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23/07/2011

Le risque « inondation » en France – L’électrochoc « Xynthia »

par La rédaction

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Le maire et la prévention des inondations

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La France compte plus de 800 communes sous le niveau de la mer. Sur les 1.350 km de digues, un tiers poserait des problèmes de sécurité, selon le gouvernement. Une commune sur trois est concernée par un risque d’inondation: 100.000 logements ont été construits entre 1999 et 2006 en zone inondable.

La tempête Xynthia, qui, le 28 février 2010, a tué 53 personnes, dont 41 en Vendée et en Charente-Maritime, et causé des dégâts considérables, a fait l’effet d’un électrochoc. Cette catastrophe naturelle a mis en lumière :

  • l’urbanisation massive des communes du littoral,
  • le défaut d’entretien des digues
  • le retard de l’Etat et des élus locaux dans l’élaboration des plans de prévention du risque inondation (PPRI).

Quatre mois plus tard, le 15 juin, des pluies diluviennes ont entraîné la mort de 22 personnes dans le Var, rappelant l’urgence de combler les déficiences françaises dans la gestion du risque d’inondation.

Déposée le 4 mai 2011 par Bruno Retailleau, une proposition de loi tendant à assurer une gestion effective du risque de submersion marine a été adoptée par le Sénat le 4 mai 2011 et renvoyée à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Depuis les inondations, un plan d’expropriations a été lancé en Vendée et en Charente-Maritime, dans les secteurs dangereux, dits « zones noires » (« zones de solidarité »).

En Vendée, les périmètres définitifs sont établis depuis le 1er octobre 2011. En revanche, les expertises se poursuivent en Charente-Maritime. Au total, 1.113 habitations ont fait l’objet d’un accord pour acquisition à l’amiable par l’Etat.

Parallèlement à ce plan, 190 chantiers visant à renforcer digues et cordons dunaires ont été menés en urgence en 2010, pour un montant de 42,6 millions d’euros dans les deux départements.

D’autres travaux sont prévus par le plan national Submersions rapides, doté de 500 millions d’euros et destiné à renforcer près de 1.200 km de digues sur la période 2011-2016.

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