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2e Enquête « Colcabs » 02/10/2014

Former une équipe avec le DGS est plus difficile dans les petites communes – notre enquête 2014

par Aurélien Hélias

Les collaborateurs de cabinet à l’heure du partage des compétences avec les chefs d'administration.

Cet article fait partie du dossier:

Collaborateurs de cabinet : les résultats de notre Enquête 2014

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La collaboration avec le DGS

Les relations entre cabinet et direction générale sont-elles toujours au beau fixe ? A priori, aucun nuage à l’horizon : les deux tiers des colcabs jugent positivement leur collaboration avec le DGS, entre relations excellentes (25%) ou complémentaires (41%).

Pourtant, quelques indicateurs viennent perturber cette image d’un partenariat fluide et productif : d’abord, ils étaient plus nombreux encore à valoriser cette collaboration en 2009 : 89% !

Ce sont les plus petites collectivités de moins de 2 500 habitants, qui pour certaines ne possédaient pas encore de « dircab » durant le mandat précédent, qui viennent assombrir le tableau : seule la moitié des colcabs dans ces petites communes louent leur collaboration avec le DGS (contre 70% dans les plus grandes collectivités) et 25% les jugent distantes.

 

Un lien indispensable

Pourtant, tous les témoignages illustrent la nécessité d’un lien étroit entre les deux fonctions, le colcab étant davantage tourné vers la stratégie politique de l’élu et le DGS vers la mise en œuvre administrative et technique.

Explication possible : les élus des petites communes attendent aussi de leurs collaborateurs des compétences juridiques, techniques et organisationnelles, venant directement en concurrence avec celles déjà apportées par le DGS.

A l’inverse, les colcabs font souvent leurs premières armes dans de petites communes, là où les DGS sont obligés d’être attentifs à un grand nombre de dossiers. D’où deux emplois du temps difficiles à gérer qui favorisent des relations « distantes ».

Reste que le temps des relations inexistantes (4%), concurrentes ou même détestables (7%) semble révolu, tant colcabs et DGS sont incités par l’élu au partage de compétences.

 

« Une certaine complicité DGS-dircab »
« La relation accrue entre DGS et dircab constitue la vraie révolution : enfin on est sorti du schéma du maire distillant ses confidences à un dircab qui ne les répercute pas à l’administration. Beaucoup d’élus, pour réussir, ont besoin d’une relation DGS-dircab qui montre une certaine complicité. D’autant que l’efficacité politique doit s’appuyer sur une bonne coordination des services, le DGS pouvant ainsi faire remonter des infos au colcab. Les deux font office de courroie de transmission. A chaque équipe de trouver sa recette pour obtenir une certaine osmose. »
Olivier Berlioux, président de l’Association représentative des collaborateurs d’élus (Arcole)

Références

Fiche technique

  • Enquête réalisée pour Le Courrier des maires et des élus locaux et courrierdesmaires.fr sur la plateforme internet AreYouNet auprès de 501 directeurs et collaborateurs de cabinet du 25 juin au 18 août 2014.
  • Régions les plus représentées dans l’échantillon : IDF (29%), Rhône-Alpes (11%), Pays de la Loire (8%).
  • Strates de collectivités : 37% + de 100 000 habitants ; 24% de 30 000 à 100 000 ; 24% de 10 000 à 30 000 ; 9% de 5 000 à 10 000 ; 5% moins de 5 000.
  • 49 % des sondés adhèrent à une association de colcabs et 3 % à un syndicat.

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