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Elections 23/04/2015

Régionales 2015 : tout savoir sur les candidatures au scrutin de décembre

par Xavier Brivet
Conseil régional de Rhône-Alpes à Lyon © Flickr-CC-JaHoVil

[Actualisé le 23 avril] Les militants socialistes ont désigné, le 6 février, dans huit régions, les candidats qui seront tête de liste PS aux élections régionales de décembre. Les militants désigneront fin mai les autres têtes de liste. Côté UMP, dix têtes de liste ont été officiellement investies. Les centristes de l'UDI ont également choisi leurs chefs de file aux régionales. De même que le Front national, le 17 avril. Bilan d’étape des investitures à 9 mois du scrutin prévu les 6 et 13 décembre et analyse région par région.

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Outre les huit candidats désignés par ses militants, le 6 février, le PS choisira ses têtes de liste en Ile-de-France, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté et Corse  en mai. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 7 mai, les militants socialistes étant appelés à trancher le 28.

Le PS a lancé le processus de désignation de ses candidats sans attendre un éventuel accord avec le Parti radical de gauche (PRG) dont le président, Jean-Michel Baylet, a cependant fait savoir qu’il voulait une tête de liste dans une des 13 nouvelles régions. Il pense particulièrement à Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, toute indiquée pour une candidature de la ministre du Logement, Sylvia Pinel… En cas de désaccord, le PRG pourrait présenter ses propres têtes de liste.

EELV. Europe Ecologie-Les Verts n’a pas encore désigné ses têtes de listes. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV, avait indiqué, le 9 février, à l’adresse du PS que l’union de la gauche ne pouvait « se faire au forceps ». « On fait l’union sur un projet », a-t-elle dit, évoquant les élections départementales et régionales,  « avec des propositions correctes » et « dans le respect de ses partenaires ». De toute façon, a-t-elle fait valoir, les discussions sont locales et les accords « se font à la carte ».

Trois cas de figure existent : des cas d’alliance avec le PS, des alliances avec des forces alternatives comme le Front de gauche et des cas d’autonomie d’EELV. « C’est sûr qu’il vaut mieux discuter pour éviter d’être éparpillé, mais cela ne peut marcher que sur un projet commun », selon elle. La veille, Jean-Christophe Cambadélis, numéro un du PS, a mis en garde contre toute « tentation suicidaire », au Front de Gauche et à EELV, de « faire perdre le PS », ce dont il tirerait « les conséquences ».

Au lendemain des élections départementales, marquées par de fortes divisions à gauche, la crise que traverse Europe Ecologie-Les Verts (EELV) depuis que les écologistes ont décidé de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls, il y a un an, s’est aggravée et la fracture entre pro et anti-retour au gouvernement s’est amplifiée avec la rumeur d’un remaniement gouvernemental.

Le premier secrétaire du PS a pour sa part entamé une série de consultations des partenaires de gauche pour favoriser le rassemblement. Jean-Christophe Cambadélis s’est déjà entretenu dans ce cadre notamment avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Parti radical de gauche (PRG), le Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias et le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), dirigée par Jean-Luc Laurent.

Parallèlement, les représentants de plusieurs partis de gauche, dont le PS, « ont appelé à la constitution rapide d’une Maison commune des progressistes, écologistes et démocrates », lors d’une réunion organisée le 11 avril par le Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias. De son côté, Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de Gauche, avait appelé au lendemain des élections départementales à la création d’une « nouvelle alliance »  avec « Europe Ecologie-Les Verts, avec Nouvelle Donne, avec les socialistes affligés… ».

L’UMP a investi dix candidats mais n’a pas encore désigné ses têtes de liste en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin et Corse. La commission nationale des investitures (CNI) se réunira « dans les prochaines semaines » afin de finaliser les investitures dans les régions restantes (incluant la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane), avant de commencer la désignation des chefs de file départementaux.

Deux régions pourraient cependant être accordées par l’UMP à un responsable de l’UDI : la Normandie (Hervé Morin) et la Bourgogne-Franche-Comté (François Sauvadet a officialisé sa candidature le 22 avril), même si l’UMP Alain Joyandet vise toujours l’investiture dans cette grande région.

Les deux députés centristes ont en tout cas été investis par leur parti, dès le 3 février. L’UDI espérait une troisième tête de liste commune, avec Philippe Vigier dans la région Centre-Val de Loire. Mais l’UMP a choisi, le 16 avril, d’investir Guillaume Peltier, maire de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher).

L’UDI présentera une liste autonome en Auvergne-Rhône-Alpes, emmenée par son Délégué général, Franck Reynier, car elle a refusé jusqu’à présent un ticket commun avec Laurent Wauquiez désigné tête de liste UMP. Elle poursuit ses consultations pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur où l’UMP a désigné Christian Estrosi, député-maire de Nice (Alpes-Maritimes). Le 15 avril, la formation centriste présidée par Jean-Christophe Lagarde a désigné deux nouveaux chefs de file en Paca (la sénatrice Sophie Joissains et le député Rudy Salles) et en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin (le sénateur Jean-Marc Gabouty).

L’UDI avait désigné dès février ses autres têtes de listes : la sénatrice de Paris Chantal Jouanno en Ile-de-France, le député de Mayenne Yannick Favennec en Pays de la Loire, la sénatrice du Nord Valérie Létard dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le maire de Nancy Laurent Hénart En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, le maire Maire de Sari Solenzara (Corse-du-Sud) Jean Toma en Corse, le sénateur du Finistère Michel Canevet en Bretagne, le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrere en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, et le conseiller municipal de Ducos et président de l’UDI régionale Philippe Petit en Martinique.

Debout la France. Le parti présidé par Nicolas Dupont-Aignan, présentera aux élections régionales de décembre « des personnalités de la société civile » et des jeunes « issus d’une nouvelle génération politique », selon un communiqué publié le 11 avril. Le parti (3,7% aux élections européennes de 2014) avait déjà annoncé que son président, candidat à l’élection présidentielle de 2012 (1,79% des voix), serait tête de liste en Ile-de-France.

Front national. Le parti a désigné, le 17 avril, sept têtes de liste dont la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, en Paca, clôturant en partie une violente brouille familiale entre Marine et Jean-Marie Le Pen. Louis Aliot sera tête de liste en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Sophie Montel, la candidate malheureuse de la législative partielle dans le Doubs début février, emmènera la liste en Bourgogne-Franche-Comté.

Nicolas Bay, secrétaire général du parti, mènera les frontistes en Normandie réunifiée, et Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, ex-candidat aux municipales à Paris, en Île-de-France. Pascal Gannat sera chef de file en région Pays-de-la-Loire, Gilles Pennelle en Bretagne. Marine Le Pen n’a toujours pas fait savoir si elle sera candidate en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Florian Philippot pourrait être tête de liste. Les têtes de liste dans la plupart des régions restantes, hormis éventuellement Marine Le Pen, devraient « sans doute » être désignées lors d’un nouveau bureau politique prévu pour le 4 mai.

 Le point sur les candidatures région par région

  • Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne

Jean-Pierre Masseret, actuel président (PS) de la région Lorraine, a été désigné tête de liste par les militants socialistes. Il devra affronter Philippe Richert, président (UMP) sortant de la région Alsace. Et le président du Parti radical et maire de Nancy, Laurent Hénart, désigné tête de liste de l’UDI. Florian Philippot pourrait être tête de liste du Front national (décision en mai).

  • Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin

Le président (PS) sortant de la région Aquitaine, Alain Rousset, a été désigné en devançant largement son challenger Jean-François Macaire, président du conseil régional de Poitou-Charentes pour le futur ensemble. Il préside l’Association des régions de France (ARF).

Le sénateur Jean-Marc Gabouty sera tête de liste de l’UDI. Adjointe au maire de Bordeaux, Virginie Calmels pourrait mener la liste UMP (décision fin avril-début mai). Le Front national désignera son candidat en mai.

  • Auvergne-Rhône-Alpes

Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire) et secrétaire général de l’UMP, a été investi au détriment de Michel Barnier, ex-commissaire européen. Au grand dam de l’UDI qui présentera une liste autonome emmenée par son Délégué général, Franck Reynier.

Le PS désignera sa tête de liste en mai. Actuellement, l’Auvergne est présidée par le socialiste René Souchon et Rhône-Alpes par le socialiste Jean-Jack Queyranne. Ce dernier brigue un troisième mandat en décembre. Il a appelé en avril à un rassemblement de la gauche dès le premier tour pour conquérir la nouvelle grande région Rhône-Alpes-Auvergne.

En décembre 2014, EELV Rhône-Alpes, porté par le succès d’Eric Piolle face au PS à la mairie de Grenoble, avait adopté une motion visant à « participer à la création d’une nouvelle majorité pour cette région autour des écologistes et du rassemblement des forces portant les transitions sociales, démocratiques et environnementales ». Le Front national désignera son candidat en mai.

  • Bourgogne-Franche-Comté

François Sauvadet, député (UDI) de la Côte-d’Or et président du Conseil départemental, a officialisé sa candidature le 22 avril. Il a déjà été tête de liste pour les régionales en Bourgogne en 2004 et 2010. Il avait été battu successivement par Jean-Pierre Soisson puis François Patriat.

Alain Joyandet, sénateur (UMP) de la Haute-Saône, vise toujours l’investiture de son parti dans cette région. Candidat de l’UMP à l’élection régionale en Franche-Comté en 2010, il s’était incliné face à Marie-Guite Dufay (PS).

Le PS désignera sa tête de liste en mai. Le président (PS) sortant de la région Bourgogne, François Patriat, pourrait être candidat à sa succession.

Sophie Montel, candidate malheureuse de la législative partielle dans le Doubs début février, emmènera la liste Front national.

  • Bretagne

Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor, conduira la liste UMP pour tenter de conquérir la région actuellement présidée par le socialiste Pierrick Massiot. Certains militants PS poussent l’actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à être candidat (il a présidé la région entre 2004 et 2012).

Mais François Hollande et Manuel Valls aimeraient le garder au sein du gouvernement. Le débat n’est donc pas tranché. Jean-Yves Le Drian annoncera son choix d’ici juin. La tête de liste UDI sera Michel Canevet, sénateur du Finistère et président de la communauté de communes du Haut Pays Bigouden. Gilles Pennelle sera tête de liste du Front national.

  • Centre-Val de Loire

François Bonneau, président (PS) sortant, seul candidat, a été désigné le 6 février par les militants socialistes. Le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Philippe Vigier, portera les couleurs de son parti. L’UMP a choisi, le 16 avril, d’investir Guillaume Peltier, maire de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher). Le Front national désignera sa tête de liste en mai.

  • Corse

Le Conseil exécutif est aujourd’hui dirigé par le radical de gauche Paul Giacobbi. Le PS désignera son candidat fin mai. Le candidat UDI sera Jean Toma, maire de Sari-Solenzara (Corse du Sud). L’UMP désignera sa tête de liste en mai.

  • Ile-de-France

Valérie Pecresse, députée des Yvelines, est tête de liste de l’UMP. Une liste UDI sera conduite par la sénatrice de Paris, Chantal Jouanno (préférée à Rama Yade). Pas satisfait du choix de Chantal Jouanno, le MoDem, réuni en conseil national, le 7 février, a choisi de désigner son porte-parole, Yann Wehrling, comme chef de file dans la région. Une liste Debout la France sera présentée par son président, Nicolas Dupont-Aignan.

Côté PS, les militants désigneront leur candidat fin mai. Jean-Paul Huchon, président sortant de la région depuis 1998, est candidat à sa succession. Sa première vice-présidente, Marie-Pierre de la Gontrie, également conseillère de Paris, l’a cependant appelé fin décembre 2014 à passer la main et pourrait aussi concourir pour la tête de liste.

Une liste EELV pourrait être menée par la secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse. Celle qui est aussi vice-présidente régionale en charge du Logement a dit son envie d’y aller, mais la question des têtes de listes n’est pas fixée chez les écologistes.

Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, ex-candidat aux municipales à Paris, sera tête de liste du Front national.

  • Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Le président (PS) de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, 78 ans, ayant annoncé son intention de ne pas se représenter, les militants PS ont approuvé le binôme formé par la secrétaire d’Etat au Commerce et à l’Artisanat Carole Delga et le président sortant de Languedoc-Roussillon Damien Alary. Le Parti radical de gauche (PRG), allié gouvernemental du PS, a fait savoir par la voix de son président, Jean-Michel Baylet, qu’il voulait une tête de liste dans une des 13 nouvelles régions et que Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon semblait tout indiquée pour une candidature de la ministre du Logement Sylvia Pinel… .

Le sénateur du Tarn, Philippe Bonnecarrere, sera le candidat de l’UDI. L’UMP désignera sa tête de liste en mai. Louis Aliot sera tête de liste du Front national.

  • Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Pierre de Saintignon, premier vice-président (PS) de la région Nord-Pas-de-Calais et premier adjoint de Martine Aubry à la mairie de Lille, a été désigné, le 6 février, par les militants, pour mener la liste socialiste. Il devra affronter l’UMP Xavier Bertrand, député-maire de Saint-Quentin (Aisne), ancien ministre du Travail dans le gouvernement Fillon et candidat déclaré pour la primaire à droite (en 2016) en vue de l’élection présidentielle. Valérie Létard, sénatrice du Nord et présidente de la communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole est la candidate de l’UDI.

Dans cette nouvelle « super région », le Front national devrait également être un candidat très sérieux, avec une possible candidature de Marine Le Pen qui n’a pas encore fait connaître son choix. Jean-Philippe Tanguy, 29 ans, tête de liste aux élections européennes dans la région Nord-Ouest (4,16%), représentera Debout la France.

  • Normandie

Nicolas Mayer-Rossignol, actuel président (PS) de Haute-Normandie, a été désigné, le 6 février, par les militants socialistes. Le président (PS) de Basse-Normandie, Laurent Beauvais, s’était déjà rangé derrière lui. Nicolas Mayer-Rossignol, 37 ans, est le plus jeune président de région de France. Il avait été élu en octobre 2013, succédant à Alain Le Vern, démissionnaire. En décembre prochain, il affrontera Hervé Morin pour l’UDI, si l’UMP se désiste en faveur de ce dernier. Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, sera tête de liste. Nicolas Calbrix, 30 ans, Président de Debout les Jeunes, représentera Debout la France.

  • Pays de la Loire

Christophe Clergeau, vice-président (PS) de la région, soutenu par le président socialiste sortant Jacques Auxiette, a été désigné par les militants dès le 22 janvier. Il affrontera Bruno Retailleau, président (UMP) du conseil général de la Vendée et président du groupe UMP au Sénat. Et le député de la Mayenne et conseiller régional, Yannick Favennec, désigné tête de liste UDI. Pascal Gannat sera chef de file du Front national.

  • Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le président (PS) sortant (Michel Vauzelle) ne se représentant pas, Christophe Castaner, député-maire (PS) de Forcalquier (Alpes de Haute-Provence) a été désigné par les militants PS aux dépens de Patrick Allemand, premier vice-président du conseil régional, et Elsa Di Méo, conseillère régionale et conseillère municipale de Fréjus (Var).

L’UDI a désigné la sénatrice Sophie Joissains (Bouches du Rhône) et le député Rudy Salles (Alpes-Maritimes). L’UMP a investi Christian Estrosi, député-maire de Nice (Alpes-Maritimes). La députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, a été désignée, le 17 avril, tête de liste du Front national en lieu et place de Jean-Marie Le Pen.

  • Guadeloupe

Le président (PS) sortant du Conseil régional et ex-ministre, Victorin Lurel, est candidat à sa succession. L’UMP désignera sa tête de liste en mai.

  • Martinique

Philippe Petit, conseiller municipal de Ducos, sera tête de liste UDI. L’UMP désignera sa tête de liste en mai.

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  1. Il faut bien en passer par là mais où est la politique dans tout cela?
    La totalité des partis politiques que vous évoquez dans l’article ont la même vision de la France et de son avenir: nous avons à gérer une austérité qui oblige le service public, pour faire des économies, à se serrer la ceinture et à faire des sacrifices. Chaque politique a son idée personnelle sur la meilleure façon de « faire de la politique » mais aucun ne regarde à l’horizon des dix ans, vingt ans et aucun, donc, ne réalise que nous allons vers la suppression de notre modèle social français, qui a un coût certes, mais pour qui nous nous sommes battus si longtemps. Y’a-t-il un seul politique qui voit clair? Y en a-t-il un seul qui comprenne que, de par notre appartenance à l’Union européenne, nous n’avons pas d’autre choix que d’obéir aux traités européens, immuables (unanimité des 28 pour changer une ligne)? Et ces traités qui font la part belle à l’argent, à la rentabilité, favorisent par tous les moyens le privé et condamne ce fameux Service public qui ne peut pas être rentable, par définition…
    À moins que, en regardant d’un peu plus près les propositions des différents partis politiques qui vont proposer des listes dans chaque région (pas les partis en place…), nous trouvions des gens qui veulent que cela change, qui veulent que notre modèle social perdure… C’est possible si nous le voulons: la dette des banques, l’austérité, les seuils imposés par Bruxelles, nous les acceptons mais nous pouvons nous y opposer, légalement. C’est prévu dans les textes des traités (article 50 du TUE). Nous pouvons déjà commencer à en parler, débattre sereinement. Mais pour cela, il faut que les médias s’y intéressent et mettent de côté ces articles qui parlent de cuisine électorale en privilégiant ceux qui vont au fond des choses… Ne croyez pas que la cuisine électorale intéresse vraiment les Français: ça les dégoute…!
    C’est pas gagné!…
    La question est: les Maires sont-ils des hommes politiques ou des gestionnaires? Sont-ils des représentants des citoyens ou de l’Etat ou des partis politiques? Pour moi, ce sont nos représentants: ils doivent être à l’écoute des Français et ils sont là pour intervenir, chaque fois que c’est possible pour que nous soyons entendus… Nous ne pouvons pas continuer comme ça: si la démocratie existe toujours en France (?), c’est aux Français de décider de ce qui est bon pour eux et pas aux technocrates de Bruxelles… Les élus doivent le comprendre et le faire savoir…
    Merci

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