quasi-grand chelem dans ses duels au second tour face au FN : « Dans les 540 cantons, où la droite républicaine était opposée aux candidats du Front national, notre famille politique a remporté la quasi-totalité de ces duels. Nos compatriotes ont compris que nous étions la seule alternative républicaine à la politique conduite par le gouvernement socialiste, et que le vote pour un candidat du Front national revenait à faire élire un candidat supplémentaire du Parti socialiste », interprète-t-il.

Si le patron de l’UMP a interdit à plusieurs reprises tout accord avec le Front national pour l’élection des exécutifs, Gérald Darmanin, secrétaire général-adjoint en charge des élections, a précisé le 30 mars que son parti respecterait le code électoral, qui prévoit qu’un président de département puisse être élu à la majorité relative si aucune majorité ne s’est dégagée lors des deux premiers tours.

 

UDI : plusieurs présidences assurées

Associée à l’UMP dans la quasi-totalité des départements, l’UDI devrait ainsi récolter plusieurs présidences de départements, comme l’a assuré le patron du parti, Jean-Christophe Lagarde.

Par ailleurs, dans l’Aisne, où aucune majorité ne se dessine (9 cantons pour la droite et huit pour le PS sur 21 cantons en tout), c’est un candidat UDI que l’ensemble de la droite soutiendra pour espérer décrocher l’exécutif avec une majorité relative.

L’importante moisson d’exécutifs obtenus par l’UDI pourrait même lui faire espérer prendre, avec le soutien des présidents Divers droite, la tête de l’ADF. François Sauvadet (Côte-d’Or) et Maurice Leroy (Loir-et-Cher) font partie des hypothèses qui circulent.

 

PS : quelques nouvelles têtes et deux inconnues

Le PS pensait avoir gagné au moins un département nouveau malgré la vague bleue : la Lozère. Mais l’issue de l’élection du président le 2 avril est aujourd’hui beaucoup moins certaine. Gauche et droite ont remporté chacun 6 cantons mais un 13e canton que le PS croyait acquis à sa cause pourrait lui faire faux bond : les vainqueurs classés « divers gauche » ont souligné n’être « ni de droite ni de gauche ».

Autre élection tendue pour la gauche et ses alliés : celle du Tarn-et-Garonne, présidé depuis 30 ans par le patron du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, candidat à sa succession. Mais droite et gauche sont sortis à égalité du second tour avec 14 sièges chacun.Un quinzième binôme élu se revendique lui sans étiquette, bien que classé divers gauche par le ministère de l’Intérieur. Toutefois, l’UMP locale revendique son soutien.

Passés de 61 départements à 34, la gauche et ses alliés analyseront surtout l’attitude des binômes adversaires lors du premier tour, notamment ceux du Front de gauche et des écologistes. Et devraient voir dans plusieurs des départements conservés à l’issue du second tour la personnalité du président changer. L’un des premiers officialisés devrait être George Méric, seul candidat en Haute-Garonne.

 

PCF : une des deux présidences sauvées

Le PCF a perdu l’Allier, passé à droite, mais devrait conserver la présidence du Val-de-Marne. Car sur les 50 sièges du conseil départemental, la gauche détient une majorité de 28 sièges dont la plus grande composante est celle des élus Front de gauche, principalement communistes : 16 sièges. Christian Favier devrait donc se succéder à lui-même.

Au-delà de cette seule présidence, le parti se félicite surtout du nombre de conseillers départementaux atteint :


 

FN : 14 candidatures aux présidences et une charte

Selon Le Monde, le Front national devrait présenter des candidats à la présidence dans les 14 départements où il a des élus. Si le FN n’a aucune chance de voir l’un de ses membres accéder à la présidence, faute de majorité même relative, il pourrait toutefois contribuer au succès… ou à l’échec des candidats des principales forces politiques, UMP-UDI d’une part et PS d’autre part. Ainsi, dans le Vaucluse, où PS et UMP sont à égalité (12 élus chacun, 6 pour le FN et 4 pour la Ligue du Sud de l’ex-FN et maire d’Orange, Jacques Bompard).

Le FN veut ainsi mettre l’UMP dans l’obligation de se positionner par rapport à ses thématiques de campagne, en se disant prêt à des accords dans les départements où il est minoritaire. Et ce, sur la base d’une charte comprenant des points non négociables à ses yeux, « par exemple la baisse de la fiscalité, le retour des services publics, le refus du communautarisme, la participation de la population à des référendums locaux », selon le secrétaire général du FN, Nicolas Bay.

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