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WEB 2.0 26/06/2010

Entretien avec Philippe Bensac, adjoint TIC de la ville de Bourges

par La rédaction

Adjoint chargé des nouvelles technologies à Bourges (Cher), Philippe Bensac considère que le contenu des réseaux sociaux et du web 2.0 doit être dissocié du site institutionnel de la ville. Entretien.

Cet article fait partie du dossier:

Fibre optique, e-services, éducation, patrimoine... les chantiers numériques des collectivités

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Le Courrier des maires : La localisation géographique des informations est-elle importante ?

Philippe Bensac. La cartographie peut permettre aux résidents et aux personnes extérieures de comprendre comment se positionner dans la ville. Nous utilisons donc les bases de Google, gratuites et régulièrement mises à jour, pour localiser les différents services publics, les défibrillateurs, nos bornes Wifi…

A terme, je voudrais une politique dématérialisée de l’urbanisme permettant aux citoyens de visualiser chez eux les raccordements de leurs parcelles aux différents réseaux ou d’effectuer des simulations 3D sur l’intégration de nouveaux bâtiments publics.

Avez-vous mis en place des forums, des réseaux sociaux ?

— P. B. Non. Nous sommes uniquement sur un système de communication en mode descendant. Pour moi, le contenu des réseaux sociaux et du Web 2.0 doit être dissocié du site institutionnel de la ville. Ce dernier doit rester la référence et ne souffre donc d’aucune interprétation. Il faut éviter de « polluer » la mission institutionnelle avec des choses qui traitent du vivre-ensemble. D’autant que sur les réseaux sociaux, mieux vaut se méfier de manipulations possibles par des groupes de pression…

Ces e-services sont-ils générateurs d’économies ?

— P. B. La dématérialisation de l’information et des services va permettre à la population de s’autogérer et d’accéder aux services, y compris la nuit, le week-end et les jours fériés. Cet universalisme coûte moins cher aux collectivités que si elles devaient avoir des agents physiquement en face des citoyens. Elles feront donc des économies en ayant une gestion active de leurs agents.

DES SERVICES FACILES A INTEGRER
Avec mon.service-public.fr de la Direction générale de la modernisation de l’Etat, les collectivités peuvent proposer à leurs administrés de s’inscrire sur les listes électorales en ligne et aux jeunes de 16 ans d’effectuer le recensement citoyen. «Les collectivités bénéficient de ces services gratuitement et cela ne nécessite aucun développement», précise Arnaud Lacaze, chef du service projets de la Direction générale de la modernisation de l’Etat. Les demandes d’actes d’état civil peuvent être proposées via une application de la direction de l’information légale et administrative (Dila), ex-Documentation française. Les régions ou les départements développent parfois aussi des modules qui peuvent être utilisés par les mairies.

 

Claire Chevrier

Le Courrier des maires et des élus locaux de juin 2010

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