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Pacte Baroin-Laignel 25/09/2014

Polémique sur la présidence de l’AMF : chacun campe sur ses positions

par Aurélien Hélias
logo-amf © AMF

Après une nouvelle charge du sénateur-maire d’Alfortville, Luc Carvounas, contre l’accord droite-gauche prévoyant que François Baroin (UMP) succède à Jacques Pélissard à la tête de l’Association des maires de France, les élus PS, PC et EELV du bureau de l’association, emmenés par André Laignel, communiquent sur leur soutien à ce pacte. Elus locaux et parlementaires de gauche sont désormais divisés sur la stratégie à adopter d’ici au Congrès des maires de novembre.

Comme pour essayer de mettre un point final à la polémique, les maires « socialistes, communistes et écologistes du bureau » de l’Association des maires de France font savoir leur unité face à la nouvelle charge du sénateur-maire (PS) d’Alfortville (Val-de-Marne), Luc Carvounas, qui dénonce l’accord gauche-droite pour la prochaine mandature de l’Association des maires de France (AMF).

Les élus PS, PC et EELV du bureau rappellent ainsi avoir « unanimement souhaité la prolongation de l’accord technique de gestion paritaire qui régit, depuis de nombreuses années, la vie de l’AMF, qui est une association pluraliste » . Ils jugent que ce nouvel « accord technique », négocié avec François Baroin (UMP) par André Laignel (PS) et « approuvé à l’unanimité », préserve « la liberté de paroles, d’actions et de votes ».

Guerre de positions
Pourquoi cette mise au point tardive, alors qu’il y a plus de deux semaines, la commission électorale de l’AMF a rejeté la contestation de la procédure de candidature présentée par le maire d’Alfortville ? C’est que ce dernier ne semble pas vouloir rendre les armes, à en juger par une tribune que lui et une vingtaine de ses homologues(1) ont signée, le 24 septembre 2014, dans « le Nouvel Observateur ».

© Ville d’Alfortville Luc Carvounas  : « C’est toute la gauche qui se  se déshonorerait à cautionner ce pacte. » 

Dans cette tribune, Luc Carvounas réitère ses critiques contre un pacte qui revient à « décider du devenir de la plus importante association d’élus locaux, sans leur demander leur avis, sans même leur permettre d’avoir un avis ».

« Comme une évidence, après des élections municipales meurtrières pour la gauche, les maires socialistes et leurs partenaires se rangeraient tous derrière la ligne politique de l’UMP [...] Donnant raison à Marine Le Pen dans sa dénonciation de ‘l’Etat UMPS’, c’est toute la gauche qui se déshonorerait à cautionner ce pacte », poursuit le parlementaire. Et de souligner que les précédents accords de gestion par consensus de l’association n’étaient intervenus, lors des mandats précédents, qu’après une élection où André Laignel avait été « le candidat de toute la gauche » pour la présidence de l’AMF, « en 2004, 2008, 2011 ».

L’Amif citée en exemple
Selon eux, la vingtaine d’élus signataires, dont la sénatrice EELV Esther Benbassa, les sénateurs PS David Assouline, Frédérique Espagnac, Jean-Jacques Filleul et Philippe Kaltenbach, et le présidents du conseil général de l’Oise et de l’Aisne, Yves Rome et Yves Daudigny, « François Baroin fera de l’AMF un outil pour faire battre François Hollande en 2017 ». A noter toutefois qu’aucun élu communiste n’est signataire.

Preuve supplémentaire de la volonté d’en découdre de Luc Carvounas : celui-ci a loué le 22 septembre la candidature d’une élue socialiste (Sylvine Thomassin, maire de Bondy), à la présidence d’une autre association d’élus, celle des maires d’Ile-de-France (Amif) face à Stéphane Baudet, maire UMP de Courcouronnes.

Appel à une « méthode transparente »
L’élue de Seine-Saint-Denis « a toutes les capacités à porter nos valeurs et fédérer l’ensemble de la gauche dans notre région ». Et, se réjouit Luc Carvounas, « si le résultat ne fait pas de doute au regard du rapport de forces politique en Ile-de-France, le débat nécessaire et utile aura bien lieu entre la droite et la gauche ».

Et l’élu d’Alfortville d’adresser une nouvelle pique à la direction de l’AMF : « Je me félicite de la méthode transparente mise en place par le président sortant de l’Amif, Michel Teulet, maire de Gagny. Ce processus est un exemple dont devrait s’inspirer Jacques Pélissard, président de l’AMF, qui tente d’étouffer le débat démocratique. »

Note 01:

Luc Carvounas, David Assouline, Jean-Marc Todeschini, Esther Benbassa, Michèle André, Dominique Bailly, Yves Daudigny, Vincent Eblé, Frédérique Espagnac, Jean-Jacques Filleul, Dominique Gillot, Philippe Kaltenbach, Ronan Kerdraon, Jacques-Bernard Magner, Michelle Meunier, Jean-Jacques Mirassou, Alain Néri, Daniel Raoul, Yves Rome, Yannick Vaugrenard. - Retourner au texte

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