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4e édition du Baromètre Courrier des Maires 12/11/2014

Des maires volontaristes malgré l’érosion des ressources – notre Baromètre 2014

par Aurélien Hélias
Baromètre 2014 : investir, quoi qu'il en coûte ? © P. Lestienne

Chômage de masse depuis 5 ans, situation sociale tendue, scandales politico-financiers à répétition : le contexte politique et économique ne joue pas en faveur des élus, ce que les maires et les adjoints ressentent largement : 62 % ont le sentiment d’une dégradation de la confiance des citoyens vis-à-vis des élus, soit 12 points de plus qu’en 2013. L'un des nombreux enseignements de la 4e édition du Baromètre du Courrier des maires et des élus locaux, réalisé en partenariat avec l'Association pour favoriser le crédit et l'épargne des fonctionnaires et agents des services publics (ACEF).

Cet article fait partie du dossier:

Le Baromètre des maires et des élus locaux – édition 2014

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Fiche technique

Enquête réalisée en septembre 2014 pour Le Courrier des maires et des élus locaux et courrierdesmaires.fr, en partenariat avec l’ACEF.
489 maires et adjoints ont répondu.
50% des répondants sont des élus de communes de moins de 5 000 habitants, 32% de communes entre 5 000 et 20 000 habitants et 18 % de communes de plus de 20 000 habitants.
36% effectuent leur premier mandat ; 43% exercent un autre mandat électif ou une présidence.
Moyenne d’âge : 56 ans.

 

Une certaine défiance s’enracine. Et pourtant, le volontarisme et l’espérance règnent chez les élus locaux. Une majorité des répondants jugent que leur action sera déterminante dans 9 politiques sur 10. Si la moitié des élus admet aisément qu’il leur sera difficile, au niveau local, de peser sur l’emploi, leur volonté de mettre tous les leviers en action pour développer économiquement leur territoire est très présente, particulièrement chez les nouveaux élus de 2014.

D’où l’avènement du maire gestionnaire, un statut dans lequel se reconnaissent 37 % des élus, loin devant celui de garant de la cohésion sociale (16%) ou de maire bâtisseur, qui a fait son temps (11%).

Un rôle contracyclique
Ce qui ne signifie pas que les élus de mars ont renoncé à tout investissement pour leur ville, bien au contraire. Malgré la baisse à venir des dotations, lourde et pérenne, les maires partagent l’idée d’un rôle contracyclique des collectivités dans le marasme économique ambiant, et veulent protéger au maximum l’investissement local.

Car pour pallier la chute des ressources, seul un quart envisage de diminuer l’investissement. C’est la baisse des coûts de fonctionnement que privilégient les élus pour boucler leurs budgets.

A l’inverse, alors que l’attractivité économique du territoire reste la priorité n° 1, le pôle « social » risque d’être touché ; 64% prévoient de moindres financements communaux pour au moins l’une de ces trois dépenses : subventions aux associations, budgets culture et sports et action sociale.

Le logement social délaissé
Trois grands domaines sont délaissés par les élus locaux qui n’en font même pas un des 5 enjeux les plus importants à relever sur la durée du mandat :

  • le logement social ignoré par 70% ;
  • la transition énergétique par 77% ;
  • et l’application de la loi handicap par 80%.

Ce sont pourtant ceux portés par des réformes majeures du gouvernement (loi Alur et son objectif de 25% de logements sociaux, loi de transition énergétique et agendas d’accessibilité programmée/Adap).

Vague bleue
Enfin, certains changements par rapport à notre baromètre 2013 témoignent de la vague bleue des municipales : ainsi 65% sont opposés, comme souvent à droite, à une relance d’ici 2017 d’un texte accordant aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales, soit dix points de plus qu’en 2013.

La réforme territoriale, portée par la gauche, suscite aussi davantage d’élus réfractaires chez les primo-élus de 2014, où l’on compte beaucoup d’UMP, d’UDI et divers droite.

Quant au développement de l’intercommunalité, il est jugé a minima inéluctable et même envisagé comme une solution pour contrer l’assèchement des ressources, même si une minorité d’élus regrette de ne pas avoir assez de prise dessus.

Chiffres Clés

  • 82 % des élus jugent injustifiés les 11 milliards de dotations en moins d’ici à 2017.
  • 61 % font de la simplification des normes une des trois réformes prioritaires, avant la réaffirmation du rôle de la commune et la clarification des compétences entre Etat et collectivités.
  • 56 % font du renforcement de leur protection juridique la priorité d’un statut de l’élu rénové.
  • 39 % des maires font des finances locales et de la capacité à investir le domaine d’action n° 1 de leur première année de mandat.

Références

  • Enquête publiée dans Le Courrier des maires n° 284 de novembre 2014 (pp. 8 à 12)

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