publicité

 

Réagir
Départementales 2015 04/03/2015

Elections départementales : les présidents qui renoncent et ceux qui se représentent

par Xavier Brivet

Beaucoup de présidents emblématiques de départements ne se représentent pas, fin mars, tandis que trois membres du gouvernement seront candidats. Cinq femmes président aujourd’hui un département : seules deux d’entre elles sont candidates à leur succession. L’âge, le nouveau mode de scrutin et l’anticipation sur la limitation du cumul des mandats – applicable en 2017 – expliquent ces renoncements qui accentueront le renouvellement des exécutifs.

Cet article fait partie du dossier:

Elections départementales : une équation à plusieurs inconnues

voir le sommaire

Une nouvelle génération d’élus accédera à la présidence des conseils départementaux à l’issue du scrutin. Beaucoup de présidents sortants ont renoncé à se représenter. Leur âge et leur antériorité dans la fonction ont pesé. De même que le nouveau mode de scrutin binominal mixte imposant la parité.

Beaucoup d’élus, par ailleurs parlementaires, ont aussi anticipé sur l’entrée en vigueur en 2017 des nouvelles règles interdisant le cumul de de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, en application de la loi organique n° 2014-125 du 14 février 2014.

  • Les présidents sortants qui renoncent

- A droite, le président (UMP) du conseil général des Vosges depuis 1976, Christian Poncelet, ne se représente pas. Le sénateur (UMP) Eric Doligé ne sera pas candidat à sa succession dans le Loiret qu’il préside depuis 1994. Idem pour Jean-François Le Grand, président de la Manche depuis 1998. Le président (UMP) de la Vendée, Bruno Retailleau, passe la main car il brigue la présidence de la région Pays de la Loire en décembre prochain. Député européen depuis le 1er juillet 2014, Jean Arthuis (UDI) met un terme à 22 ans de présidence du département de la Mayenne.

- A gauche, en Gironde, le sénateur (PS) Philippe Madrelle passe le relais après 36 ans cumulés de présidence. Idem pour Pierre Izard, président (PS) de la Haute-Garonne depuis 26 ans, Bernard Cazeau (PS) président de la Dordogne depuis 1994, Pierre Maille (PS) président du Finistère depuis 1998, André Vézinet (PS) dans l’Hérault (président depuis 1998) et Jean-Louis Tourenne (PS) en Ille-et-Vilaine (président depuis 2004). Dans les Côtes-d’Armor, Claudy Lebreton (PS), actuel président de l’Assemblée des départements de France (ADF), ne se représente pas après vingt ans de présidence.

  • Les personnalités qui se représentent

- A droite, à la tête du département des Hauts-de-Seine depuis 2007, Patrick Devedjian (UMP) ne souffrira pas de la concurrence qu’aurait pu lui faire Jean Sarkozy, fils cadet de l’ancien président de la République, le jeune élu ayant renoncé. Eric Ciotti, président du département des Alpes-Maritimes depuis 2008, est candidat à sa succession même s’il est  pressenti pour être tête de liste UMP en PACA lors des élections régionales de décembre. Président du département de la Haute-Marne depuis 1998, Bruno Sido (UMP) est candidat à sa succession. Il est actuellement secrétaire général de l’Assemblée des départements de France (ADF).  Philippe Adnot, sénateur (non inscrit) et président du conseil général de l’Aube depuis 1990, est candidat à sa succession.  

- A gauche, Jean-Noël Guérini, président du département des Bouches-du-Rhône depuis 1998, démissionnaire du PS depuis le printemps 2014, présente des candidats dans tous les cantons sous l’étiquette de son nouveau parti, « La force du 13″. En Haute-Saône, le Sénateur (PS) Yves Krattinger est candidat à sa succession. Il préside le département depuis 2001. Idem pour Yves Daudigny, président (PS) de l’Aisne depuis 2001, Jean-Louis Destans, président (PS) de l’Eure depuis 2001 et Claude Haut, président (PS) du Vaucluse depuis 2001. En Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), qui a succédé à Claude Bartolone en 2012 à la présidence du département, est candidat à sa succession. Il est vice-président d’Acteurs publics contre les emprunts toxiques et secrétaire national adjoint au PS chargé des questions de logement.

- Jean-Michel Baylet (PRG) tentera de conserver la présidence du Tarn-et-Garonne qu’il détient depuis une trentaine d’années. Idem pour Jean-Yves Gouttebel, président (PRG) du Puy-de-Dôme depuis 2004.

  • Ministres et anciens ministres candidats

Trois ministres du gouvernement Valls se présentent :

- Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, sera en lice dans le Nord, dont il présidait le conseil général jusqu’à son entrée au gouvernement en avril 2014.

- A la tête du département de l’Isère avant d’intégrer le gouvernement en même temps que Patrick Kanner, André Vallini, secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, sera candidat dans le canton dont il est l’élu.

- Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées et à la lutte contre l’Exclusion, est candidate dans les Pyrénées-Orientales, où elle siège depuis 2008 au conseil général.

Parmi les anciens ministres candidats figurent les socialistes Philippe Martin (Gers) et Henri Emmanuelli (Landes), ainsi que les UMP Hervé Gaymard (Savoie) et Dominique Bussereau (Charente-Maritime) et l’UDI Maurice Leroy (Loir-et-Cher).

  • Deux présidentes sur cinq se représentent

Cinq femmes président actuellement un département.

- En Haute-Vienne, Marie-Françoise Pérol-Dumont, sénatrice (PS) depuis septembre 2014, renonce à se représenter fin mars à la tête du département qu’elle préside depuis 2004.

- Dans le Rhône, Danielle Chuzeville (UDI) qui avait succédé en 2013 à Michel Mercier, a été réélue le 6 janvier 2015 à la présidence d’un département reconfiguré suite à la création au 1er janvier 2015 de la Métropole de Lyon. Elle ne se représente pas non plus fin mars.

- Dans les Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe (PS) préside le conseil général depuis 2010. Sénatrice depuis le 27 août 2014, au lendemain du décès de Christian Bourquin dont elle était suppléante, elle est candidate à sa succession au conseil départemental.

- A la Réunion, Nassimah Dindar, présidente (UDI) du département depuis 2004, est candidate à sa succession.

- En Martinique, le mandat de Josette Camille Manin (DVG) à la tête du département est prolongé jusqu’à la création de la collectivité territoriale unique qui interviendra au 1er janvier 2016. Les scrutins relatifs aux futures collectivités uniques de Martinique et de Guyane se dérouleront en décembre 2015, à l’instar du scrutin de renouvellement des conseils régionaux.

Approfondir le sujet
Thèmes

Sommaire du dossier

22 articles Lire le 1er article

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous