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2e Enquête « Colcabs » 02/10/2014

Relations avec l’élu : complicité et proximité – notre enquête 2014

par Martine Kis

Qui dit collaborateur de cabinet, dit affinités avec l'élu local.

Cet article fait partie du dossier:

Collaborateurs de cabinet : les résultats de notre Enquête 2014

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Le « colcab » dîne en ville (moyenne)

Disposer d’un collaborateur de cabinet n’est pas un luxe et n’est pas réservé aux grandes villes. En 2009, 19% des collaborateurs travaillaient dans une collectivité de 10 000 à 30 000 habitants et 20% dans des collectivités de plus de 100 000 habitants. Ils sont aujourd’hui, 24% dans la première strate, 37% dans la deuxième. Une progression significative qui correspond à la complexité croissante de la fonction de maire.

Les compétences recherchées par les élus

Selon les colcabs, elles montrent bien la prime à l’humain. Et massivement : à 100%, ils disent qu’il leur faut des compétences relationnelles, à 99% qu’ils doivent être disponibles et disposer de compétences organisationnelles, à 94% qu’ils doivent avoir des affinités politiques.

Pas étonnant, donc, que 95% des colcabs pensent que complicité et proximité avec les élus sont des éléments essentiels dans l’exercice de leur métier. Dans les petites collectivités, l’affinité politique compte cependant moins que les qualités organisationnelles et relationnelles.

 

Quel rôle auprès de l’élu ? Pour 33%, il s’agit d’un métier de conseiller. Ils sont 22% à sécuriser l’action de l’élu. Des pourcentages quasi identiques à ceux de 2009. Petite variante : ils n’étaient que 10%, ils sont désormais 18% à se dire à la charnière entre l’exécutif municipal et les services de la collectivité.

Concrètement, lorsque l’élu sollicite son collaborateur de cabinet c’est pour communiquer avec les administrés (90 %) et être conseillé dans son action et sa stratégie (83%). Dans les petites collectivités, le collaborateur est plus souvent sollicité pour l’expertise et l’instruction d’un dossier technique, beaucoup moins sur l’action et la stratégie politique de l’élu.

Pas de mélange des rôles avec l’élu : seuls 2% des colcabs le représentent lors d’inaugurations, réunions etc. Mais les colcabs énumèrent une grande variété de sollicitations, de l’agenda au… café.

 

« Une confiance absolue »
« J’ai recruté un jeune de 25 ans, de grand talent, titulaire d’une licence pro en management des organisations. Il est calme, posé, a une belle plume, ce qui est important. Nous partageons naturellement les mêmes valeurs politiques. De plus, il est issu du terroir, je voulais éviter un mercenaire. J’attends de lui une écoute, qu’il dirige le cabinet, qu’il anime l’équipe au service du maire et des élus pour rendre service à la population. Il est avant tout un lien fort entre l’administration communale et les élus, et entre les élus. Je dois avoir une confiance absolue en lui : quand le dircab parle, il porte la voix du maire. »
Rémy Rebeyrotte, maire d’Autun (Saône-et-Loire)

Références

Fiche technique

  • Enquête réalisée pour Le Courrier des maires et des élus locaux et courrierdesmaires.fr sur la plateforme internet AreYouNet auprès de 501 directeurs et collaborateurs de cabinet du 25 juin au 18 août 2014.
  • Régions les plus représentées dans l’échantillon : IDF (29%), Rhône-Alpes (11%), Pays de la Loire (8%).
  • Strates de collectivités : 37% + de 100 000 habitants ; 24% de 30 000 à 100 000 ; 24% de 10 000 à 30 000 ; 9% de 5 000 à 10 000 ; 5% moins de 5 000.
  • 49 % des sondés adhèrent à une association de colcabs et 3 % à un syndicat.

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