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23/06/2010

Montauban, à l’abri des inondations

par La rédaction

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Le maire et la prévention des inondations

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Quatorze ans après la crue du Tarn qui avait inondé plusieurs quartiers et occasionné prés de 26 millions d’euros de dégâts, la ville de Montauban vient d’achever ses travaux de protection des berges. Une réalisation qui va permettre d’engager la rénovation des quartiers soumis au risque d’inondation.

Située à la confluence du Tarn et du Tescou, la ville de Montauban (Tarn-et-Garonne) est régulièrement sujette aux crues. Bilan de celle de 1930, qualifiée «d’historique» avec une montée des eaux de 11,45m à l’échelle du Pont Vieux : 200 victimes, 10.000 sinistrés.
Elle fut suivie par celles de 1982 (9 mètres), de 1996 (9,50 m), et de 2003 (9 m), avec, chaque fois, l’inondation des quartiers de Sapiac et de Villebourbon.

La construction de ces ouvrages de protection est le résultat de plus de trente ans d’études, raconte Marie-Claude Berly adjointe en charge de l’environnement et du développement durable de Montauban. Elles ont débuté dans les années 80 et portaient sur une hauteur d’eau de 9 mètres, mais à la suite de la crue de 1996, un PPRI (Plan de prévention des risques d’inondation) a été mis en place en 1999, avec comme référence la crue de 1930. Nous avons dû revoir l’ensemble de notre dispositif et le chantier n’a démarré qu’en 2005.

La révision partielle du PPRI

Aujourd’hui, les mesures de protection sont prévues pour une crue de hauteur de 9,50 m sur la rive droite (quartier de Sapiac) et de 10 m sur rive gauche (Villebourbon). Des murs digues en béton ont été construits le long des habitations du quartier de Sapiac, des murs en Palplanches, le long des berges de Tescou, des digues de terres, 5 portes écluses et une promenade doublée d’une piste cyclable ont été créés sur les rives du Tarn et du Tescou.
En tout plus de 6 kilomètres aménagés pour un investissement de 15 millions d’euros. 40% ont été financés par la communauté d’agglomération de Montauban Trois-Rivières, 15% par la région, 15% par l’Etat et 30% par le conseil général.

Ce chantier de protection nous a permis d’obtenir une révision partielle du PPRI en juin 2009, dans le cadre d’un contrat passé avec l’Etat pour rénover les quartiers de Sapiac et de Villebourbon, toujours soumis au risque inondation, se félicite l’adjointe. Désormais, notre projet de «ville-jardin» s’étend à ces deux quartiers et prévoit de transformer les zones les plus exposées en espaces verts et à redynamiser les secteurs les moins exposés.
La création de logements et d’équipements ne sera possible qu’au-dessus de la côte de la crue de 1930 et en compensation de la démolition de bâtiments localisés dans les zones les plus exposées.

Prévenir les risques

La construction de ces ouvrages permet d’assurer la protection des Montalbanais pour les crues les plus courantes. Pour les épisodes exceptionnels, comme celui de 1930, la mairie a mis en place un système d’alerte Gedicom pour informer la population de l’évolution des risques, précise Marie-Claude Berly.

Cet outil de gestion d’appels téléphoniques automatiques permet de contacter toute la population en moins d’une heure. A partir d’une montée des eaux de 4, 50 cm, la cellule tient informés les riverains concernés, de l’évolution de la situation. Dés la première alerte de crue, les habitants sont prévenus par message vocal. En cas d’absence, les agents municipaux se déplacent. Tous les habitants des quartiers vulnérables, sont aujourd’hui informés du dispositif.

C. Louart

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